Aller au contenu principal
  • Burkina Faso / Unité - Progrès - Justice

Promotion des pôles de croissance au Burkina Faso : le gouvernement veut donner un nouveau souffle à la transformation industrielle dans les agropôles


Actualités

Le Comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC) a tenu sa session ordinaire de l’année 2021, le vendredi 09 juillet à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE.



Placée sous le thème: «Relever le défi du développement industriel des agropôles en vue d’accroître la résilience économique nationale», cette session a permis au comité d’apprécier, entre autres, le processus de maturation des pôles de croissance en exécution ou en préparation, notamment le pôle de croissance de Bagré, les agropôles du Sourou et de Samendeni, le pôle de croissance de l’Est, le pôle de croissance du Sahel, la grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, la technopôle pharmaceutique de Kokologho et les « zones économiques spéciales» de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso; d’analyser les défis, les enjeux et les contraintes de la mise en place des zones d’activité industrielles (ZAI) et d’examiner les perspectives en matières de promotion des pôles de croissance sur la période 2021-2023. Les 3 agropôles de Bagré, Samendeni et Sourou, intègrent dans leur conception des zones de production agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques de transformation de la production.

Selon le Premier ministre DABIRE, l’industrialisation des agropôles n’évolue pas au même rythme que les activités de production. En effet, les unités de transformation actuelles sont de petites et de moyennes capacités. Elles ne disposent pas de plateaux techniques ni de ressources financières suffisantes permettant de valoriser les filières agricoles. C’est pourquoi, il est nécessaire d’approfondir les réflexions sur la problématique de l’accroissement de la valeur ajoutée des filières pour une création d’emplois et une amélioration des conditions de vie des producteurs familiaux et des recettes d’exploitation.

Selon le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna KABORE, en trois ans, le gouvernement a investi près de 425 milliards de F CFA dans l’achat des produits locaux. Pour lui, la bonne compréhension de l’ensemble des acteurs sur la nécessité de valoriser les chaînes de valeur qui vont de la production des matières premières, à l’industrialisation et la commercialisation constitue un facteur positif pour l’amélioration du développement industriel.

Pour la ministre déléguée chargée de l’Aménagement du territoire et de la Prospective, Pauline ZOURE, les pôles de croissance constituent une priorité pour le gouvernement et les agropôles sont considérés comme des instruments qui vont contribuer à booster la balance commerciale et alimentaire. Les innovations attendues, fait-elle remarquer, sont l’accélération de l’opérationnalisation du technopôle pharmaceutique de Kokologho et la mise en place d’un dispositif sécuritaire au niveau des agropôles de Samendeni et du Sourou afin d’optimiser la sécurité des investisseurs nationaux et étrangers.

La session ordinaire de l’année 2021 du CNPPC a abouti à la prise de 3 résolutions et à la formulation de 4 recommandations.

Au titre des résolutions, on note:

- l’adoption du Plan de travail annuel budgété 2021 révisé de la Stratégie nationale de promotion des pôles de croissance (SNP-PC);

- l’adoption de la note de cadrage pour l’accélération du processus d’opérationnalisation du technopôle pharmaceutique de Kokologho;

- l’opérationnalisation des groupes de travail interministériels existants et la mise en place de nouveaux groupes interministériels.

Au titre des recommandations, le comité a retenu:

- l’élaboration d’un plan d’actions intégré pour le développement industriel des agropôles;

- la levée des goulots d’étranglements au bornage et à l’amélioration de la zone d’utilité publique(ZUP) de l’agropôle du Sourou;

- la mise en place d’un dispositif sécuritaire sur les sites des agropôles de Samendeni et du Sourou et les modalités de leur prise en charge;

- la réduction des délais de paiements lors des achats des produits agricoles (acteurs institutionnels et secteur privé).

DCPM/MINEFID


Partager sur :