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Première revue 2018 du portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso: Un taux de décaissement de 48,20% enregistré au 30 juin 2018 sur un portefeuille global de plus 1 028 milliards de F CFA

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, à travers la Direction générale de l’Economie et de la Planification, a tenu la première revue de l’année 2018 du portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale, le vendredi 13 mai 2018, à Ouagadougou. Placée sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement représenté par la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE, cette revue a permis de présenter le niveau de performance du portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso, de faire le point des décaissements, d’examiner les contraintes affectant négativement leur mise en œuvre  et d’envisager un plan d’actions pour améliorer la performance. 

                                  

D’un coût total estimé à 1 869, 52 millions de dollars US, soit 1 028, 236 milliards de F CFA au 30 juin 2018, le portefeuille global de la Banque mondiale au Burkina Faso est réparti sur 35 opérations qui interviennent dans 28 projets en démarrage et en cours d’exécution. Ces projets concernent 11 domaines, dont l’agriculture, l’énergie, l’environnement et les ressources naturelles, l’eau, l’éducation, la gouvernance, la macroéconomie et gestion financière, etc.

A l’ouverture des travaux de la revue, la représentante du ministre en charge de l’Economie et des Finances a indiqué que le taux de décaissement global cumulé a atteint 48, 20% à la même date du 30 juin 2018. Sur les 1 869, 52 millions de dollars US, 896,29 millions ont été décaissés. Par ailleurs, elle a souligné que le portefeuille  affiche environ 29,41% de projets performants, 41,18% de projets moyennement performants et 29,41% de projets faiblement performants», a-t-elle confié. A l’entendre, plusieurs obstacles majeurs affectent la bonne exécution des projets et programmes Elle a cité, entre autres, le retard dans le démarrage de certains projets; la non maîtrise des procédures de passation des marchés de la Banque mondiale par les acteurs; et les longs délais de traitement des dossiers par les structures en charge du contrôle des marchés publics.

Selon Pauline ZOURE, le Burkina Faso est situé parmi les 3 meilleurs décaisseurs de la banque au niveau mondial. Elle a saisi l’occasion pour saluer cette performance et remercier l’ensemble des acteurs qui travaillent dans les projets et programmes financés par la Banque mondiale. «Cette performance montre aussi que le bien-être des populations est en train de se construire; que le pays est en train de se construire; que des infrastructures sont en train d’être réalisées», a-t-elle déclaré.

Selon le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick F. KANTE, le Burkina Faso se place parmi les meilleurs pays, en 2018, dans le monde en termes de décaissements ded ressources qui sont mises à sa disposition. A l’entendre, le Groupe de la Banque mondiale vient d’adopter sa nouvelle stratégie-pays. Et cette stratégie est bien alignée sur les priorités du PNDES, et aussi sur les Objectifs de développement du Millénaire. «Le portefeuille actuel a une taille de 1, 800 milliard de dollars. Dans la nouvelle stratégie, nous avons encore 2, 2 milliards de dollars qui ont été approuvés par le conseil d’administration. Ce sont des montants assez significatifs pour le Burkina Faso», a-t-il laissé entendre. De l’avis de M. KANTE, cela traduit le reflet de l’accès aux ressources concessionnelles sur la base d’une compétition où le Burkina Faso occupe la quatrième place en Afrique.

 

Réformes des écoles franco-arabes au Burkina Faso: L’Union européenne octroie près de 5 milliards de F CFA

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et l’ambassadeur, chef  de délégation de l’Union européenne, Jean LAMY, ont procédé le vendredi 13 juillet 2018 à Ouagadougou, à la signature d’un accord de financement du Projet d’appui à l’enseignement primaire bilingue franco-arabe (PREFA) du Burkina Faso. Ce financement sera assuré par le Fonds fiduciaire d’urgence pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes des migrations irrégulières et des personnes déplacées en Afrique.

                              

D’un coût d’environ 5 milliards de francs CFA, (soit 7 500 000 euros), ce projet vise, à travers le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, à soutenir l’enseignement franco-arabe dans quatre régions du Burkina Faso, à savoir, les régions du Sahel, du Nord, de la Boucle du Mouhoun et des Hauts-Bassins. 

A entendre l’ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne, cet accord de financement vise quatre actions principales. Il s’agit de la construction de collèges franco-arabes, la création de centres de formation professionnelle, l’équipement des écoles franco-arabes (EFA) en outils pédagogiques en connexion avec les programmes officiels du gouvernement; et la formation des enseignants. «Il s’agit de moderniser ces écoles qui jouent un rôle essentiel dans le pays», a indiqué Jean LAMY. Selon M. LAMY, environ 30 000 jeunes bénéficieront de ce programme, dont 70% des filles. A l’entendre une dernière composante du projet sera d’avoir des instances inclusives autour des écoles avec les parents, les responsables religieux et coutumiers, et l’ensemble des acteurs éducatifs. Le chef de la délégation de l’UE a apprécié l'élaboration d'un tel projet. «C’est un projet tout à fait important. L’Union européenne était relativement peu présente dans le secteur de l’éducation. Nous sommes très heureux d’avoir ce projet un peu typique avec le gouvernement burkinabè», a-t-il confié. 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI s’est réjouie de la signature de cet accord de financement qui va, sans doute, contribuer à améliorer l’enseignement franco-arabe au Burkina Faso.

Selon le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Pr Stanilas OUARO, cette initiative de l’Union européenne est d’un apport essentiel aux objectifs visés par son département dans la recherche de solutions aux problèmes d’offres éducatives, inclusives, et de qualité équitable. Elle vient consolider, selon le ministre, les efforts déjà consentis par la Banque islamique de développement (BID) qui, depuis 2015, finance le Projet d’appui à l’enseignement bilingue franco-arabe. Selon Pr OUARO, le Burkina Faso dispose d’environ 2 500 écoles franco-arabes (EFA) au primaire et plus de 300 000 apprenants, soit près de 10% des effectifs des écoles primaires du pays. Ce chiffre représente 60% des écoles primaires privées de notre pays», a-t-il fait savoir avant de soutenir que les écoles franco-arabes réussissent là où les écoles classiques ont du mal à s’installer, car elles répondent aux aspirations socioculturelles d’une frange importante de la population. Toutefois, il a relevé que ces écoles constituent un maillon faible du système éducatif burkinabè, parce qu’elles sont minées par plusieurs maux. «Près de la moitié de ces établissements fonctionnent sans autorisation officielle avec des infrastructures qui ne répondent pas aux normes. Les programmes officiels ne sont pas toujours respectés et rares sont leurs enseignants qui bénéficient d’une formation initiale. La formation continue est à ses débuts avec l’avènement du PREFA. Le matériel pédagogique est rudimentaire. Le taux de scolarisation des filles est inférieur à 36%. Et les sortants des écoles franco-arabes accèdent difficilement au marché de l’emploi et beaucoup se retrouvent dans le secteur informel», a dépeint le ministre en charge de l’Education nationale et de l’Alphabétisation.

            

Quant au président du présidium de la fédération des associations islamiques du Burkina Faso, El Hadl Souleymane KONFE, il a exprimé sa gratitude à l’Union européenne pour cet appui. De son avis, c’est un bon début pour les écoles franco-arabes. Cela contribuera, a-t-il dit, à relever le moral des acteurs de ces écoles afin qu’ils puissent assumer leurs responsabilités au profit de tous. Il a, par ailleurs, souhaité que cet appui soit relevé à 15 milliards de F CFA.

 

Aide budgétaire au Burkina Faso: L’Agence française de développement octroie 6,56 milliards de F CFA pour soutenir l’éducation et la mise en œuvre du PNDES

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et la Directrice adjointe de l’Agence française de développement (AFD), Anne-Lise REVE, ont procédé le vendredi 13 juillet 2018 à Ouagadougou , en présence de l’ambassadeur de la France au Burkina Faso, Xavier LAPEYRE DE CABANES, à la signature d’un accord de financement d’un montant total de 10 millions d’euros, soit environ 6,56 milliards de F CFA. Ce financement  sous forme de subvention vise, d’une part, à soutenir la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), et d’autre part, à financer les dépenses du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation inscrites dans la Loi de finances 2018. 

                 

 Selon l’ambassadeur de  France au Burkina Faso, les 40% de cette aide budgétaire mise en place par l’Agence française de développement au profit du Burkina Faso seront investis dans l’éducation pour la prise en charge du programme de bourses scolaires et pour l’impression des manuels. «C’est pour nous un moyen de signaler notre soutien particulier à la politique du gouvernement burkinabè dans le renforcement du système éducatif, particulièrement la remise en œuvre du système des bourses», a indiqué Xavier LAPEYRE  DE CABANES. 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, a salué la promptitude avec laquelle,la France a mis à la disposition du Gouvernement cet appui budgétaire qui intervient,un peu plus tôt par rapport à l’année dernière. Elle a, au nom du gouvernement et du peuple burkinabè, traduit sa gratitude à la France, à travers l’AFD.

 A entendre le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Pr Stanilas OUARO, cette aide budgétaire octroyée par l’AFD concerne deux composantes, dont la deuxième d’une tranche de 4 millions d’euros est affectée à l’éducation. «Le gouvernement burkinabè à lancer un important programme de bourses et un vaste  programme d’acquisition de manuels scolaires au profit des élèves du post-primaire et du secondaire. Cette aide budgétaire de 4 millions d’euros, au titre de la composante 2, contribuera à améliorer l’accès et la qualité de l’éducation formelle», a-t-il confié. Par ailleurs, il a assuré que le gouvernement prendra toutes les dispositions pour la mise en œuvre et le suivi rigoureux des activités entrant dans le cadre de cet appui budgétaire.

 En plus de la signature de l’appui budgétaire, les deux parties ont signé un protocole d’accord pour le soutien de la France au Burkina Faso dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO). En rappel, en décembre 2016, le Burkina Faso a rejoint  le PGO qui vise à faciliter le contrôle de l’activité des autorités et la connaissance, par la population, de ce qui est fait dans les différents ministères et administrations publics. L’objectif du PGO, selon l’ambassadeur de la France au Burkina Faso, est de donner le maximum  d’informations à la population sur ce que font les administrations. A l’entendre, le Burkina Faso est le troisième pays africain et le premier pays sahélien à adhérer à ce partenariat après la Tunisie et la Côte d’Ivoire.

 

ePAYEMENT: Une nouvelle plateforme pour faciliter le paiement des impôts en ligne via les banques

Le processus de modernisation des procédures fiscales se poursuit à la Direction générale des Impôts (DGI). Après le lancement réussi de la plateforme de téléprocédures, eSINTAX, en avril 2018 qui portait sur la télédéclaration des impôts en ligne, elle vient de lancer  la phase 2 dénommée  ePAYEMENT pour permettre aux contribuables burkinabè de satisfaire également à leurs obligations de paiement des impôts en ligne. Le lancement de cette nouvelle plateforme en ligne a eu lieu, ce lundi 02 juillet 2018, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, en compagnie du vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B), Diakaria OUATTARA, par ailleurs, DG de Coris Banque Internationale et le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi SAVADOGO. 

                       

Selon le Directeur général des impôts, Adama BADOLO, cette plateforme permet de passer de 15 impôts au départ à 33 impôts que les contribuables des grandes et moyennes entreprises pourront payer en ligne. «Ils peuvent désormais payer en ligne et recevoir la version PDF de leur déclaration, mais aussi la quittance en ligne», a-t-il indiqué. Avant, a expliqué M. BADOLO, les contribuables venaient déposer leurs déclarations physiques dans les guichets et les agents les saisissaient dans le système informatique. Aujourd’hui, ils ont la possibilité d’envoyer la déclaration en ligne et cette déclaration est automatiquement intégrée dans le système informatique de la Direction générale des impôts; le dossier fiscal de déclaration et de paiement est automatiquement mis à jour.  

Pour lui, le ePAYEMENT permettra à son institution de gagner en temps et de se concentrer sur les tâches qui n’étaient pas exécutées jusque-là. «On mobilisait trop d’agents pour juste recevoir des déclarations, classer des dossiers ou encaisser de l’argent. Vous comprenez que ce ne sont pas des activités à valeur ajoutée. Ce qui va se passer maintenant, c’est que ces activités administratives vont être exécutées automatiquement par la machine et le personnel va se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée qui vont nous permettre d’être plus performantes», a confié Adama BADOLO.

A l’entendre, le système du ePAYEMENT vise, pour le moment, les grandes et moyennes entreprises qui représentent 90% des impôts et taxes qui sont payés. Pour ces contribuables, le paiement spontané représente 80% des recouvrements. Si tous les contribuables adhèrent à la déclaration et au paiement des impôts en ligne, fait-il savoir, ce sont environ 80% au moins des recettes mensuelles du pays qui seront sécurisées automatiquement et qui seront encaissées sans une intervention humaine.

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, la mise en ligne du module de paiement des impôts est un pas de plus dans la modernisation de  l’administration fiscale burkinabè qui permettra, ainsi, au pays d’améliorer son indice de Doing Business et d’accroître la maîtrise des finances publiques et la sécurisation des recettes fiscales. Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a saisi l’occasion pour traduire sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers et aux banques pour leur accompagnement constant dans la mise en œuvre de ce projet.  A l’entendre, en 2 mois d’exploitation, la plateforme de téléprocédures eSINTAX lancée en avril 2018 a enregistré l’adhésion de plus de 170 contribuables. «Cette plateforme a suscité beaucoup d’intérêt auprès des contribuables qui ont trouvé en cela une opportunité de réduire les coûts liés aux démarches de déclarations et de paiements des impôts», a-t-elle confié avant d’inviter les contribuables réticents à y adhérer en vue de faciliter leur tâche. Que faire pour susciter l’adhésion de tous à la plateforme? A cette interrogation, la Direction générale des impôts envisage, comme stratégies, des communications, des sensibilisations et des démarchages.  «On ira dans les entreprises pour leur expliquer le bien-fondé de cette plateforme.», a déclaré son responsable. Elle entend également rendre la déclaration et le paiement des impôts en ligne obligatoires. Concernant la sécurisation du système, la DGI dit mettre à contribution, les experts bancaires, financiers et les experts en TIC, notamment l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina, le ministère en charge de l’Economie numérique, l’Agence de promotion des technologies de l’information et de la communication, la Direction générale des services informatiques du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et un consultant sur les questions de sécurité informatique.

                      

Pour sa part, le vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina, Diakaria OUATTARA a félicité la Direction générale des impôts et, partant, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement pour cette réforme. Selon M. OUATTARA, la contribution des établissements bancaires et financiers a été d’interconnectée leurs plateformes à celle du eSINTAX de la DGI afin de rendre les opérations de paiement en ligne possibles.  A l’écouter, leur action ne se limitera pas à cela. Ils entendent jouer leur partition dans les paiements des impôts, à travers la validation des ordres de paiement qui sont émis par les clients et en les sensibilisant également.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi SAVADOGO a, lui aussi, félicité le département de l’Economie et des Finances, ainsi que la DGI pour les innovations qu’ils ne cessent d’apporter pour permettre au secteur privé d’aller de l’avant.

 

Conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES: Les bailleurs de fonds annoncent des financements estimés à 621 milliards de FCFA au profit du PADEL et du PUS-BF

La conférence internationale sur la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) s’est achevée le mardi 10 juillet 2018, à Ouagadougou. La cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA. Tenue sur le thème: «Accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso», ladite conférence, qui visait à évaluer les résultats de mise en œuvre du PNDES et à rechercher des financements au profit de la transformation agro-sylvo-pastorale, du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) et du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL), a enregistré 375 participants sur 250 attendus par le gouvernement. Ces participants étaient composés essentiellement de représentants de pays amis du Burkina Faso, d’institutions et d’agences de développement, d’Organisations non gouvernementales, d’investisseurs privés nationaux et internationaux, d’acteurs de la diaspora burkinabè, de l’administration publique nationale et du domaine de la recherche.

                      

Selon le communiqué final lu par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rémy Fulgance DANDJINOU, les partenaires techniques et financiers ont annoncé des intentions et engagements nouveaux de financement estimés à 220 milliards de F CFA en faveur du PUS-BF et du PADEL. Ces intentions et engagements nouveaux de la part des PTF portent à 621 milliards de F CFA les financements pour les deux programmes sur un coût total attendu de 851,46 milliards de francs CFA. Ces financements, précise le communiqué final, ne tiennent pas compte de ceux octroyés par certains PTF dans le cadre de projets en cours d’exécution portant sur les composantes du PUS-BF et du PADEL.

 Les participants à la conférence se sont réjouis du niveau de mobilisation des ressources internes et externes qui est respectivement de 83,8% et 96,2%. Ils ont relevé la faible prise en compte de la commercialisation des produits transformés au Burkina Faso au niveau des marchés nationaux et internationaux. En outre, ils ont souligné la nécessité de mobiliser des fonds pour le secteur agro-sylvo-pastoral, d’inclure davantage les PME/PMI, de mettre en place des mécanismes d’appui directs aux acteurs, de développer des projets d’incubations et d’avoir une grande synergie d’actions entre petits et grands producteurs.

                          

Au terme des travaux, plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement et des acteurs de la production et de la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux ont été formulées. Il s’agit, entre autres, de prioriser et d’accompagner conséquemment les filières porteuses dans le secteur agro-sylvo-pastoral sur tous les maillons de la chaîne de valeur; de promouvoir ou renforcer la coopération Sud-Sud en matière de partage d’expérience et de mutualisation des bonnes pratiques; de promouvoir la formation qualifiante pour booster l’entreprenariat agro-sylvo-pastoral en adéquation avec les besoins des entrepreneurs; de promouvoir la contractualisation entre acteurs (producteurs, transformateurs et commerçants) suivant une approche intégrée; de définir des modalités pratiques et adaptées au Burkina Faso concernant les financements innovants; et de renforcer la liaison production-marché par le développement des infrastructures de transformation et de mise aux normes des produits compétitifs de qualité (emballage et chaînes de valeur des produits). 

Dans son discours de clôture, le premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a traduit les remerciements du Gouvernement  à l’ensemble des partenaires qui ont manifesté leur solidarité par des soutiens financiers et techniques au Programme d’urgence pour le Sahel et au Programme d’appui au développement des économies locales. De son avis, la diversité des produits exposées dans les stands, en marge de la conférence, démontre à souhait un potentiel immense très peu exploité dans le secteur agro-sylvo-pastoral, d’où la nécessité d’accorder une haute priorité à ses différentes filères, si l’on veut véritablement promouvoir une croissance durable et partagée à même d’impulser le développement. Paul Kaba THIEBA a, par ailleurs, souligné la nécessité de résoudre ou lever les contraintes identifiées par les acteurs, notamment la qualité de la préparation des projets, la réactivité des partenaires techniques et financiers, la mise en place de zones industrielles et d’incubateurs, etc.

 

 

Conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES : Les résultats d’étape de l'exécution du PNDES sont très encourageants, selon Paul Kaba THIEBA

La conférence internationale sur la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), annoncée par le gouvernement burkinabè en mi-juin, s’est ouverte, ce lundi 09 juillet 2018 à Ouagadougou, sur le thème: «Accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso». Placée sous la présidence du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, cette conférence internationale vise à évaluer les résultats obtenus, au terme de 2 ans et demie  d’exécution du référentiel de développement économique et social, PNDES. De même, elle servira de cadre de réflexion et de propositions pour accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso.  

                       

Durant 48 heures les participants vont échanger notamment sur les principales réalisations du PNDES, les réformes en cours pour améliorer la gouvernance économie et institutionnelle, ainsi que le climat des affaires, le niveau de mobilisation des ressources et les perspectives pour un financement optimal du PNDES, le potentiel et les opportunités d’investissements dans la transformation agro-sylvo-pastorale, le financement adéquat du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) et du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) en vue de la promotion des économies locales.

A entendre le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, cette conférence s’inscrit dans la logique de la reddition des comptes. A la suite de la conférence de Paris, il s’agit, dit-elle, de traiter des questions de grandes importances comme celle de l’accélération de la transformation agro-sylvo-pastorale. Selon le ministre en charge de l’Economie et des Finances, le secteur de la production agro-sylvo-pastorale occupe plus de 80% de la population totale et fournit environ 45 % des revenus aux familles rurales. Cependant, sa contribution à la création de la richesse nationale demeure faible, environ 28% en 2017, en raison du niveau particulièrement bas de la transformation des produits locaux. Elle a saisi l’occasion pour traduire la gratitude  du gouvernement aux partenaires techniques et financiers, mais également aux représentants des pays et institutions qui ont effectué le déplacement pour partager leurs expériences.

                                                                                                           

A l’ouverture de la conférence, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a indiqué que les résultats d’étape de mise en œuvre du PNDES sont encourageants, malgré un contexte national difficile marqué par l’insécurité, les attaques terroristes et l’agitation. Il en veut pour preuves, le taux de croissance du PIB réel qui est passé de 4% en 2014 et 2015; 5,9% en 2016 pour atteindre 6,7% en 2017. 

Pour le chef du gouvernement burkinabè, ces acquis résultent de la crédibilité et de la confiance que son équipe gouvernementale a sues cultiver auprès des partenaires techniques et financiers, mais aussi des efforts réalisés au niveau des trois axes du PNDES que sont la réforme des institutions et la modernisation de l’administration; le développement du capital humain; et la transformation de l’économie.

Au titre de la réforme des institutions et de la modernisation de l’administration, il a mentionné comme acquis, le renforcement de l’indépendance de la justice avec l’adoption des textes consacrant l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature, son autonomie financière, le renforcement de ses moyens financiers et logistiques, ainsi que l’amélioration des conditions de travail du personnel judiciaire et pénitencier; l’amélioration de la gestion du budget de l’Etat avec le basculement en 2017 dans le budget-programme, faisant du Burkina Faso, le premier pays de l’UEMOA à s’engager dans la gestion budgétaire axée sur les résultats de développement; et le renforcement du dispositif de financement de l’économie avec la mise en place d’institutions spécialisées de financement de l’économie telles que la Caisse des dépôts et de consignations; la Banque agricole du Burkina Faso; le programme Burkina STARTUP; et le Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes.

Concernant le développement du capital humain, le Premier ministre a cité l’accroissement des infrastructures de santé; l’équipement des formations sanitaires, le renforcement du système de santé en personnel, ainsi que la réforme du service de la santé maternelle et infantile à travers l’introduction de la gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. Grâce à ces efforts, a fait observer Paul Kaba THIEBA, le nombre de décès de femmes lors de l’accouchement est passé de 135 pour 100 000 accouchements en 2015 à 120,9 en 2017. Le quotient global de la mortalité intra-hospitalière a reculé de 109,9 pour 1 000 en 2015 à 52,2 pour 1 000 en 2017; soit une réduction de 111%. Par ailleurs, le pourcentage des enfants de 0 à 5 ans qui accusent un retard de croissance, en matière nutritionnelle, a reculé de 30,2% en 2015 pour se situer à 21,2% en 2017.  Les acquis en matière de santé ont été rendus possibles grâce à l’optimisation de la gestion des ressources humaines qui a permis de doter les hôpitaux régionaux en médecins spécialistes en radiologie, gynécologie et cardiologie ainsi que la construction  et l’équipement de 158 CSPS en personnels qualifiés. 

Au niveau de l’éducation, le taux d’achèvement du post-primaire a été porté à 32,95% en 2017 contre 24,24% en 2016 pour une cible de 30,2%, grâce à la construction et à l’équipement de 409 collèges d’enseignement général et de 55 lycées. En outre, l’ouverture, dès la rentrée scolaire 2016-2017, des deux premiers lycées scientifiques à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso et des classes préparatoires des grandes écoles d’ingénieurs à l’Université Ouaga I au cours de la rentrée 2017-2018 a concrétisé la volonté du gouvernement burkinabè de basculer son système éducatif vers l’enseignement scientifique et la formation technique. Pour ce qui concerne l’eau potable, la mise en œuvre du PNDES a permis de porter le taux d’accès à 73,4% pour une cible fixée de 74% en 2017, à travers les constructions et réhabilitations de nombreuses infrastructures, selon Paul Kaba THIEBA.

Quant à l’axe de transformation de l’économie, le premier ministre Paul Kaba THIEBA a fait noter que les efforts en matière d’investissements publics ont permis de réaliser 11 nouveaux barrages et réhabiliter 11 autres , augmentant ainsi la capacité de stockage du pays en eau de surface de 6, 135 milliards de m3 pour une cible fixée à 6,126 milliards de m3. De même, pour le désenclavement intérieur et extérieur, plus de 1 300 km de pistes rurales ont été réalisées et environ 1 000 km  sont en chantier; ce qui porte la proportion des pistes rurales aménagées à 30,43% en fin 2017 contre une cible de 29% en 2020. Plus de 600 km de routes bitumées sont achevées ou sont en cours de travaux et plus de 30 000 km ont reçu un entretien ou sont en cours de travaux d’entretien.

Selon le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, la problématique de la conférence est de recentrer le PNDES sur des secteurs qui demandent encore à être boostés, notamment le secteur agro-sylvo-pastoral où le Burkina Faso a les plus grands gisements de croissance. «Notre ambition pour ce secteur est de créer les conditions nécessaires pour permettre son véritable essor, afin d’augmenter sensiblement sa contribution à la création de richesse et d’emplois pour les femmes et les jeunes, à travers une valorisation accrue des produits… Les principaux objectifs quantitatifs du PNDES traduits à présent dans notre stratégie d’industrialisation sont de porter le taux de transformation des produits agricoles à 12% en 2015 à 25% en 2020 et la part du secteur secondaire dans le PIB de 20% à 22,4%», a-t-il confié. S’agissant du bilan de la mobilisation des ressources extérieures sur les deux premières années, il a fait savoir qu’elle a atteint 96,2%. Quant à la mobilisation des ressources internes, il a relevé une faible mobilisation des partenaires privés qui ont contribué à hauteur de 24, 91 milliards de F CFA, soit 0,5 % du montant initial de leurs engagements.

Afin de relever le défi sécuritaire, il a lancé un appel aux partenaires institutionnels du Burkina Faso à  un soutien conséquent au PUS et du PADEL considérés comme deux instruments de consolidation de la résilience des populations face aux risques de fragilité.

 Pour le 1er vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mamady SANOH, la transformation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois au Burkina Faso passe par l’industrialisation. Ainsi, il a souligné la nécessité de mettre en place une politique vigoureuse d’accompagnement des petites et moyennes industries locales afin de leur permettre de transformer les matières premières dans des conditions économiques viables et socialement durables. Un accent particulier, dit-il, pourrait être mis sur l’aménagement et la gestion de parcs industriels spécialisés par filière, les incitations en matière d’investissement, la valorisation des résultats de la recherche et de l’accompagnement pour l’innovation continue.

                                  

 La coordonatrice résidente du PNUD au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA, par ailleurs, présidente  de la troïka des partenaires techniques et financiers a salué la décision du gouvernement de tenir la conférence publique sur la mise en œuvre du PNDES. Pour Metsi MAKHETHA, le secteur agro-sylvo-pastoral est un secteur accélérateur pour l’atteinte des résultats du PNDES. Par rapport au PUS et au PADEL, elle a invité le gouvernement à se doter des outils pour agir sur les fragilités et les vulnérabilités et corriger les inégalités, au regard du contexte sécuritaire actuel. «Les deux programmes représentent vraiment un cadre intégré qui permettra au gouvernement d’engager avec les partenaires un focus particulier sur les zones fragiles afin qu’elles n’impactent pas la dynamique de mise en œuvre du PNDES», a-t-elle déclaré.  

 Le Directeur des opérations, Pierre LAPORTE, représentant le vice-président Afrique du Groupe de la Banque mondiale, a rassuré du soutien constant de son institution  aux efforts que mène le gouvernement burkinabè pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon M. LAPORTE, le Groupe de la Banque mondiale composé  du guichet de l’Association internationale de Développement (IDA) et le Société financière internationale (SFI) s’était engagé à financer le PNDES à hauteur d’environ 1,2 milliards de dollars US, soit l’équivalent de 600 milliards de F CFA. Ces engagements, a-t-il souligné, ont été plus que respectés car le montant actuel du portefeuille s’élève à près de 1,6 milliards de dollars pour le financement de conventions en cours d’exécution couvrant plusieurs secteurs dont l’agriculture, l’énergie, les TIC, l’eau potable et l’assainissement, etc. «Sur ce montant prévisionnel, le Burkina Faso a décaissé près de 31% déjà (soit environ 500 millions de dollars US) pour la mise en œuvre du PNDES», a confié le représentant du vice-président Afrique du Groupe de la Banque mondiale. A l’entendre, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, le 05 juillet dernier, le nouveau Cadre de partenariat avec le Burkina Faso sur la période de 2018-2023 pour un montant indicatif total de 2,3 milliards de dollars américains, soit environ 1 150 milliards de F CFA. Dans le domaine de l’eau potable et l’assainissement, il a également approuvé un financement de 300 millions de dollars en faveur du Burkina Faso, le 26 juin 2018.

 

Loi d’orientation sur l’aménagement et le développement durable du territoire au Burkina Faso

Téléchargez la Loi N°024-2018/AN portant Loi d’orientation sur l’aménagement et le développement durable du territoire au Burkina Faso en cliquant ICI.pdf

ePAYEMENT: Une nouvelle plateforme pour faciliter le paiement des impôts en ligne via les banques

Le processus de modernisation des procédures fiscales se poursuit à la Direction générale des Impôts (DGI). Après le lancement réussi de la plateforme de téléprocédures, eSINTAX, en avril 2018 qui portait sur la télédéclaration des impôts en ligne, elle vient de lancer  la phase 2 dénommée  ePAYEMENT pour permettre aux contribuables burkinabè de satisfaire également à leurs obligations de paiement des impôts en ligne. Le lancement de cette nouvelle plateforme en ligne a eu lieu, ce lundi 02 juillet 2018, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, en compagnie du vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B), Diakaria OUATTARA, par ailleurs, DG de Coris Banque Internationale et le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi SAVADOGO. 

                                           

Selon le Directeur général des impôts, Adama BADOLO, cette plateforme permet de passer de 15 impôts au départ à 33 impôts que les contribuables des grandes et moyennes entreprises pourront payer en ligne. «Ils peuvent désormais payer en ligne et recevoir la version PDF de leur déclaration, mais aussi la quittance en ligne», a-t-il indiqué. Avant, a expliqué M. BADOLO, les contribuables venaient déposer leurs déclarations physiques dans les guichets et les agents les saisissaient dans le système informatique. Aujourd’hui, ils ont la possibilité d’envoyer la déclaration en ligne et cette déclaration est automatiquement intégrée dans le système informatique de la Direction générale des impôts; le dossier fiscal de déclaration et de paiement est automatiquement mis à jour.  

Pour lui, le ePAYEMENT permettra à son institution de gagner en temps et de se concentrer sur les tâches qui n’étaient pas exécutées jusque-là. «On mobilisait trop d’agents pour juste recevoir des déclarations, classer des dossiers ou encaisser de l’argent. Vous comprenez que ce ne sont pas des activités à valeur ajoutée. Ce qui va se passer maintenant, c’est que ces activités administratives vont être exécutées automatiquement par la machine et le personnel va se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée qui vont nous permettre d’être plus performantes», a confié Adama BADOLO.

A l’entendre, le système du ePAYEMENT vise, pour le moment, les grandes et moyennes entreprises qui représentent 90% des impôts et taxes qui sont payés. Pour ces contribuables, le paiement spontané représente 80% des recouvrements. Si tous les contribuables adhèrent à la déclaration et au paiement des impôts en ligne, fait-il savoir, ce sont environ 80% au moins des recettes mensuelles du pays qui seront sécurisées automatiquement et qui seront encaissées sans une intervention humaine.

                                            

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, la mise en ligne du module de paiement des impôts est un pas de plus dans la modernisation de  l’administration fiscale burkinabè qui permettra, ainsi, au pays d’améliorer son indice de Doing Business et d’accroître la maîtrise des finances publiques et la sécurisation des recettes fiscales. Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a saisi l’occasion pour traduire sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers et aux banques pour leur accompagnement constant dans la mise en œuvre de ce projet.  A l’entendre, en 2 mois d’exploitation, la plateforme de téléprocédures eSINTAX lancée en avril 2018 a enregistré l’adhésion de plus de 170 contribuables. «Cette plateforme a suscité beaucoup d’intérêt auprès des contribuables qui ont trouvé en cela une opportunité de réduire les coûts liés aux démarches de déclarations et de paiements des impôts», a-t-elle confié avant d’inviter les contribuables réticents à y adhérer en vue de faciliter leur tâche. Que faire pour susciter l’adhésion de tous à la plateforme? A cette interrogation, la Direction générale des impôts envisage, comme stratégies, des communications, des sensibilisations et des démarchages.  «On ira dans les entreprises pour leur expliquer le bien-fondé de cette plateforme.», a déclaré son responsable. Elle entend également rendre la déclaration et le paiement des impôts en ligne obligatoires. Concernant la sécurisation du système, la DGI dit mettre à contribution, les experts bancaires, financiers et les experts en TIC, notamment l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina, le ministère en charge de l’Economie numérique, l’Agence de promotion des technologies de l’information et de la communication, la Direction générale des services informatiques du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et un consultant sur les questions de sécurité informatique.

Pour sa part, le vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina, Diakaria OUATTARA a félicité la Direction générale des impôts et, partant, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement pour cette réforme. Selon M. OUATTARA, la contribution des établissements bancaires et financiers a été d’interconnectée leurs plateformes à celle du eSINTAX de la DGI afin de rendre les opérations de paiement en ligne possibles.  A l’écouter, leur action ne se limitera pas à cela. Ils entendent jouer leur partition dans les paiements des impôts, à travers la validation des ordres de paiement qui sont émis par les clients et en les sensibilisant également.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi SAVADOGO a, lui aussi, félicité le département de l’Economie et des Finances, ainsi que la DGI pour les innovations qu’ils ne cessent d’apporter pour permettre au secteur privé d’aller de l’avant.

 

Wendkoudi Bank International: La 14e banque s’ouvre au monde des affaires au Burkina Faso

Le paysage bancaire burkinabè s’est agrandi avec l’ouverture d’une nouvelle banque dénommée ‘’Wendkundi Bank International’’ (WBI). Le lancement officiel de ses activités a été marqué par la coupure du ruband par Son Excellence, le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, le vendredi 29 juin 2018 à Ouagadougou. Son promoteur est le Burkinabè, Appolinaire  COMPAORE, portant à deux, le nombre de Burkinabè œuvrant dans ce domaine. Selon le promoteur, cette nouvelle banque se veut innovante, dans un contexte marquée par une forte concurrence avec la présence de 13 banques sur le terrain. «Notre dénomination Wendkundi Bank International traduit notre ferme attachement  aux valeurs de notre pays», a confié M. COMPAORE. 

                                                

Doté d’un capital de 12 milliards de F CFA, WBI vient accroître le taux de bancarisation et créer des emplois au Burkina Faso.  Pour son démarrage, Wendkundi Bank International a ouvert une agence principale dans la capitale burkinabè et offre ainsi, selon son promoteur, environ une cinquantaine d’emplois directs à travers le recrutement d’un personnel jeune. Elle entend ouvrir d’autres agences à Ouagadougou, dans d’autres villes du pays, et, à moyen et long terme, dans la sous-région. «Nous sommes confiants, avec les autres banques de la place, que WBI sera un levier supplémentaire dans le cadre de la poursuite de l’atteinte des objectifs du PNDES, à travers la collecte des ressources indispensables au financement d’infrastructures et de projets structurants...D’ores et déjà, Wendkundi Bank International contribue à la lutte contre le chômage et participe ainsi au combat du gouvernement»,  a confié le promoteur.

La représentante du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement,   Edith Clémence YAKA, par ailleurs, ministre délégué chargé du Budget,  a exprimé sa satisfaction, quant à la naissance de Wendkundi Bank International. Elle lui a, aux  noms du Président du Faso et du gouvernement, souhaité plein succès dans ses activités. Pour elle, la naissance de cette banque au Burkina Faso témoigne de la vitalité de l’économie du pays et des efforts du gouvernement pour l’amélioration du climat des affaires. Citant le rapport 2016 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest sur l’inclusion financière au niveau de l’UEMOA, le ministre délégué chargé du Budget a indiqué que le taux de bancarisation au Burkina Faso est passé de 5% en 2006 à 22% en 2016, comparativement au taux de bancarisation au niveau l’union qui est passé de 7,5% en 2006 à 16,8% en 2016. «Je ne puis douter que l’élargissement du paysage bancaire burkinabè, avec l’arrivée de Wendkundi Bank International va permettre de contribuer fortement à l’amélioration du taux de bancarisation», a-t-elle dit. Edith Clémence YAKA a invité la nouvelle banque à accompagner le PNDES en participant aux différentes émissions du Trésor public et en faisant des propositions de financement de projets structurants. Le Premier ministre a, quant à lui, félicité l’initiateur de cette nouvelle banque, car a-t-il indiqué, il est important de faire en sorte que tous les Burkinabè aient un accès aux comptes et aux services bancaires pour financer leurs micro-projets et leurs entreprises. «On ne peut pas développer un pays, si on n’a pas un système bancaire et financier efficace. C’est pourquoi la création de Wendkundi Bank International va diversifier l’offre des services  financiers à l’économie nationale», a soutenu Paul Kaba THIEBA.

 

Sixième édition des journées nationales de concertation Etat-ONG et Associations de développement: «Le rapport qui en sortira sera exploité à bon escient par le gouvernement», Simon COMPAORE

La clôture des travaux de la 6e édition des Journées nationales de concertation (JNC) Etat-Organisations non gouvernementales et Associations de développement (ONG/AD) est intervenue dans l’après-midi de ce vendredi 29 juin 2018, à Ouagadougou. «Diversification de l’économie burkinabè: rôle des ONG/AD dans la promotion de la transformation et la commercialisation des produits», tel est le thème sur lequel les travaux ont porté.

                                    

A l’occasion de leur clôture, le représentant du Premier ministre, Simon COMPAORE, par ailleurs, ministre d’Etat auprès de la Présidence du Faso, a visité les stands d’exposition sur des savoirs, savoir-faire et bonnes pratiques des ONG et associations de développement œuvrant au Burkina Faso. Au terme de cette visite des stands, il a eu un face à face avec les ONG/AD au cours duquel elles ont exposés les difficultés qui entravent la bonne marche de la transformation et la commercialisation des produits locaux du Burkina Faso. Lesquelles difficultés affectent l’atteinte des objectifs de l’axe 3 du PNDES qui est de «dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois».

Selon la présidente du Conseil d’administration du Secrétariat permanent des ONG (SPONG), Juliette T. COMPAORE, ces difficultés sont liées au manque d’équipements mécanisés adaptés aux besoins des acteurs et actrices engagés dans la transformation et la commercialisation des produits locaux; au difficile accès au financement/crédits; à la faiblesse des rendements agricoles, et au manque de soutien à la commercialisation, la vulgarisation et la  promotion de leurs produits. De l’avis de Mme COMPAORE, la transformation reste un maillon important, sinon indispensable pour la liaison de la production au marché. De ce point de vue, a-t-elle insisté, la modernisation du secteur de la transformation et l’organisation de la commercialisation sont les points importants pour une véritable chaîne de valeur. 

Par ailleurs, la présidente du Conseil d’administration du SPONG a souligné que l’agriculture burkinabè est extensive avec un accroissement moyen de 2,8% par an. Si cette tendance se poursuit, tire-t-elle la sonnette d’alarme, elle épuisera les terres cultivables à l’horizon 2030. D’où la nécessité de trouver des moyens d’accroître les rendements tout en inscrivant la production dans la durabilité. «Nous notons avec impuissance que le niveau des superficies de production croît, mais le niveau des rendements  est resté quasiment constant depuis  les années 80, autour de 860 kg/ha (INSD, 2007)», a fait savoir Juliette T. COMPAORE. 

Eu égard aux préoccupations sus mentionnées, les ONG et associations de développement, au cours de la JNC 2018, ont fait des recommandations au gouvernement. Il s’agit, entre autres, pour le gouvernement, de définir une politique industrielle claire qui permettrait de mettre en place des appuis cohérents concernant le secteur de la transformation des produits agricoles; restructurer les unités de transformation afin d’avoir des unités unifiées, plus modernes; garantir l’accès des transformateurs et transformatrices au marché national au profit de certaines institutions (cantines scolaires, les casernes, les hôpitaux) à travers des contrats; sécuriser les produits agricoles à travers des mécanismes variés en vue de booster la production; protéger les produits agricoles par la mise en place des barrières non tarifaires (définition des normes de conservation, de transport, de conditionnement, etc.); revoir les attributions de la SONAGESS pour prendre en compte le besoin de stabilisation des prix sur le marché par le jeu de stockage et du déstockage.

Environ 343 milliards de FCFA investis par les ONG/AD entre 2012 et 2016  

Dans son allocution de clôture, le représentant du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA a traduit la gratitude du gouvernement, des collectivités territoriales et de la nation toute entière, à l’ensemble des ONG et associations de développement qui s’investissent perpétuellement pour le développement au Burkina Faso.

                                       

Selon Simon COMPAORE, les ONG et associations de développement contribuent fortement à l’augmentation des richesses du pays. Il en veut pour preuves, pour la période 2012 à 2016, la mobilisation et l’investissement de plus de 343 milliards de FCFA par les ONG/AD pour l’exécution des projets et programmes couvrant presque tous les secteurs. A l’entendre, ces ressources ont permis, entre autres, la réalisation de plus de 110 établissements scolaires, 497 salles de classes, 41 centres de santé, 3 989 points d’eau, 81 234 latrines, l’aménagement de 22 000 hectares de terres agricoles, la prise en charge sanitaire de près de 4 millions de personnes, des prises en charges multiples de plus de 1,6 millions de nécessiteux, en termes de protection sociale.

Sur le plan du renforcement des capacités, a ajouté le représentant du Chef du gouvernement burkinabè, plus de 148 500 producteurs et 2 000 groupements ont bénéficié de formations en activités génératrices de revenus (AGR) et en transformation de produits. De même, plus de 114 000 producteurs et 1 300 groupements ont bénéficiés de micro-crédits pour la réalisation d’AGR et près de 13 000 producteurs ont bénéficié d’appuis dans le cadre de la commercialisation de leurs produits. «Avec un tel apport, l’Etat ne peut pas ne pas être à l’écoute des ONG et associations de développement pour voir comment il pourra les accompagner utilement afin qu’il décuple leurs apports en vue d’enrichir davantage toute la communauté. Nous sommes très attentifs, parce que ces ONG et associations contribuent fortement à la production nationale», a soutenu le ministre d'Etat Simon COMPAORE qui pense que leur action contribuera, sans doute, à une bonne implémentation des projets du PNDES. Se prononçant sur les problématiques soulevées à cette 6e édition des JNC Etat-ONG et AD, il a rassuré que le rapport qui en sortira ne sera pas rangé dans des tiroirs: «Il sera exploité à bon escient par le gouvernement». 

 

Mise en œuvre du PNDES: Le Système des Nations unies s'engage à mobiliser environ 300 milliards de F CFA

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA, ont procédé, ce vendredi 27 avril 2018 à Ouagadougou, à la signature d’un cadre de coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations unies sur la période 2018-2020. La signature a eu lieu en présence des responsables des dix-neuf agences du Système des Nations unies basées au Burkina Faso. Évalué à plus de 500 millions de dollars US, soit environ 300 milliards de F CFA, ce cadre de coopération vise à redynamiser et à écrire une nouvelle page de la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations unies.

                                                             

Selon la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, ce cadre de coopération s’aligne sur les priorités du Plan national de développement économique et social (PNDES) défini par le gouvernement. Il s’appuie sur  les domaines de priorités comme le renforcement de l'efficacité des  institutions, la promotion de  l’Etat de droit, l’accès équitable à la justice. Il s’appuie également sur deux actions transversales tournées vers l’autonomisation de la femme et la transition démographique. Nous savons tous, a souligné Metsi MAKHETHA, que le Burkina Faso met  en œuvre actuellement  le PNDES. Etant donné le contexte et sur la base de ce qui a été conclu lors des consultations en ce qui concerne les choix et les priorités, il est impératif que nous nous focalisons sur le fonctionnement et l’efficacité des institutions, que nous créons un cadre de vie de qualité pour les populations en leur offrant des services sociaux de base, et que nous contribuons et accompagnons la redynamisation de l’économie. En outre, la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies a rassuré le gouvernement burkinabè de l’accompagnement de son institution avec toute l’expertise nécessaire.  «Nous serons auprès du gouvernement pour faire en sorte qu’on puisse apporter toute l’expertise, toutes les compétences et tous les avantages comparatifs du Système des Nations unies», a-t-elle fait savoir.  

De l’avis de Metsi MAKHETHA, le dividende démographique ne peut être une réalité que si l’on tienne compte du dividende démocratique qui permettra de créer des conditions favorisant l’implication pleine des jeunes et des femmes, mais aussi de créer une dynamique socio-économique portée vers l’entreprenariat. «Nous voulons que toutes les politiques soient des politiques d’inclusion. Le Burkina Faso s’est engagé à faire en sorte qu’en 2030, les Burkinabè puissent jouir d’une paix durable et qu’on puisse aussi avoir une économique résiliente et un développement qui ne laissera personne de côté», a-t-elle confié. Par ailleurs, la coordonnatrice résidente du Système  des Nations unies a indiqué que tout sera mis en œuvre afin que les investissements se concentrent dans les zones où il y a plus de besoins. A cet effet, elle a précisé que la région du Sahel sera l’une des régions bénéficiaires, notamment avec un appui au Programme d’urgence pour le Sahel.

Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a, au nom du gouvernement burkinabè, remercié le Système des Nations unies et souhaité que la signature de ce document-cadre de coopération puisse marquer l’engagement des deux parties à relever ensemble les défis multiples qui s’imposent au Burkina Faso. De son avis, cet acte traduit des engagements réciproques entre les Nations unies et le gouvernement burkinabè.

A  entendre le ministre en charge de l’Economie et des Finances, les 300 milliards de F CFA sont non remboursables. «Les Nations unies ne sont pas des bailleurs de fonds. Ce sont des agences qui apportent des subventions, rien ne va être remboursé», a-t-elle soutenu.  

Première session ordinaire 2018 du Conseil d’administration du FAARF: Un bilan d’exécution des activités à plus de 100%, selon la Directrice générale du FAARF

Les membres du Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) ont tenu leur première session ordinaire 2018, le jeudi 12 avril à Ouagadougou. Au cours de cette session, ils ont examiné et d’adopté les documents statutaires du FAARF, notamment le rapport d’activités 2017, les états financiers 2017, ainsi que le projet de budget révisé 2018. En plus de ces documents, Selon le président du Conseil d’administration du FAARF, Sidwayan Eric Alphonse KOMPAORE, les échanges ont porté sur deux nouveaux programmes dont la mise en œuvre est confiée au FAARF. Il s’agit du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) et au Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAEJF). «Ces deux programmes ont fait l’objet d’un examen pour voir comment ils sont mis en œuvre et quelles sont les recommandations qui peuvent être faites par les administrateurs pour permettre au FAARF d’atteindre les objectifs qui lui ont été assignés», a confié M. KOMPAORE.

                                                                    

Selon la Directrice générale du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes, Margueritte TRAORE/DAMIBA, la plupart des activités en 2017 ont été réalisées à plus de 100%. Un bilan qui lui donne des motifs de satisfaction. «Je pense, à mon humble avis, qu’il y a une satisfaction à tirer, parce qu’on a pu réaliser pas mal d’activités à 100%, sauf une. La seule qui n’a pas pu être réalisée à 100% et qui se situe à 86%, c’est le contrôle interne», a-t-elle déclaré. La directrice générale du FAARF explique ce taux de moins de 100% par le fait que deux programmes leur ont été confiés en cours d’années, alors que leur programme d’activités 2017 était déjà arrêté. «Ce sont les mêmes acteurs qui ont mené de front ces programmes. Pour cela, vers la fin de l’année, nous avons priorisé   le déblocage des crédits concernant les programmes qui ont été confiés au FAARF, au détriment des sorties terrain», a-t-elle fait savoir.  

A l’entendre, le FAARF devait placer un peu moins de 9 400 000 000 F CFA en 2017, il a légèrement dépassé ce montant et a fait une réalisation de 106% en termes de crédits prévus pour le financement des activités rémunératrices des femmes dans toutes les régions du Burkina Faso. Le nombre total de bénéficiaires pour cette même année est passé à 137 900 répartis dans 42 provinces du pays.

Les secteurs d’activités financés en 2017 sont essentiellement l’élevage, le commerce, la transformation agroalimentaire, l’agriculture et l’artisanat. Selon le rapport d’exécution du programme d’activités, il ressort que l’élevage et le commerce ont absorbé plus de la moitié des financements, soit 68,42% des montants accordés (38,17% pour l’élevage et 30,25% pour le commerce).

En ce qui concerne la situation du recouvrement et des impayés des bénéficiaires du fonds, le rapport indique que le taux de recouvrement est passé de 96, 85% en 2016 à 96,53% en 2017. De même, le taux des impayés est passé de 3,15% en 2016 à 3,47% en 2017. Pour la Directrice générale du FAARF, cet état de fait est dû à un décalage des échéances de  recouvrement qui sera rattrapé. «Le fait d’avoir exécuté les programmes du PADEL et du PAEJF n’est pas une mauvaise chose en soi pour nous, mais cela a décalé certaines échéances qui vont être rattrapées. Ce sont les mêmes acteurs qui recouvrent, qui placent et qui travaillent aussi pour les deux programmes», a soutenu Margueritte TRAORE/DAMIBA.

Evoquant les perspectives, Mme TRAORE, a laissé entendre qu’elles sont nombreuses. Mais la principale, c’est celle souhaitée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement qui souhaite une mutation du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes. Ce fonds existe depuis 1991. Le ministre en charge de l’Economie et des Finances dit qu’il est temps de marquer un arrêt et d’aller vers une mutation institutionnelle qui puisse prendre en compte non seulement l’entreprenariat féminin, mais également les jeunes promoteurs qui sont intéressés par le financement de ce fonds. La réflexion, a indiqué la Directrice générale du FAARF, est en train d’être menée. La requête a été envoyée à des banques partenaires qui veulent bien accompagner le ministère dans cette mutation.

Projet de développement de la valeur ajoutée des filières agricoles au Burkina Faso: L’Union européenne, l’Agence française de développement et le Royaume du Danemark accordent un financement d’environ 18, 340 milliards de francs CFA

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Madame Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne, Jean LAMY, ont procédé, ce vendredi 13 avril 2018 à Ouagadougou, à la d’une convention de financement d’un montant de 28 millions d’euros, soit environ 18 milliards 340 millions de F CFA. C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Siméon SAWADOGO. Ce montant destiné à soutenir le projet de développement de la Valeur ajoutée des filières agricoles (VAFA) est le fruit d’un cofinancement de l’Union européenne à hauteur de 15 milliards 065 millions de F CFA, de l’Agence française de développement pour 1 milliard 310 millions de F CFA et du Royaume du Danemark, à travers DANIDA, pour 1 milliard 310 millions de F CFA. Le projet VAFA a pour finalité de permettre aux entreprises de transformation et de valorisation des produits agro-sylvo-pastoraux d’accroître et de diversifier de façon rentable et durable leur offre.

                                              

Selon l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne (UE), Jean LAMY, ce financement vise à accompagner le gouvernement burkinabè  dans sa priorité de renforcer la transformation locale des produits agro-sylvo-pastoraux. «Nous sommes très contents d’accompagner le Burkina Faso à la fois pour sa politique de développement du secteur agricole pour améliorer la sécurité alimentaire de tous les Burkinabè, mais aussi pour accompagner la modernisation de l’agriculture», a confié M. LAMY. De son avis, le projet VAFA permettra de développer un environnement économique et technique autour des filières agricoles favorable à l’augmentation des échanges et du commerce, notamment dans les domaines du droit des affaires, de la réglementation concernant les normes et la sûreté alimentaire, les ‘’produits de niche’’, ainsi que du cadre juridique de l’agriculture contractuelle. L’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE a annoncé que le miel du Burkina Faso, à l’instar de deux autres pays africains, a désormais accès au marché unique européen de 500 millions d’euros, grâce à son label qualité. «Derrière cette possibilité commerciale, il y a un travail important de promotion commerciale en ce qui concerne, par excellence, des produits agricoles burkinabè», a-t-il fait savoir.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a, au nom du gouvernement, salué la qualité de la coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne. Pour Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, ce financement va apporter une valeur ajoutée aux filières agricoles. Elle a rassuré les partenaires que cet argent ne sera pas dépenser pour être dépensé, mais qu’il sera dépensé par rapport aux résultats que le gouvernement veut atteindre. «Ce financement permettra de mettre à la disposition de notre pays des ressources financières en vue de relever des défis dans les secteurs de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de l’agriculture durable», a-t-elle indiqué.  En outre, elle a souligné que le Burkina Faso faisant partie des trois pays africains qui peuvent accéder aux marchés européens du fait de la qualité de son miel, cela lui offre des opportunités.

Fin de mission de la représentante résidente de l’UNFPA au Burkina Faso: Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO reçoit une reconnaissance de la Nation burkinabè

Après 3 ans de service au Burkina Faso, la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO est en fin de mission. En reconnaissance au dynamisme qu’elle a su insuffler à la coopération entre son institution et le Burkina Faso, la Nation burkinabè lui a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude en lui décernant une distinction honorifique. La remise officielle de cette distinction a été faite par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, ce vendredi 30 mars 2018 à Ouagadougou, en présence de l’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika KABORE, et la Coordonatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA. A l’occasion, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a exprimé la gratitude du gouvernement et du peuple burkinabè à Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO.

 

Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, son engagement personnel au côté du gouvernement burkinabè a permis de placer les questions de population au centre de la problématique du développement.  Elle en veut pour preuves, l’appui apporté par l’UNFPA pour la mise en mouvement du processus d’accélération de la transition démographique qui constitue un des éléments caractéristiques de la transformation structurelle de l’économie en vue de l’atteinte des objectifs définis dans le PNDES, ainsi que la signature du 8e programme de coopération 2018-2020 entre le Burkina Faso et l’UNFPA dont le montant s’élève à 22,8 millions de dollars US.

Pour la représentante résidente de l’UNFPA, cette distinction révèle l’attachement du président du Faso et du gouvernement burkinabè à la mission du Fonds des Nations unies pour la population. «Le Burkina Faso que j’ai connu et que j’aime est le pays de la persévérance, de l’imagination sans limite, de la passion et de l’engagement. Au cours des trois dernières années, il a été la locomotive de la planification familiale dans le cadre du partenariat de Ouagadougou. Je pars avec la certitude qu’il sera la locomotive du développement, de la paix et de la sécurité dans la région du Sahel», a déclaré Dr ADEKAMBI DOMINGO avant d’ajouter ceci: «Avec la présente distinction je voudrais porter la fierté de compter désormais comme une Burkinabè».  La représentante résidente de l’UNFPA a, par ailleurs, salué l’engagement et la détermination des autorités burkinabè à donner le maximum pour transformer la vie des femmes, adolescentes et jeunes de leur pays. En outre, elle leur a exprimé sa profonde gratitude et salué les investissements massifs en cours, y compris les réformes, dans l’ensemble des axes du PNDES, spécifiquement dans les domaines de la santé maternelle et infantile, la planification familiale et l’accès à la contraception, l’emploi et le leadership des jeunes, ainsi que l’autonomisation des femmes et des filles. 

Selon Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO, la coopération entre le Burkina Faso et l’UNFPA s’est fortement renforcée au cours des trois dernières années, à travers la mise en œuvre du 7e programme qui a su réaliser la transition entre la SCADD et le PNDES, les OMD et les ODD, avec un seul fil conducteur ‘’l’amélioration du cycle de vie de chaque Burkinabè, quel que soit son statut social’’. A l’entendre, le 8e programme de coopération démarré en janvier 2018 donne l’opportunité d’aller plus loin dans son renforcement. «Je pars surtout convaincue qu’au-delà des millions de dollars, ce programme nous permettra de réaliser nos ambitions communes des ‘’zéros’’ qui transforment: zéro décès maternel évitable; zéro besoin non satisfait en PF et zéro violence basée sur le genre/ et de pratiques néfastes», a-t-elle dit.

Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO dit quitter le Burkina Faso avec des souvenirs gravés à jamais dans la tête. «Je pars avec l’image des femmes de Ouagadougou: avec leur vélos et leurs motos, elles parcourent, chaque jour, à partir de 5 heures du matin, plusieurs kilomètres pour nourrir leurs familles et investir dans la scolarité de leurs enfants. Je pars avec l’image des femmes de Bagré qui, présentes dans toutes les séquences de la production du riz à Bagré, nous donnent le privilège de consommer bio… Ces images illustrent  la résilience des femmes et des filles du Faso», a-t-elle laissé entendre. Au-delà de ces images, a-t-elle poursuivi, je sais qu’il y a de nombreux défis qui nous obligent à continuer à capitaliser sur leur résilience et leur capacité à transformer leur cycle de vie… Notre mission n’est pas de servir, mais d’autonomiser pour assurer la durabilité.

              

Schéma de développement de l’espace régional de l’UEMOA: Des experts examinent le rapport diagnostic phase 3 à Ouagadougou

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en collaboration avec la Direction générale du développement territorial du Burkina Faso tient, ce mercredi 28 mars 2018 à Ouagadougou, un atelier d’examen  du Schéma  de développement de l’espace régional (SDER). Cet atelier, qui réunit des experts venus de plusieurs institutions et de la société civile, vise à examiner et valider le rapport diagnostic phase 3 du SDER. L’ouverture des travaux a été présidée par la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE. 

Dans son allocution d’ouverture, elle a, au nom du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, exprimé sa satisfaction  de voir le Burkina Faso devenir, à travers l’atelier, le centre d’échanges pour la mise en place du territoire communautaire. Selon Pauline ZOURE, les résultats mitigés obtenus par les Etats dans le cadre des politiques d’aménagement de territoires, depuis leur accession aux indépendances, imposent de repenser le développement dans un cadre communautaire plus cohérent avec des objectifs communs. D’où l’élaboration de la politique d’aménagement du territoire communautaire de l’UEMOA adopté en janvier 2004 par les chefs d’Etats et de gouvernements de l’union, qui s’appuie sur quatre axes principaux, à savoir la promotion de l’aménagement du territoire communautaire dans les politiques publiques des Etats; l’accélération de la réalisation concertée des grandes infrastructures et équipements communautaires, ainsi que la définition d’une armature urbaine de développement; l’orientation spatiale de la mise en valeur des potentialités de l’union pour renforcer la complémentarité, la compétitivité pour une meilleure insertion des pays membres dans l’économie régionale et mondiale; le développement de la solidarité communautaire et le renforcement de la cohésion sociale. Par cette politique, a expliqué la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, les Etats se sont engagés, entre autres, à mettre en cohérence les politiques sectorielles nationales et communautaire; à renforcer l’intégration physique et économique de l’union; à consolider les différentes politiques sectorielles d’intégration régionale et à équilibrer le développement régional.

Concernant le Burkina Faso, Pauline ZOURE a souligné que le renouveau de l’aménagement du territoire impulsé par la Commission de l’UEMOA s’est traduit par la volonté du gouvernement d’entreprendre en tant que politique de planification spatiale, l’élaboration et l’adoption du Schéma national d’aménagement du territoire qui vise à assurer un développement harmonieux de l’espace national par une meilleure répartition des populations et des activités. Pour concrétiser ces orientations, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement conduit actuellement, avec les régions, le processus d’élaboration des Schémas régionaux d’aménagement et du développement durable du territoire. «Il ne fait aucun doute que ces différents documents de planification seront fortement mûris par le futur schéma que sommes en train de construire», a-t-elle déclaré avant d’ajouter que la garantie de la cohérence d’ensemble passe par là, ainsi que le développement équitable et durable. Ainsi, elle a, au nom du gouvernement burkinabè, salué l’initiative et la démarche participative de l’UEMOA qui implique l’ensemble des parties prenantes.                                                               

 

Le commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports, Paul KOFFI KOFFI, représentant le  président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah BOUREIMA, a, quant à lui, exprimé sa gratitude aux experts présents pour l’ appui apporté à l’union dans sa mission d’harmonisation des outils d’intégration de l’espace communautaire conformément aux objectifs fixés dans le cadre de sa politique d’aménagement du territoire. Selon Paul KOFFI KOFFI, la Commission de l’UEMOA appuyée par un comité scientifique a démarré depuis octobre 2015, l’élaboration du Schéma de développement de l’espace régional (SDER) à travers un processus participatif entre tous les acteurs des différents niveaux communautaires. Le SDER, à l’entendre, a pour objectif de contribuer, entre autres, à harmoniser les politiques nationales d’aménagement du territoire, de fournir aux différents pays des orientations nécessaires pour la coordination et l’animation du développement régional et d’établir les principes directeurs qui doivent régir la localisation des grandes infrastructures et équipements communautaires.

Direction Générale des Impôts : le paiement des impôts pourra désormais se faire en ligne

 

La direction générale des impôts a, à la faveur d’une conférence de presse tenue ce lundi 26 mars 2018 à Ouagadougou, présenté aux hommes de media une nouvelle plateforme de déclaration et de paiement des impôts. Appelé eSINTAX, cette plateforme permettra aux contribuables de s’acquitter de leur impôts et taxes à partir de leurs ordinateurs ou téléphones portables.

Il est désormais possible de faire ses déclarations et payer ses impôts et taxes sans se déplacer. L’innovation est rendue possible grâce à la plateforme eSINTAX. Elle a été présentée ce lundi 26 mars 2018 aux hommes de medias à la faveur d’un point de presse. eSINTAX va permettre aux contribuables burkinabè de télédéclarer et télépayer leurs impôts dans un espace sécurisé sur internet. Elle a, entre autre, pour avantage de réduire le temps de traitement des déclarations à la caisse, d’améliorer en qualité les services offerts aux contribuables, d’optimiser les recouvrements, d’éviter aux contribuables les stress des longues files d’attente, de permettre à l’administration de gérer les informations des contribuables sur des supports plus sûrs et moins encombrants, d’éviter les pertes de documents par l’administration, de réduire les taux d’erreurs etc.

Selon Adama BADOLO, directeur général des impôts, qui a animé cette conférence de presse, ce vaste chantier de modernisation s’inscrit en droite ligne avec le plan stratégique 2017-2021 qui consiste à faire de la DGI, une administration performante dans la mobilisation des ressources internes. Il a de cet fait, invité toutes les entreprises de la direction des Grandes entreprises et des Moyennes entreprises à adhérer massivement à compter de ce 26 mars 2018, à ce nouveau service en ligne. « Les autres catégories notamment les contribuables du régime simplifié d’imposition (RSI), les micros-entreprises et les particuliers seront invités progressivement à adhérer à notre portail » a précisé Adama BADOLO. Afin de permettre aux contribuables de se familiariser avec ce nouveau service en ligne, le directeur général des impôts a souligné que plusieurs actions de communication sont en vue et consistent  notamment à l’organisation de sessions de formations, la création de cellules de eSINTAX, etc.

 

 

Après son intervention, la procédure de paiement a été présentée aux journalistes. Elle consiste à se connecter à l’adresse internet esintax.bf et suivre les instructions. Les journalistes ont émis un certain nombre de préoccupations dont notamment la sécurité du système, son opportunité pour le Burkina, la fiabilité du réseau informatique, la non maîtrise des TIC par de nombreux contribuables, etc.  A toutes ces interrogations, le directeur général des impôts et le directeur de l’informatique ont apporté des réponses  et souligné par la même occasion que de nombreuses dispositions sont prises en vue de la mise en œuvre réussie de cette plateforme dont le lancement officiel est le prévu le jeudi 12 Avril 2018, sous la présidence de Mme Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, ministre de l’économie, des finances et du développement.

 

Réalisations 2016-2018 et perspectives du MINEFID: «Les ressources mobilisées au profit du budget de l’Etat en 2016 s’élèvent 1 231,97 milliards de F CFA. En 2017, elles s’élèvent à 1 397,63 milliards de F CFA sur une prévision révisée de 1 444, 77 milli

Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Dr Seglaro Abel SOME, en compagnie de la Directrice de cabinet, du Directeur général  des études et des statistiques sectorielles et deux conseillers techniques dudit ministère, a animé une conférence de presse, le mardi 27 mars 2018, à Ouagadougou. Il s’est agi de donner, aux journalistes des informations sur les réalisations du département de l’Economie et des Finances sur la période de 2016-2017 et les perspectives. 

Selon Dr Seglaro Abel SOME, en dépit du contexte défavorable caractérisé par les perturbations du climat social et les attaques terroristes, de nombreux acquis ont été enregistrés suivant les axes d'interventions dévolus au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement qui sont, entre autres, le pilotage de l’économie et du développement; la mobilisation des ressources budgétaires; la gestion budgétaire, la tenue des comptes publics et de l’exercice de la tutelle; le contrôle, l’audit et la sauvegarde des intérêts d l’Etat. Il a également fait un point sur le dialogue social.

Sur le pilotage de l’économie et du développement, il a cité, entre autres, l’adoption du PNDES; l’adoption du Schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire; l’adoption de la nouvelle règlementation générale des projets et programmes de développement; la mise en place du Programme d’appui au développement des économies locales; la mise en place du Programme d’urgence pour le Sahel et l’élaboration de l’avant-projet de loi sur le pilotage et la gestion du développement. 

En ce qui concerne la mobilisation des ressources budgétaires, le secrétaire général du MINEFID a indiqué qu’au total 1 231,97 milliards de F CFA ont été recouvrés en 2016 pour une prévision annuelle de 1 286,83 milliards de F CFA, soit un taux de réalisation de 95,74%. En 2017, l’ensemble des ressources mobilisées au profit du budget de l’Etat s’élèvent à 1 397,63 milliards de F CFA sur une prévision révisée de 1 444, 77 milliards de F CFA, soit un taux de mobilisation de 96,74%. Comparé au niveau de mobilisation  en fin décembre 2016, a-t-il expliqué, on note une progression de 13,45% (+ 165,66 milliards de F CFA). «La situation de mobilisation des ressources internes pour le financement du PNDES en 2016 et 2017 fait ressortir un montant total de 2 629,6 milliards de francs CFA, soit un taux de mobilisation de 86% par rapport aux prévisions du PNDES. Concernant les ressources extérieures, 5 053,73 milliards de francs CFA ont été mobilisés en 2016 et 2017, soit un taux de 90,7% par rapport au besoin de financement du PNDES. Un montant total de 240 milliards de francs CFA a été décaissé au titre des appuis budgétaires et 410 milliards de francs CFA au titre des appuis projets», a déclaré Seglaro Abel SOME. Pour lui, ces performances sont liées aux réformes et actions majeures réalisées en 2016 et 2017, notamment l’implantation du budget-programme, la réduction des délais de paiement de la dépense, la rationalisation des charges de fonctionnement, l’optimisation du dispositif de gestion des marchés publics, la création de la banque pour le financement de l’agriculture dont le capital est estimé à 15 milliards de francs CFA et le  financement de 12 startups. S’agissant du contrôle, de l’audit et de la surveillance des intérêts de l’Etat, il a mentionné les audits de 367 marchés publics passés sur le budget de l’Etat, de 11 établissements publics de l’Etat et des projets et programmes de développement, de 11 communes et la mise en œuvre du système de suivi satellitaire des véhicules en transit qui concerne les bureaux de Kantchari, Nadiagou, Thiou, Bobo-Dioulasso et Bingo. 

Pour ce qui est du dialogue social, Dr SOME a fait comprendre aux hommes de médias que le dialogue social  constitue l’approche utilisée par le ministre de l’Economie, des Finances et Développement pour trouver des solutions aux préoccupations posées par les partenaires sociaux que sont les syndicats et que ce  dialogue n’est pas rompu. Se prononçant sur le préavis de grève de 48 heures de la Coordination des syndicats à compter du 04 avril 2018, afin d’exiger la satisfaction de leurs préoccupations dont la résiliation des contrats de vérification des importations avec les sociétés privées et l’adoption de statuts sécurisant pour tout le personnel  du MINEFID, il a laissé entendre que le dialogue se poursuit pour un climat de travail apaisé. A l’entendre, le cumul des arrêts de travail dus aux grèves et aux sit-in au sein du MINEFID, en 2016 et 2017, avoisine 1 800 heures, soit l’équivalent de 75 jours d’arrêt de travail.

Au titre des perspectives pour 2018, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a évoqué, entre autres, la mise en place d’une plateforme pour la finance digitale au profit des systèmes financiers décentralisés, le financement de 100 nouvelles startups, la réalisation du Recensement général de la population et de l’habitation, l’interconnexion du système informatique douanier du Burkina Faso avec ceux de la Côte d’Ivoire et du Togo, le recensement général des contribuables afin de disposer d’un fichier actualisé et le recouvrement de 1 733,35 milliards de F CFA au titre des recettes propres et 420 milliards de F CFA au titre des ressources extérieures. 

A la suite de la présentation des réalisations de 2016-2017-2018, les journalistes ont posé des préoccupations relatives, entre autres, à l’impact des arrêts de travail sur le bilan du MINEFID, la récente sortie du ministre à l’Assemblée nationale sur le fonds commun, le Recensement général des populations et de l’habitation, la cartographie des investissements dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS), le préavis de grève pour les jours à venir, le financement des startups, le recouvrement des restes auprès des grandes entreprises et l’enquête parlementaire sur le foncier rural. Ces préoccupations ont trouvé réponses auprès des conférenciers.

 Répondant à une préoccupation sur l’impact des arrêts de travail sur le fonctionnement des activités, le secrétaire général, Seglaro Abel SOME a indiqué qu’il y a eu des blocages dommageables pour l’efficacité des missions du ministère. Malgré cela, il est ressorti 95 à 96 % de réalisations. Au regard de ce résultat sur la mobilisation des ressources internes, a-t-il expliqué, nous pouvons dire que s’il n’y avait pas eu  ces arrêts de travail, on était en capacité d’atteindre nos objectifs et  faire plus. 

"Les éléments que nous venons d'exposer montre le travail appréciable qui a été effectué par les différentes structures et toutes les catégories d'agents du MINEFID, qu'il convient de saluer, pour leur dévouement à la tâche", a souligné,Dr SOME.

La récente sortie du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement à l’Assemblée nationale sur le fonds commun s’est invitée dans les échanges au cours de la conférence de presse. A la préoccupation d’un journaliste de savoir si les réponses apportées au Parlement ne mettraient pas en mal le dialogue social, la Directrice du cabinet, Clarisse MERINDOL/OUOBA a soutenu que c’était une obligation pour le ministre de répondre à une préoccupation de la Représentation nationale qui voulait en savoir sur la question conformément aux dispositions et prérogatives du parlement.

Le secrétaire général du MINEFID, a par ailleurs tenu à préciser que l'administration n'a pas une position tranchée sur le Fonds, allant dans un sens ou dans un autre. 

 Présente à la conférence de presse, la Directrice générale adjointe de l'institut national de la statistique et de la démographie  a rassuré qu’en décembre 2018 le dénombrement  de la population sera effectivement réalisé. A l’entendre, tous les documents techniques sont disponibles. Sur la question relative au reste à recouvrer par la Direction générale des impôts dont le montant s’élevait à 600 milliards de F CFA en 2016, l'inspecteur technique principal des impôts, Boubacar SEREME, a indiqué qu’après retraitement des différentes données et poursuites de certains montants dont les paiement ont été effectués, les restes à recouvrer s’élèvent à environ 400 milliards de F CFA. S’agissant de l’enquête parlementaire sur le foncier urbain, il a répondu que les dossiers ont été traités sur le plan technique pour établir les dettes réelles des agences immobilières. Le travail se poursuit, Selon M. SEREME.  


Questions orales d’actualité au MINEFID à l’Assemblée nationale: «L’impact des revendications sur la période 2016-2018 atteint, en plus du reversement dans la loi 081, une incidence financière de plus de 218 milliards de F CFA», selon Hadizatou Rosine

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI était face aux députés dans l’après-midi du vendredi 23 mars 2018. Il s’est agi pour elle de répondre à des questions d’actualité du député, Ousséni TAMBOURA, adressées au Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, sur l’état de mise en œuvre du protocole d’accords signé par les acteurs du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. Selon le député TAMBOURA, les années 2016 et 2017 ont été marquées par des revendications sociales des syndicats de l’administration publique. Ainsi, plusieurs protocoles d’accords ont été signés par le gouvernement éteignant de nombreux conflits qui existaient de part et d’autre dans l’administration publique. Au moment où le gouvernement a exprimé sa volonté d’instituer un dialogue social sur la problématique de la rémunération des travailleurs de la Fonction publique et au moment où les syndicats du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement  annoncent une manifestation dans les jours à venir, le député, Ousséni TAMBOURA a soulevé un certain nombre de préoccupations. Lesdites préoccupations portent sur l’état de mise en œuvre des protocoles d’accords signés avec les acteurs dudit ministère, notamment les points mis en œuvre et ceux susceptibles de nourrir de nouveaux conflits et de compromettre la mobilisation des recettes de l’année 2018; le nombre exact des fonds communs supportés par le budget de l’Etat, leur légalité et leur volume financier dans le système de rémunération des agents publics de l’Etat; l’impact financier des accords signés dans les autres départements, ainsi que le niveau de soutenabilité par le budget de l’Etat dans le cours et moyen termes. 

Répondant à ces questions du député, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a, d’abord, rappelé que depuis 2016 le Burkina Faso a connu des mouvements sociaux importants qui ont impacté les performances de l’économie nationale. Pour elle, même si le pays se félicite de la croissance économique qui a atteint un niveau de 5,9% en 2016 et 6,7% en 2017, le blocage de l’administration publique par les mouvements sociaux n’a pas permis d’atteindre les résultats qui avaient été fixés dans son département dans le cadre des objectifs du PNDES. 

Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, à l’heure actuelle, le dialogue se poursuit concernant les engagements pris avec les syndicats. A l’entendre, l’incidence financière des accords et impacts sur les budgets de 2016-2018 est estimée à 55,888 milliards de F CFA en 2016 ; 67,510 milliards de F CFA en 2017 et  94, 983 milliards de F CFA en 2018. Ce niveau pourrait atteindre 106,684 milliards de F CFA en 2019. Celle de 2018, selon le ministre en charge de l’Economie et des Finances, ne prend pas en compte les discussions en cours avec le syndicat national de la Police et les Forces armées nationales. «L’impact des revendications sur la période 2016-2018 permet de constater, en plus du reversement de la loi 081, une incidence financière de plus de 218 milliards de F CFA», a confié Mme COULIBALY/SORI qui estime qu’il se pose ainsi la question de la soutenabilité du budget de l’Etat. Elle a indiqué que l’analyse de la soutenabilité de la masse salariale est faite sur la base du ratio masse salariale sur les recettes fiscales dont le niveau normal au sein de l’espace communautaire UEMOA devrait être inférieur ou égal à 35%. Ce ratio sera au-dessus de 35% sur la période 2018 à 2020. Concernant l’impact des mesures de revalorisation des salaires et indemnités, elle a fait remarquer qu’en plus du budget adopté par l’Assemblée nationale pour l’année 2018, près de 100 milliards de F CFA sont à rechercher.

S’agissant des fonds communs, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a rappelé qu’il existe au total 21 fonds communs et assimilés répartis entre une dizaine de ministères et institutions. D’une manière spécifique, elle a précisé qu’au terme des arrêtés de 2012 qui ont été adoptés et qui portent réglementation et fixation des taux des fonds communs alloués aux agents du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, son département compte 4 types de fonds communs qui concernent les douanes, les impôts, le trésor et les autres structures qui ne sont pas des régies de recettes. «Le fonds commun est passé de 20,11 milliards de F CFA en 2012 à environ 50 à 55 milliards de F CFA en 2017. Il est resté dans des proportions acceptables en 2010, parce qu’il était inférieur à 8 milliards de F CFA. Mais suite aux nouveaux textes qui ont été adoptés après 2011, il y a eu un accroissement significatif de sorte que dans certains cas, le fonds commun dépasse même le salaire», a relevé Hadizatou Rosine COULIBALY qui a, par ailleurs, précisé que le fonds commun est lié historiquement au fonds d’équipement qui était destiné à l’amélioration des conditions de travail des structures impliquées dans le recouvrement  des recettes et aussi à la motivation des agents qui y travaillaient. Son existence n’est pas un fait nouveau, car il existe dans les administrations financières d’autres pays, notamment dans la zone UEMOA. «La plupart des fonds communs sont basés sur les pénalités de recouvrement, même s’il existe des différences entre les pays», a-t-elle révélé. Selon Mme COULIBALY/SORI, globalement, la masse salariale en 2010 du département de l’Economie et des Finances était de plus de 11 milliards 557 millions de F CFA comparativement au fonds commun qui était de plus de 7 milliards 431 de F CFA, soit 64,31%. En 2016, elle était de plus de 23 milliards 851 millions de F CFA  et le fonds commun était de plus 26 milliards 967 millions de F CFA. En 2017, il est estimé à 55 milliards de F CFA.

Quant aux accords signés avec les syndicats, elle a fait comprendre que le gouvernement est toujours dans les dispositions de maintenir le dialogue. Par ailleurs, elle a souhaité que le dialogue puisse prévaloir avec les syndicats et que la grève soit vraiment l’exception et non pas qu’elle devienne la règle au risque de mettre le pays en péril. 

Emboitant le pas du ministre en charge de l’Economie et des Finances, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala SAKANDE, a lancé un appel à l’ensemble des syndicats du Burkina Faso à resserrer les rangs et laisser prévaloir la défense de la patrie. «Sachons taire nos querelles, lorsque la Nation est attaquée», a-t-il insisté avant d’exprimer la disponibilité du Parlement à discuter avec les syndicats, s’ils le souhaitent. Pour Alassane Bala SAKANDE, aujourd’hui, plus que jamais le Burkina Faso a besoin de ressources et de  l’accompagnement de tous les fils et filles du pays pour faire face à la menace sécuritaire. Il appartient à tous de lui donner ces moyens.

 

Marchés publics : Le Gouvernement a déboursé plus 70 milliards en 2016 et 2017 pour regler ses dettes

Mme Edith Clémence YAKA, ministre délégué chargé du Budget a échangé, dans la soirée du jeudi 15 Mars 2018, avec des hommes d’affaires Franco-Burkinabè au cours d’un diner-débats. Les échanges ont porté sur la problématique de la dette intérieure, qui represente la dette contractée par l’Etat, les collectivés territoriales, les sociétés d’Etat auprès d’agents économiques résidents. Pour mieux répondre aux préoccupations des acteurs économiques, Mme Edith Clémence YAKA était accompagné de Vieux Abdoul Rachid SOULAMA, directeur général du budget, de Adama BADOLO, directeur général des impôts, Abraham KY, directeur général du contrôle des marchés publics et des engagements financiers et d’un représentant de la direction général du trésor et de la comptabilité publique.

 

 Au cours des échanges, Mme Edith Clémence YAKA a fait le point de la situation de la dette intérieure au Burkina. Elle a indiqué  que  depuis  un certain temps, plusieurs actions ont été entreprises en vue de l’apurement de cette dette.  « Dès que nous sommes arrivés en 2016, un audit a été commandité par le Gouvernement et l’ASCE a réalisé ledit audit pour nous permettre d’avoir une idée du stock de dette qui est en souffrance dans les différents ministères. L’audit de l’ASCE a évalué ces dettes à 75 milliards de F CFA et les a classés en deux catégories notamment la dette régulière et celle irrégulière » a expliqué le ministre délégué chargé du Budget. Spécifiant ces deux catégories, Edith clémence YAKA a précisé que la dette régulière concerne les prestations d’entreprises ayant respectés les procédures et celle irrégulière regroupe les prestations d’entreprises qui ont manqué de  suivre ou de respecter les démarches réglementaires.

 

Malgré cela, poursuit madame le ministre, le Gouvernement a consentis des efforts en vue du respect de ses engagements vis-à-vis des prestataires. « En 2016, nous avons apuré la dette régulière au cours d’une loi de finances rectificative, qui nous a permis  d’ouvrir et de positionner des crédits au niveau de chaque département ministériel pour lui permettre de liquider ses dossiers. En 2017, nous avons évolué dans l’appurement de  la dette irrégulière dans l’objectif d’accompagner le secteur privé et de permettre une relance de l’économie. Il s’agissait juste pour les entreprises de présenter une facture certifiée et d’attester du service fait  », a-t-elle souligné. Pour 2018, le ministre délégué chargé du Budget a informé les hommes d’affaires Français et Burkinabè que le Gouvernement a décidé de s’acquitter de ses arriérés de paiement auprès de certains sociétés d’Etat tels la CARFO, la CNSS, La SONAPOSTE, à hauteur de 17 milliards de F CFA.

S’exprimant à la suite de Madame le ministre, les participants ont soulevé leurs préoccupations qui principalement étaient relatives à la loi de finances 2018, au nouveau code des impôts, aux procédures de contrôles douanières et des marchés publiques, aux chèques impayés etc. A toutes ces interrogations, Mme Edith Clémence YAKA et ses collaborateurs ont apporté des réponses appropriés qui de l’avis du président du Club des hommes d’affaires Franco-Burkinabè, Philipe Prudent, étaient satisfaites. « C’est un sujet d’actualité et madame la ministre nous a rassuré que d’énormes efforts sont fait pour apurer la dette et nous sommes satisfaits et rassurés sur l’engagement et la motivation du gouvernement à traiter ce sujet-là. » a-t-il laissé entendre.

Première session ordinaire 2018 du Cadre sectoriel de dialogue «gouvernance économique»: Les partenaires techniques et financiers renouvellent leur confiance au Burkina Faso par la signature d’un protocole du cadre général d’organisation des appuis budgét
Première session du Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence du Sahel: Un bilan à mi-chemin de la mise en œuvre des actions jugé satisfait