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Internalisation des directives de l’UEMOA sur les finances publiques au Burkina Faso : un colloque international pour tirer les leçons et procéder aux aménagements possibles dans le dispositif règlementaire


Actualités

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, a présidé, ce jeudi 03 juin 2021, à Ouagadougou, le colloque international sur l’intégration des directives de l’UEMOA dans la gestion des finances publiques.



Placé sous le thème : «L’internalisation des directives de l’UEMOA sur les finances publiques au Burkina Faso : état des lieux et perspectives», le colloque international, qui se tient du 03 au 04 juin dans la capitale burkinabè, regroupe les théoriciens et praticiens que sont les enseignants-chercheurs et les cadres des administrations des finances. Ce colloque enregistre également la présence d’experts venus du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Il vise à faire une analyse critique des impacts de la réforme budgétaire sur la gestion publique du Burkina Faso à la suite de l’internalisation des directives des finances publiques de l’UEMOA. Il devra permettre de tirer des leçons et de procéder aux ajustements nécessaires pour améliorer l’impact de l’investissement, au regard des enjeux sécuritaires, humanitaires et ceux liés au covid 19.

En basculant dans l’approche du budget-programme en 2017 qui visait l’amélioration de l’efficacité de l’action publique et l’instauration d’une véritable transparence dans la gestion publique, selon le ministre KABORE, le Burkina Faso était le seul pays à respecter l’échéance fixée par les directives de l’UEMOA. Toutefois, il a noté que la mise en œuvre de certains aspects des directives telles que prévues par les textes pose aujourd’hui d’énormes difficultés au regard des défis sécuritaires que connaît le Burkina Faso. C’est pourquoi, il convient à ce colloque de réfléchir sur les aménagements possibles à appliquer dans le dispositif règlementaire en vue d’allier efficacité et rigueur dans l’application des textes communautaires.

Après quatre ans de mise en œuvre de la réforme, des avancées importantes sont observables. Selon le représentant de la Banque mondiale au colloque, Ousmane KOLIE, ces avancées sont observées dans le domaine de la préparation budgétaire, à travers la production de nombreux documents notamment le document de programmation budgétaire économique pluriannuel, les projets annuels de performance et le budget citoyen traduit dans différentes langues et accessible aux populations.

Néanmoins, la phase d’exécution budgétaire présente des défis notamment la persistance de certaines pratiques de gestion et des zones d’amélioration dans les systèmes d’information au niveau comptable pouvant affecter la qualité et les délais de production de l’information financière. Les recommandations devront permettre au Burkina Faso d’aller plus loin dans son nouveau Référentiel national de développement qui est en cours d’élaboration.

DCPM/MINEFID


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