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Première revue 2018 du portefeuille des projets et programmes financés par le Système des Nations unies au Burkina Faso : Un taux de décaissement de 61,42% au 31 mars 2018

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, à travers la Direction générale de l’Economie et de la Planification, a tenu la première revue de l’année 2018 du portefeuille des projets et programmes financés par le Système des Nations unies (SNU), le mardi 15 mai 2018, à Ouagadougou. Présidée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, cette revue a permis de présenter le niveau de performance du portefeuille des projets et programmes financés par le Système des Nations unies au Burkina Faso, d’examiner les contraintes affectant négativement leur mise en œuvre  et d’envisager un plan d’actions pour améliorer la performance. D’un coût total estimé à plus de 103, 756 milliards de F CFA au 31 mars 2018, le portefeuille global du Système des Nations unies au Burkina Faso a permis de financer 42 projets et programmes qui interviennent essentiellement dans 08 domaines, notamment la santé, l’alimentation, la gouvernance, l’environnement, la micro-finance, l’emploi et les activités génératrices de revenus, le VIH/SIDA et le renforcement des capacités.

        

A l’ouverture des travaux de la revue, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a indiqué que les projets et programmes financés par le Système des Nations unies affichent, au 31 mars 2018, une performance moyenne avec un taux de décaissement de 61,42%. Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, 13 projets sur les 42, soit 30,80% présentent des niveaux de performances satisfaisants; 09 projets, soit 21,43% présentent des taux de performance moyennement satisfaisants; tandis que 13 autres projets présentent, soit 30,80% présentent des taux de performance non satisfaisants. A l’entendre, plusieurs facteurs expliquent les taux de performance non satisfaisants. Elle a cité, entre autres, le retard dans la mise en vigueur des conventions; la satisfaction tardive des conditionnalités de premier décaissement; la mise à disposition tardive des ressources financières par les PTF et l’Etat; l’insécurité dans certaines zones d’intervention des projets, ainsi que la faible capacité de certains acteurs de mise en œuvre pour assumer les fonctions de maîtrise d’ouvrage déléguée.

De l’avis du ministre en charge de l’Economie et des Finances, pour améliorer davantage la contribution de ces projets et programmes à l’atteinte des objectifs du PNDES, il convient non seulement de résoudre ces problèmes majeurs qui affectent la bonne performance des projets, mais aussi de prendre en compte les aspirations des populations. «Au delà  des taux de décaissement, d’exécution financière et physique généralement retenus comme indicateurs de mesure de performance, la mise en œuvre des projets et programmes doit être appréciée en tenant compte des attentes des populations», a-t-elle soutenu avant d’inviter les participants à la revue de portefeuille des projets et programmes à formuler des recommandations assorties d’un plan d’actions réalistes et de mettre en place un mécanisme conjoint de suivi.

Pour la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA, la revue de portefeuille des Nations unies, pour le gouvernement burkinabè comme pour le système des Nations unies, constitue un temps d’arrêt et de réflexion pour faire l’état de la mise en œuvre des projets et programmes, d’identifier les facteurs de risques, de lever les goulots d’étranglement et surtout d’examiner des pistes de solutions pour accélérer la mise en œuvre de ces projets et programmes en vue de l’atteinte des objectifs du PNDES.

Metsi MAKHETHA a saisi l’occasion pour remercier le gouvernement burkinabè qui a organisé la revue 2017 du PNDES et rassuré les participants de la disponibilité du Système des Nations unies, à travers ses différentes agences, fonds et programmes à conjuguer le maximum d’efforts dans le suivi-évaluation basé sur des indicateurs vérifiables avec des données fiables et des mécanismes transparents. «Notre souhait est que cette revue puisse mettre à la disposition du Système des Nations unies et des agences, fonds et programmes des recommandations spécifiques; un plan d’actions pour assurer la pertinence et améliorer la qualité de nos appuis…», a-t-elle confié.

Affaire de fraude à l'importation du sucre en poudre et de tentative de corruption du chef de brigade commerciale de Ouaga route ( Ouaga Inter) et de ses éléments: Le syndicat national des travailleurs des douanes (SYNATRAD) donne de la voix

Le syndicat national des travailleurs des douanes (SYNATRAD) a animé une conférence de presse, le vendredi 04 mai 2018, dans l’enceinte du bureau des douanes de Ouaga-route, sis à Ouaga Inter. Il s’est agi, selon le secrétaire général du SYNATRAD, Mathias KADIOGO, d’éclairer l’opinion nationale sur les faits qui sont à l’origine de ce qu’il a qualifié de campagne de dénigrement et de diffamation contre la personne du chef de la brigade commerciale du bureau des douanes de Ouaga-route, Ali GUISSOU.

                                                                

«La vérité est que l’agent des douanes a refusé de se laisser corrompre et a aussi refusé que des marchandises de fraude sortent sans que les formalités ne soient normalement accomplies». C’est en substance, ce qu’a confié le secrétaire général du SYNATRAD, Mathias KADIOGO. A l’entendre, devant ce refus de corruption, une campagne a été  orchestrée par des individus, apparemment fidèles au mis en cause ou ayant un lien avec les chargements saisis. Cette campagne  se mène sur les réseaux sociaux et sur certaines radios lors des émissions interactives dans le but de salir l’image du chef de la brigade commerciale, de porter atteinte à son honneur et à son intégrité. Pour M. KADIOGO, cette campagne de dénigrement est menée à dessein. «Il n’y a pas longtemps, le sieur Salif NIKIEMA dans ses démarches de demande de pardon a laissé entendre que si on acceptait son pardon, que d’être sûr que dans les prochains jours, on entendra plus quelqu’un parler du chef de la brigade commerciale. Voyez-vous, c’est un peu comme du chantage», a-t-il fait remarquer. Tout compte fait, il a indiqué qu’un procès-verbal a été dressé contre le présumé fraudeur et ses éventuels complices et que la justice est saisie sur la question.

 

Dans sa déclaration liminaire livrée aux hommes de médias, Mathias KADIOGO a fait savoir que le 31 mars 2018, un importateur, du nom de Salif NIKIEMA, a été pris en flagrant délit de fraude portant sur une importation de sucre en poudre, alors qu’il aurait déclaré transporter des colis de marchandises diverses. Selon le secrétaire général du SYNATRAD, l’intéressé qui bénéficie d’une facilité d’enlèvement de ses marchandises du fait de leur provenance des marchés locaux de la sous-région, en l’occurrence Lomé, aurait donc tenté d’abuser de la confiance que lui accordent les responsables du bureau des douanes de Ouaga-route. Lors de l’identification des colis, a expliqué M. KADIOGO, le chef de la brigade commerciale et ses agents ont constaté que les chargements de quatre camions sur les six ne sont pas conformes à ceux repris sur les documents présentés. «Sur les documents étaient clairement inscrits 1015 colis de marchandises diverses pour chacun des quatre véhicules alors que les chargements étaient constitués de sacs de sucre en poudre… Après le déchargement, les agents ont reconnu des chargements uniquement de 3 361 sacs de 50 kilogrammes de sucre en poudre d’origine française, soit environ 168 tonnes d’une valeur estimée à plus de quarante-deux millions de francs CFA et l’intéressé ne dispose pas de l’autorisation spéciale d’importation du sucre. L’absence de ce document dont la production est absolument obligatoire rend la marchandise prohibée», a-t-il confié aux journalistes avant de préciser qu’après examen des documents, le sieur Salif NIKIEMA s’est éclipsé. Et contre toute attente, Selon Mathias KADIOGO, le chef de la brigade commerciale aurait reçu sur son téléphone quatre messages de transferts d’argents dont le montant total s’élève à 3 millions de F CFA. Les expéditeurs joints au téléphone par ce dernier lui auraient affirmé que c’était de la part de Salif NIKIEMA qu’ils ont fait les transferts d’argent. Joint à son tour, M. NIKIEMA aurait reconnu être l’auteur de ces transferts avant d’ajouter qu’il souhaitait à travers le geste obtenir l’aide du chef de la brigade commerciale sur le dossier. Le chef de la brigade commerciale aurait refusé et sommé le sieur Salif NIKIEMA de retirer l’argent de son compte. 

Répondant aux journalistes sur les éventuelles sanctions prévues en matière d’infraction douanière relative au délit d’importation, Mathias KADIOGO, a indiqué que dans le présent cas, l’infraction est punie par la confiscation du sucre, objet de fraude, la confiscation des quatre véhicules de transport et d’une amende pouvant s’élever à 100 millions de F CFA et d’un emprisonnement de 3 mois. 

Le SYNATRAD, par la voix de son secrétaire général, a lancé un appel aux autorités de la Direction générale des douanes à prendre toutes les dispositions pour assurer une bonne gestion de cette affaire de fraude, de corruption et d’atteinte à l’honneur du chef de la brigade commerciale. Par ailleurs, il interpelle les autorités douanières à s’abstenir d’accorder des facilités au sieur Salif NIKIEMA, et invite les importateurs à se conformer à la réglementation douanière en vue d’éviter les éventuels désagréments.

 

Journées de communication sur les réformes des finances publiques au profit des responsables de programme: Mieux renforcer les compétences des acteurs clés dans l’élaboration, la gestion et l’exécution du budget programme

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, à travers la Direction générale du budget, organise, du 3 au 4 mai 2018 à Ouagadougou, des journées de communication sur les réformes des finances publiques au profit des responsables de programme. «Rôle et responsabilités du responsable de programme dans l’exécution du budget», tel est le thème principal de ces journées de communication. L’ouverture de ces journées de communication a eu lieu, ce jeudi 03 mai 2018, sous la présidence du ministre délégué chargé du budget, Edith Clémence YAKA, représentée par son conseiller technique, Lassané OUEDRAOGO. Durant 48 heures, les responsables de programme vont être outillés sur leurs rôles dans chacune des étapes de la gestion budgétaire en mode programme; sur l’exécution du budget en mode programme et la conduite du dialogue de gestion, les exigences en matière de reddition des comptes dans la gestion budgétaire en mode programme, les réformes majeures en matière de contrôle, de marchés publics et de comptabilité-matière. En plus, ils échangeront sur le bilan et les difficultés de mise en œuvre des différentes innovations induites par le budget programme.

Selon le représentant du ministre délégué chargé du budget, qui a prononcé le discours d’ouverture, la tenue de ces journées de communication au profit des responsables de programme s’inscrit dans la dynamique de renforcer les compétences de l’ensemble des acteurs du processus budgétaire engagé par le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement depuis l’adoption de la loi organique en 2015. Pour lui, l’enjeu de ces journées de communication, c’est de permettre  aux responsables de programme, qui sont des acteurs clés, de prendre en main la gestion du budget-programme. L’objectif est d’avoir plus d’efficacité dans la gestion des finances publiques. Toutefois, il a indiqué que le retard observé dans la nomination des responsables de programme a des répercutions sur l’exécution du budget programme. «A la date d’aujourd’hui, 78% des responsables de programme ont été nommés en Conseil des ministres. Ce qui veut dire que nous sommes en retard avec notre plan de basculement au budget-programme qui préconisait que ces acteurs soient nommés et qu’ils participent à l’élaboration du budget 2018. Ce qui n’a pas été le cas», a relevé Lassané OUEDRAOGO qui a, au nom du ministre délégué chargé du budget, lancé un appel aux ministères qui n’ont pas encore opérationnalisé officiellement la fonction du responsable de programme à le faire dans les meilleurs délais, afin d’aider au respect des échéances dans le cadre de la loi organique n°073-2015/CNT du 06 novembre 2015, relative aux lois de finances. 

 

Mise en œuvre du PNDES: Le Système des Nations unies s'engage à mobiliser environ 300 milliards de F CFA

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA, ont procédé, ce vendredi 27 avril 2018 à Ouagadougou, à la signature d’un cadre de coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations unies sur la période 2018-2020. La signature a eu lieu en présence des responsables des dix-neuf agences du Système des Nations unies basées au Burkina Faso. Évalué à plus de 500 millions de dollars US, soit environ 300 milliards de F CFA, ce cadre de coopération vise à redynamiser et à écrire une nouvelle page de la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations unies.

                                                             

Selon la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, ce cadre de coopération s’aligne sur les priorités du Plan national de développement économique et social (PNDES) défini par le gouvernement. Il s’appuie sur  les domaines de priorités comme le renforcement de l'efficacité des  institutions, la promotion de  l’Etat de droit, l’accès équitable à la justice. Il s’appuie également sur deux actions transversales tournées vers l’autonomisation de la femme et la transition démographique. Nous savons tous, a souligné Metsi MAKHETHA, que le Burkina Faso met  en œuvre actuellement  le PNDES. Etant donné le contexte et sur la base de ce qui a été conclu lors des consultations en ce qui concerne les choix et les priorités, il est impératif que nous nous focalisons sur le fonctionnement et l’efficacité des institutions, que nous créons un cadre de vie de qualité pour les populations en leur offrant des services sociaux de base, et que nous contribuons et accompagnons la redynamisation de l’économie. En outre, la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies a rassuré le gouvernement burkinabè de l’accompagnement de son institution avec toute l’expertise nécessaire.  «Nous serons auprès du gouvernement pour faire en sorte qu’on puisse apporter toute l’expertise, toutes les compétences et tous les avantages comparatifs du Système des Nations unies», a-t-elle fait savoir.  

De l’avis de Metsi MAKHETHA, le dividende démographique ne peut être une réalité que si l’on tienne compte du dividende démocratique qui permettra de créer des conditions favorisant l’implication pleine des jeunes et des femmes, mais aussi de créer une dynamique socio-économique portée vers l’entreprenariat. «Nous voulons que toutes les politiques soient des politiques d’inclusion. Le Burkina Faso s’est engagé à faire en sorte qu’en 2030, les Burkinabè puissent jouir d’une paix durable et qu’on puisse aussi avoir une économique résiliente et un développement qui ne laissera personne de côté», a-t-elle confié. Par ailleurs, la coordonnatrice résidente du Système  des Nations unies a indiqué que tout sera mis en œuvre afin que les investissements se concentrent dans les zones où il y a plus de besoins. A cet effet, elle a précisé que la région du Sahel sera l’une des régions bénéficiaires, notamment avec un appui au Programme d’urgence pour le Sahel.

Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a, au nom du gouvernement burkinabè, remercié le Système des Nations unies et souhaité que la signature de ce document-cadre de coopération puisse marquer l’engagement des deux parties à relever ensemble les défis multiples qui s’imposent au Burkina Faso. De son avis, cet acte traduit des engagements réciproques entre les Nations unies et le gouvernement burkinabè.

A  entendre le ministre en charge de l’Economie et des Finances, les 300 milliards de F CFA sont non remboursables. «Les Nations unies ne sont pas des bailleurs de fonds. Ce sont des agences qui apportent des subventions, rien ne va être remboursé», a-t-elle soutenu.  

Bulletin trimestriel d’informations économique et financière

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Première session ordinaire 2018 du Conseil d’administration du FAARF: Un bilan d’exécution des activités à plus de 100%, selon la Directrice générale du FAARF

Les membres du Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) ont tenu leur première session ordinaire 2018, le jeudi 12 avril à Ouagadougou. Au cours de cette session, ils ont examiné et d’adopté les documents statutaires du FAARF, notamment le rapport d’activités 2017, les états financiers 2017, ainsi que le projet de budget révisé 2018. En plus de ces documents, Selon le président du Conseil d’administration du FAARF, Sidwayan Eric Alphonse KOMPAORE, les échanges ont porté sur deux nouveaux programmes dont la mise en œuvre est confiée au FAARF. Il s’agit du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) et au Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAEJF). «Ces deux programmes ont fait l’objet d’un examen pour voir comment ils sont mis en œuvre et quelles sont les recommandations qui peuvent être faites par les administrateurs pour permettre au FAARF d’atteindre les objectifs qui lui ont été assignés», a confié M. KOMPAORE.

                                                                    

Selon la Directrice générale du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes, Margueritte TRAORE/DAMIBA, la plupart des activités en 2017 ont été réalisées à plus de 100%. Un bilan qui lui donne des motifs de satisfaction. «Je pense, à mon humble avis, qu’il y a une satisfaction à tirer, parce qu’on a pu réaliser pas mal d’activités à 100%, sauf une. La seule qui n’a pas pu être réalisée à 100% et qui se situe à 86%, c’est le contrôle interne», a-t-elle déclaré. La directrice générale du FAARF explique ce taux de moins de 100% par le fait que deux programmes leur ont été confiés en cours d’années, alors que leur programme d’activités 2017 était déjà arrêté. «Ce sont les mêmes acteurs qui ont mené de front ces programmes. Pour cela, vers la fin de l’année, nous avons priorisé   le déblocage des crédits concernant les programmes qui ont été confiés au FAARF, au détriment des sorties terrain», a-t-elle fait savoir.  

A l’entendre, le FAARF devait placer un peu moins de 9 400 000 000 F CFA en 2017, il a légèrement dépassé ce montant et a fait une réalisation de 106% en termes de crédits prévus pour le financement des activités rémunératrices des femmes dans toutes les régions du Burkina Faso. Le nombre total de bénéficiaires pour cette même année est passé à 137 900 répartis dans 42 provinces du pays.

Les secteurs d’activités financés en 2017 sont essentiellement l’élevage, le commerce, la transformation agroalimentaire, l’agriculture et l’artisanat. Selon le rapport d’exécution du programme d’activités, il ressort que l’élevage et le commerce ont absorbé plus de la moitié des financements, soit 68,42% des montants accordés (38,17% pour l’élevage et 30,25% pour le commerce).

En ce qui concerne la situation du recouvrement et des impayés des bénéficiaires du fonds, le rapport indique que le taux de recouvrement est passé de 96, 85% en 2016 à 96,53% en 2017. De même, le taux des impayés est passé de 3,15% en 2016 à 3,47% en 2017. Pour la Directrice générale du FAARF, cet état de fait est dû à un décalage des échéances de  recouvrement qui sera rattrapé. «Le fait d’avoir exécuté les programmes du PADEL et du PAEJF n’est pas une mauvaise chose en soi pour nous, mais cela a décalé certaines échéances qui vont être rattrapées. Ce sont les mêmes acteurs qui recouvrent, qui placent et qui travaillent aussi pour les deux programmes», a soutenu Margueritte TRAORE/DAMIBA.

Evoquant les perspectives, Mme TRAORE, a laissé entendre qu’elles sont nombreuses. Mais la principale, c’est celle souhaitée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement qui souhaite une mutation du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes. Ce fonds existe depuis 1991. Le ministre en charge de l’Economie et des Finances dit qu’il est temps de marquer un arrêt et d’aller vers une mutation institutionnelle qui puisse prendre en compte non seulement l’entreprenariat féminin, mais également les jeunes promoteurs qui sont intéressés par le financement de ce fonds. La réflexion, a indiqué la Directrice générale du FAARF, est en train d’être menée. La requête a été envoyée à des banques partenaires qui veulent bien accompagner le ministère dans cette mutation.

Projet de développement de la valeur ajoutée des filières agricoles au Burkina Faso: L’Union européenne, l’Agence française de développement et le Royaume du Danemark accordent un financement d’environ 18, 340 milliards de francs CFA

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Madame Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne, Jean LAMY, ont procédé, ce vendredi 13 avril 2018 à Ouagadougou, à la d’une convention de financement d’un montant de 28 millions d’euros, soit environ 18 milliards 340 millions de F CFA. C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Siméon SAWADOGO. Ce montant destiné à soutenir le projet de développement de la Valeur ajoutée des filières agricoles (VAFA) est le fruit d’un cofinancement de l’Union européenne à hauteur de 15 milliards 065 millions de F CFA, de l’Agence française de développement pour 1 milliard 310 millions de F CFA et du Royaume du Danemark, à travers DANIDA, pour 1 milliard 310 millions de F CFA. Le projet VAFA a pour finalité de permettre aux entreprises de transformation et de valorisation des produits agro-sylvo-pastoraux d’accroître et de diversifier de façon rentable et durable leur offre.

                                              

Selon l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne (UE), Jean LAMY, ce financement vise à accompagner le gouvernement burkinabè  dans sa priorité de renforcer la transformation locale des produits agro-sylvo-pastoraux. «Nous sommes très contents d’accompagner le Burkina Faso à la fois pour sa politique de développement du secteur agricole pour améliorer la sécurité alimentaire de tous les Burkinabè, mais aussi pour accompagner la modernisation de l’agriculture», a confié M. LAMY. De son avis, le projet VAFA permettra de développer un environnement économique et technique autour des filières agricoles favorable à l’augmentation des échanges et du commerce, notamment dans les domaines du droit des affaires, de la réglementation concernant les normes et la sûreté alimentaire, les ‘’produits de niche’’, ainsi que du cadre juridique de l’agriculture contractuelle. L’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE a annoncé que le miel du Burkina Faso, à l’instar de deux autres pays africains, a désormais accès au marché unique européen de 500 millions d’euros, grâce à son label qualité. «Derrière cette possibilité commerciale, il y a un travail important de promotion commerciale en ce qui concerne, par excellence, des produits agricoles burkinabè», a-t-il fait savoir.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a, au nom du gouvernement, salué la qualité de la coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne. Pour Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, ce financement va apporter une valeur ajoutée aux filières agricoles. Elle a rassuré les partenaires que cet argent ne sera pas dépenser pour être dépensé, mais qu’il sera dépensé par rapport aux résultats que le gouvernement veut atteindre. «Ce financement permettra de mettre à la disposition de notre pays des ressources financières en vue de relever des défis dans les secteurs de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de l’agriculture durable», a-t-elle indiqué.  En outre, elle a souligné que le Burkina Faso faisant partie des trois pays africains qui peuvent accéder aux marchés européens du fait de la qualité de son miel, cela lui offre des opportunités.

Fin de mission de la représentante résidente de l’UNFPA au Burkina Faso: Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO reçoit une reconnaissance de la Nation burkinabè

Après 3 ans de service au Burkina Faso, la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO est en fin de mission. En reconnaissance au dynamisme qu’elle a su insuffler à la coopération entre son institution et le Burkina Faso, la Nation burkinabè lui a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude en lui décernant une distinction honorifique. La remise officielle de cette distinction a été faite par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, ce vendredi 30 mars 2018 à Ouagadougou, en présence de l’épouse du chef de l’Etat, Madame Sika KABORE, et la Coordonatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA. A l’occasion, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a exprimé la gratitude du gouvernement et du peuple burkinabè à Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO.

 

Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, son engagement personnel au côté du gouvernement burkinabè a permis de placer les questions de population au centre de la problématique du développement.  Elle en veut pour preuves, l’appui apporté par l’UNFPA pour la mise en mouvement du processus d’accélération de la transition démographique qui constitue un des éléments caractéristiques de la transformation structurelle de l’économie en vue de l’atteinte des objectifs définis dans le PNDES, ainsi que la signature du 8e programme de coopération 2018-2020 entre le Burkina Faso et l’UNFPA dont le montant s’élève à 22,8 millions de dollars US.

Pour la représentante résidente de l’UNFPA, cette distinction révèle l’attachement du président du Faso et du gouvernement burkinabè à la mission du Fonds des Nations unies pour la population. «Le Burkina Faso que j’ai connu et que j’aime est le pays de la persévérance, de l’imagination sans limite, de la passion et de l’engagement. Au cours des trois dernières années, il a été la locomotive de la planification familiale dans le cadre du partenariat de Ouagadougou. Je pars avec la certitude qu’il sera la locomotive du développement, de la paix et de la sécurité dans la région du Sahel», a déclaré Dr ADEKAMBI DOMINGO avant d’ajouter ceci: «Avec la présente distinction je voudrais porter la fierté de compter désormais comme une Burkinabè».  La représentante résidente de l’UNFPA a, par ailleurs, salué l’engagement et la détermination des autorités burkinabè à donner le maximum pour transformer la vie des femmes, adolescentes et jeunes de leur pays. En outre, elle leur a exprimé sa profonde gratitude et salué les investissements massifs en cours, y compris les réformes, dans l’ensemble des axes du PNDES, spécifiquement dans les domaines de la santé maternelle et infantile, la planification familiale et l’accès à la contraception, l’emploi et le leadership des jeunes, ainsi que l’autonomisation des femmes et des filles. 

Selon Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO, la coopération entre le Burkina Faso et l’UNFPA s’est fortement renforcée au cours des trois dernières années, à travers la mise en œuvre du 7e programme qui a su réaliser la transition entre la SCADD et le PNDES, les OMD et les ODD, avec un seul fil conducteur ‘’l’amélioration du cycle de vie de chaque Burkinabè, quel que soit son statut social’’. A l’entendre, le 8e programme de coopération démarré en janvier 2018 donne l’opportunité d’aller plus loin dans son renforcement. «Je pars surtout convaincue qu’au-delà des millions de dollars, ce programme nous permettra de réaliser nos ambitions communes des ‘’zéros’’ qui transforment: zéro décès maternel évitable; zéro besoin non satisfait en PF et zéro violence basée sur le genre/ et de pratiques néfastes», a-t-elle dit.

Dr Edwige ADEKAMBI DOMINGO dit quitter le Burkina Faso avec des souvenirs gravés à jamais dans la tête. «Je pars avec l’image des femmes de Ouagadougou: avec leur vélos et leurs motos, elles parcourent, chaque jour, à partir de 5 heures du matin, plusieurs kilomètres pour nourrir leurs familles et investir dans la scolarité de leurs enfants. Je pars avec l’image des femmes de Bagré qui, présentes dans toutes les séquences de la production du riz à Bagré, nous donnent le privilège de consommer bio… Ces images illustrent  la résilience des femmes et des filles du Faso», a-t-elle laissé entendre. Au-delà de ces images, a-t-elle poursuivi, je sais qu’il y a de nombreux défis qui nous obligent à continuer à capitaliser sur leur résilience et leur capacité à transformer leur cycle de vie… Notre mission n’est pas de servir, mais d’autonomiser pour assurer la durabilité.

              

Schéma de développement de l’espace régional de l’UEMOA: Des experts examinent le rapport diagnostic phase 3 à Ouagadougou

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en collaboration avec la Direction générale du développement territorial du Burkina Faso tient, ce mercredi 28 mars 2018 à Ouagadougou, un atelier d’examen  du Schéma  de développement de l’espace régional (SDER). Cet atelier, qui réunit des experts venus de plusieurs institutions et de la société civile, vise à examiner et valider le rapport diagnostic phase 3 du SDER. L’ouverture des travaux a été présidée par la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE. 

Dans son allocution d’ouverture, elle a, au nom du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, exprimé sa satisfaction  de voir le Burkina Faso devenir, à travers l’atelier, le centre d’échanges pour la mise en place du territoire communautaire. Selon Pauline ZOURE, les résultats mitigés obtenus par les Etats dans le cadre des politiques d’aménagement de territoires, depuis leur accession aux indépendances, imposent de repenser le développement dans un cadre communautaire plus cohérent avec des objectifs communs. D’où l’élaboration de la politique d’aménagement du territoire communautaire de l’UEMOA adopté en janvier 2004 par les chefs d’Etats et de gouvernements de l’union, qui s’appuie sur quatre axes principaux, à savoir la promotion de l’aménagement du territoire communautaire dans les politiques publiques des Etats; l’accélération de la réalisation concertée des grandes infrastructures et équipements communautaires, ainsi que la définition d’une armature urbaine de développement; l’orientation spatiale de la mise en valeur des potentialités de l’union pour renforcer la complémentarité, la compétitivité pour une meilleure insertion des pays membres dans l’économie régionale et mondiale; le développement de la solidarité communautaire et le renforcement de la cohésion sociale. Par cette politique, a expliqué la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, les Etats se sont engagés, entre autres, à mettre en cohérence les politiques sectorielles nationales et communautaire; à renforcer l’intégration physique et économique de l’union; à consolider les différentes politiques sectorielles d’intégration régionale et à équilibrer le développement régional.

Concernant le Burkina Faso, Pauline ZOURE a souligné que le renouveau de l’aménagement du territoire impulsé par la Commission de l’UEMOA s’est traduit par la volonté du gouvernement d’entreprendre en tant que politique de planification spatiale, l’élaboration et l’adoption du Schéma national d’aménagement du territoire qui vise à assurer un développement harmonieux de l’espace national par une meilleure répartition des populations et des activités. Pour concrétiser ces orientations, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement conduit actuellement, avec les régions, le processus d’élaboration des Schémas régionaux d’aménagement et du développement durable du territoire. «Il ne fait aucun doute que ces différents documents de planification seront fortement mûris par le futur schéma que sommes en train de construire», a-t-elle déclaré avant d’ajouter que la garantie de la cohérence d’ensemble passe par là, ainsi que le développement équitable et durable. Ainsi, elle a, au nom du gouvernement burkinabè, salué l’initiative et la démarche participative de l’UEMOA qui implique l’ensemble des parties prenantes.                                                               

 

Le commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports, Paul KOFFI KOFFI, représentant le  président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah BOUREIMA, a, quant à lui, exprimé sa gratitude aux experts présents pour l’ appui apporté à l’union dans sa mission d’harmonisation des outils d’intégration de l’espace communautaire conformément aux objectifs fixés dans le cadre de sa politique d’aménagement du territoire. Selon Paul KOFFI KOFFI, la Commission de l’UEMOA appuyée par un comité scientifique a démarré depuis octobre 2015, l’élaboration du Schéma de développement de l’espace régional (SDER) à travers un processus participatif entre tous les acteurs des différents niveaux communautaires. Le SDER, à l’entendre, a pour objectif de contribuer, entre autres, à harmoniser les politiques nationales d’aménagement du territoire, de fournir aux différents pays des orientations nécessaires pour la coordination et l’animation du développement régional et d’établir les principes directeurs qui doivent régir la localisation des grandes infrastructures et équipements communautaires.

Direction Générale des Impôts : le paiement des impôts pourra désormais se faire en ligne

 

La direction générale des impôts a, à la faveur d’une conférence de presse tenue ce lundi 26 mars 2018 à Ouagadougou, présenté aux hommes de media une nouvelle plateforme de déclaration et de paiement des impôts. Appelé eSINTAX, cette plateforme permettra aux contribuables de s’acquitter de leur impôts et taxes à partir de leurs ordinateurs ou téléphones portables.

Il est désormais possible de faire ses déclarations et payer ses impôts et taxes sans se déplacer. L’innovation est rendue possible grâce à la plateforme eSINTAX. Elle a été présentée ce lundi 26 mars 2018 aux hommes de medias à la faveur d’un point de presse. eSINTAX va permettre aux contribuables burkinabè de télédéclarer et télépayer leurs impôts dans un espace sécurisé sur internet. Elle a, entre autre, pour avantage de réduire le temps de traitement des déclarations à la caisse, d’améliorer en qualité les services offerts aux contribuables, d’optimiser les recouvrements, d’éviter aux contribuables les stress des longues files d’attente, de permettre à l’administration de gérer les informations des contribuables sur des supports plus sûrs et moins encombrants, d’éviter les pertes de documents par l’administration, de réduire les taux d’erreurs etc.

Selon Adama BADOLO, directeur général des impôts, qui a animé cette conférence de presse, ce vaste chantier de modernisation s’inscrit en droite ligne avec le plan stratégique 2017-2021 qui consiste à faire de la DGI, une administration performante dans la mobilisation des ressources internes. Il a de cet fait, invité toutes les entreprises de la direction des Grandes entreprises et des Moyennes entreprises à adhérer massivement à compter de ce 26 mars 2018, à ce nouveau service en ligne. « Les autres catégories notamment les contribuables du régime simplifié d’imposition (RSI), les micros-entreprises et les particuliers seront invités progressivement à adhérer à notre portail » a précisé Adama BADOLO. Afin de permettre aux contribuables de se familiariser avec ce nouveau service en ligne, le directeur général des impôts a souligné que plusieurs actions de communication sont en vue et consistent  notamment à l’organisation de sessions de formations, la création de cellules de eSINTAX, etc.

 

 

Après son intervention, la procédure de paiement a été présentée aux journalistes. Elle consiste à se connecter à l’adresse internet esintax.bf et suivre les instructions. Les journalistes ont émis un certain nombre de préoccupations dont notamment la sécurité du système, son opportunité pour le Burkina, la fiabilité du réseau informatique, la non maîtrise des TIC par de nombreux contribuables, etc.  A toutes ces interrogations, le directeur général des impôts et le directeur de l’informatique ont apporté des réponses  et souligné par la même occasion que de nombreuses dispositions sont prises en vue de la mise en œuvre réussie de cette plateforme dont le lancement officiel est le prévu le jeudi 12 Avril 2018, sous la présidence de Mme Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, ministre de l’économie, des finances et du développement.

 

Réalisations 2016-2018 et perspectives du MINEFID: «Les ressources mobilisées au profit du budget de l’Etat en 2016 s’élèvent 1 231,97 milliards de F CFA. En 2017, elles s’élèvent à 1 397,63 milliards de F CFA sur une prévision révisée de 1 444, 77 milli

Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Dr Seglaro Abel SOME, en compagnie de la Directrice de cabinet, du Directeur général  des études et des statistiques sectorielles et deux conseillers techniques dudit ministère, a animé une conférence de presse, le mardi 27 mars 2018, à Ouagadougou. Il s’est agi de donner, aux journalistes des informations sur les réalisations du département de l’Economie et des Finances sur la période de 2016-2017 et les perspectives. 

Selon Dr Seglaro Abel SOME, en dépit du contexte défavorable caractérisé par les perturbations du climat social et les attaques terroristes, de nombreux acquis ont été enregistrés suivant les axes d'interventions dévolus au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement qui sont, entre autres, le pilotage de l’économie et du développement; la mobilisation des ressources budgétaires; la gestion budgétaire, la tenue des comptes publics et de l’exercice de la tutelle; le contrôle, l’audit et la sauvegarde des intérêts d l’Etat. Il a également fait un point sur le dialogue social.

Sur le pilotage de l’économie et du développement, il a cité, entre autres, l’adoption du PNDES; l’adoption du Schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire; l’adoption de la nouvelle règlementation générale des projets et programmes de développement; la mise en place du Programme d’appui au développement des économies locales; la mise en place du Programme d’urgence pour le Sahel et l’élaboration de l’avant-projet de loi sur le pilotage et la gestion du développement. 

En ce qui concerne la mobilisation des ressources budgétaires, le secrétaire général du MINEFID a indiqué qu’au total 1 231,97 milliards de F CFA ont été recouvrés en 2016 pour une prévision annuelle de 1 286,83 milliards de F CFA, soit un taux de réalisation de 95,74%. En 2017, l’ensemble des ressources mobilisées au profit du budget de l’Etat s’élèvent à 1 397,63 milliards de F CFA sur une prévision révisée de 1 444, 77 milliards de F CFA, soit un taux de mobilisation de 96,74%. Comparé au niveau de mobilisation  en fin décembre 2016, a-t-il expliqué, on note une progression de 13,45% (+ 165,66 milliards de F CFA). «La situation de mobilisation des ressources internes pour le financement du PNDES en 2016 et 2017 fait ressortir un montant total de 2 629,6 milliards de francs CFA, soit un taux de mobilisation de 86% par rapport aux prévisions du PNDES. Concernant les ressources extérieures, 5 053,73 milliards de francs CFA ont été mobilisés en 2016 et 2017, soit un taux de 90,7% par rapport au besoin de financement du PNDES. Un montant total de 240 milliards de francs CFA a été décaissé au titre des appuis budgétaires et 410 milliards de francs CFA au titre des appuis projets», a déclaré Seglaro Abel SOME. Pour lui, ces performances sont liées aux réformes et actions majeures réalisées en 2016 et 2017, notamment l’implantation du budget-programme, la réduction des délais de paiement de la dépense, la rationalisation des charges de fonctionnement, l’optimisation du dispositif de gestion des marchés publics, la création de la banque pour le financement de l’agriculture dont le capital est estimé à 15 milliards de francs CFA et le  financement de 12 startups. S’agissant du contrôle, de l’audit et de la surveillance des intérêts de l’Etat, il a mentionné les audits de 367 marchés publics passés sur le budget de l’Etat, de 11 établissements publics de l’Etat et des projets et programmes de développement, de 11 communes et la mise en œuvre du système de suivi satellitaire des véhicules en transit qui concerne les bureaux de Kantchari, Nadiagou, Thiou, Bobo-Dioulasso et Bingo. 

Pour ce qui est du dialogue social, Dr SOME a fait comprendre aux hommes de médias que le dialogue social  constitue l’approche utilisée par le ministre de l’Economie, des Finances et Développement pour trouver des solutions aux préoccupations posées par les partenaires sociaux que sont les syndicats et que ce  dialogue n’est pas rompu. Se prononçant sur le préavis de grève de 48 heures de la Coordination des syndicats à compter du 04 avril 2018, afin d’exiger la satisfaction de leurs préoccupations dont la résiliation des contrats de vérification des importations avec les sociétés privées et l’adoption de statuts sécurisant pour tout le personnel  du MINEFID, il a laissé entendre que le dialogue se poursuit pour un climat de travail apaisé. A l’entendre, le cumul des arrêts de travail dus aux grèves et aux sit-in au sein du MINEFID, en 2016 et 2017, avoisine 1 800 heures, soit l’équivalent de 75 jours d’arrêt de travail.

Au titre des perspectives pour 2018, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a évoqué, entre autres, la mise en place d’une plateforme pour la finance digitale au profit des systèmes financiers décentralisés, le financement de 100 nouvelles startups, la réalisation du Recensement général de la population et de l’habitation, l’interconnexion du système informatique douanier du Burkina Faso avec ceux de la Côte d’Ivoire et du Togo, le recensement général des contribuables afin de disposer d’un fichier actualisé et le recouvrement de 1 733,35 milliards de F CFA au titre des recettes propres et 420 milliards de F CFA au titre des ressources extérieures. 

A la suite de la présentation des réalisations de 2016-2017-2018, les journalistes ont posé des préoccupations relatives, entre autres, à l’impact des arrêts de travail sur le bilan du MINEFID, la récente sortie du ministre à l’Assemblée nationale sur le fonds commun, le Recensement général des populations et de l’habitation, la cartographie des investissements dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS), le préavis de grève pour les jours à venir, le financement des startups, le recouvrement des restes auprès des grandes entreprises et l’enquête parlementaire sur le foncier rural. Ces préoccupations ont trouvé réponses auprès des conférenciers.

 Répondant à une préoccupation sur l’impact des arrêts de travail sur le fonctionnement des activités, le secrétaire général, Seglaro Abel SOME a indiqué qu’il y a eu des blocages dommageables pour l’efficacité des missions du ministère. Malgré cela, il est ressorti 95 à 96 % de réalisations. Au regard de ce résultat sur la mobilisation des ressources internes, a-t-il expliqué, nous pouvons dire que s’il n’y avait pas eu  ces arrêts de travail, on était en capacité d’atteindre nos objectifs et  faire plus. 

"Les éléments que nous venons d'exposer montre le travail appréciable qui a été effectué par les différentes structures et toutes les catégories d'agents du MINEFID, qu'il convient de saluer, pour leur dévouement à la tâche", a souligné,Dr SOME.

La récente sortie du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement à l’Assemblée nationale sur le fonds commun s’est invitée dans les échanges au cours de la conférence de presse. A la préoccupation d’un journaliste de savoir si les réponses apportées au Parlement ne mettraient pas en mal le dialogue social, la Directrice du cabinet, Clarisse MERINDOL/OUOBA a soutenu que c’était une obligation pour le ministre de répondre à une préoccupation de la Représentation nationale qui voulait en savoir sur la question conformément aux dispositions et prérogatives du parlement.

Le secrétaire général du MINEFID, a par ailleurs tenu à préciser que l'administration n'a pas une position tranchée sur le Fonds, allant dans un sens ou dans un autre. 

 Présente à la conférence de presse, la Directrice générale adjointe de l'institut national de la statistique et de la démographie  a rassuré qu’en décembre 2018 le dénombrement  de la population sera effectivement réalisé. A l’entendre, tous les documents techniques sont disponibles. Sur la question relative au reste à recouvrer par la Direction générale des impôts dont le montant s’élevait à 600 milliards de F CFA en 2016, l'inspecteur technique principal des impôts, Boubacar SEREME, a indiqué qu’après retraitement des différentes données et poursuites de certains montants dont les paiement ont été effectués, les restes à recouvrer s’élèvent à environ 400 milliards de F CFA. S’agissant de l’enquête parlementaire sur le foncier urbain, il a répondu que les dossiers ont été traités sur le plan technique pour établir les dettes réelles des agences immobilières. Le travail se poursuit, Selon M. SEREME.  


Questions orales d’actualité au MINEFID à l’Assemblée nationale: «L’impact des revendications sur la période 2016-2018 atteint, en plus du reversement dans la loi 081, une incidence financière de plus de 218 milliards de F CFA», selon Hadizatou Rosine

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI était face aux députés dans l’après-midi du vendredi 23 mars 2018. Il s’est agi pour elle de répondre à des questions d’actualité du député, Ousséni TAMBOURA, adressées au Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, sur l’état de mise en œuvre du protocole d’accords signé par les acteurs du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. Selon le député TAMBOURA, les années 2016 et 2017 ont été marquées par des revendications sociales des syndicats de l’administration publique. Ainsi, plusieurs protocoles d’accords ont été signés par le gouvernement éteignant de nombreux conflits qui existaient de part et d’autre dans l’administration publique. Au moment où le gouvernement a exprimé sa volonté d’instituer un dialogue social sur la problématique de la rémunération des travailleurs de la Fonction publique et au moment où les syndicats du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement  annoncent une manifestation dans les jours à venir, le député, Ousséni TAMBOURA a soulevé un certain nombre de préoccupations. Lesdites préoccupations portent sur l’état de mise en œuvre des protocoles d’accords signés avec les acteurs dudit ministère, notamment les points mis en œuvre et ceux susceptibles de nourrir de nouveaux conflits et de compromettre la mobilisation des recettes de l’année 2018; le nombre exact des fonds communs supportés par le budget de l’Etat, leur légalité et leur volume financier dans le système de rémunération des agents publics de l’Etat; l’impact financier des accords signés dans les autres départements, ainsi que le niveau de soutenabilité par le budget de l’Etat dans le cours et moyen termes. 

Répondant à ces questions du député, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a, d’abord, rappelé que depuis 2016 le Burkina Faso a connu des mouvements sociaux importants qui ont impacté les performances de l’économie nationale. Pour elle, même si le pays se félicite de la croissance économique qui a atteint un niveau de 5,9% en 2016 et 6,7% en 2017, le blocage de l’administration publique par les mouvements sociaux n’a pas permis d’atteindre les résultats qui avaient été fixés dans son département dans le cadre des objectifs du PNDES. 

Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, à l’heure actuelle, le dialogue se poursuit concernant les engagements pris avec les syndicats. A l’entendre, l’incidence financière des accords et impacts sur les budgets de 2016-2018 est estimée à 55,888 milliards de F CFA en 2016 ; 67,510 milliards de F CFA en 2017 et  94, 983 milliards de F CFA en 2018. Ce niveau pourrait atteindre 106,684 milliards de F CFA en 2019. Celle de 2018, selon le ministre en charge de l’Economie et des Finances, ne prend pas en compte les discussions en cours avec le syndicat national de la Police et les Forces armées nationales. «L’impact des revendications sur la période 2016-2018 permet de constater, en plus du reversement de la loi 081, une incidence financière de plus de 218 milliards de F CFA», a confié Mme COULIBALY/SORI qui estime qu’il se pose ainsi la question de la soutenabilité du budget de l’Etat. Elle a indiqué que l’analyse de la soutenabilité de la masse salariale est faite sur la base du ratio masse salariale sur les recettes fiscales dont le niveau normal au sein de l’espace communautaire UEMOA devrait être inférieur ou égal à 35%. Ce ratio sera au-dessus de 35% sur la période 2018 à 2020. Concernant l’impact des mesures de revalorisation des salaires et indemnités, elle a fait remarquer qu’en plus du budget adopté par l’Assemblée nationale pour l’année 2018, près de 100 milliards de F CFA sont à rechercher.

S’agissant des fonds communs, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a rappelé qu’il existe au total 21 fonds communs et assimilés répartis entre une dizaine de ministères et institutions. D’une manière spécifique, elle a précisé qu’au terme des arrêtés de 2012 qui ont été adoptés et qui portent réglementation et fixation des taux des fonds communs alloués aux agents du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, son département compte 4 types de fonds communs qui concernent les douanes, les impôts, le trésor et les autres structures qui ne sont pas des régies de recettes. «Le fonds commun est passé de 20,11 milliards de F CFA en 2012 à environ 50 à 55 milliards de F CFA en 2017. Il est resté dans des proportions acceptables en 2010, parce qu’il était inférieur à 8 milliards de F CFA. Mais suite aux nouveaux textes qui ont été adoptés après 2011, il y a eu un accroissement significatif de sorte que dans certains cas, le fonds commun dépasse même le salaire», a relevé Hadizatou Rosine COULIBALY qui a, par ailleurs, précisé que le fonds commun est lié historiquement au fonds d’équipement qui était destiné à l’amélioration des conditions de travail des structures impliquées dans le recouvrement  des recettes et aussi à la motivation des agents qui y travaillaient. Son existence n’est pas un fait nouveau, car il existe dans les administrations financières d’autres pays, notamment dans la zone UEMOA. «La plupart des fonds communs sont basés sur les pénalités de recouvrement, même s’il existe des différences entre les pays», a-t-elle révélé. Selon Mme COULIBALY/SORI, globalement, la masse salariale en 2010 du département de l’Economie et des Finances était de plus de 11 milliards 557 millions de F CFA comparativement au fonds commun qui était de plus de 7 milliards 431 de F CFA, soit 64,31%. En 2016, elle était de plus de 23 milliards 851 millions de F CFA  et le fonds commun était de plus 26 milliards 967 millions de F CFA. En 2017, il est estimé à 55 milliards de F CFA.

Quant aux accords signés avec les syndicats, elle a fait comprendre que le gouvernement est toujours dans les dispositions de maintenir le dialogue. Par ailleurs, elle a souhaité que le dialogue puisse prévaloir avec les syndicats et que la grève soit vraiment l’exception et non pas qu’elle devienne la règle au risque de mettre le pays en péril. 

Emboitant le pas du ministre en charge de l’Economie et des Finances, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala SAKANDE, a lancé un appel à l’ensemble des syndicats du Burkina Faso à resserrer les rangs et laisser prévaloir la défense de la patrie. «Sachons taire nos querelles, lorsque la Nation est attaquée», a-t-il insisté avant d’exprimer la disponibilité du Parlement à discuter avec les syndicats, s’ils le souhaitent. Pour Alassane Bala SAKANDE, aujourd’hui, plus que jamais le Burkina Faso a besoin de ressources et de  l’accompagnement de tous les fils et filles du pays pour faire face à la menace sécuritaire. Il appartient à tous de lui donner ces moyens.

 

Marchés publics : Le Gouvernement a déboursé plus 70 milliards en 2016 et 2017 pour regler ses dettes

Mme Edith Clémence YAKA, ministre délégué chargé du Budget a échangé, dans la soirée du jeudi 15 Mars 2018, avec des hommes d’affaires Franco-Burkinabè au cours d’un diner-débats. Les échanges ont porté sur la problématique de la dette intérieure, qui represente la dette contractée par l’Etat, les collectivés territoriales, les sociétés d’Etat auprès d’agents économiques résidents. Pour mieux répondre aux préoccupations des acteurs économiques, Mme Edith Clémence YAKA était accompagné de Vieux Abdoul Rachid SOULAMA, directeur général du budget, de Adama BADOLO, directeur général des impôts, Abraham KY, directeur général du contrôle des marchés publics et des engagements financiers et d’un représentant de la direction général du trésor et de la comptabilité publique.

 

 Au cours des échanges, Mme Edith Clémence YAKA a fait le point de la situation de la dette intérieure au Burkina. Elle a indiqué  que  depuis  un certain temps, plusieurs actions ont été entreprises en vue de l’apurement de cette dette.  « Dès que nous sommes arrivés en 2016, un audit a été commandité par le Gouvernement et l’ASCE a réalisé ledit audit pour nous permettre d’avoir une idée du stock de dette qui est en souffrance dans les différents ministères. L’audit de l’ASCE a évalué ces dettes à 75 milliards de F CFA et les a classés en deux catégories notamment la dette régulière et celle irrégulière » a expliqué le ministre délégué chargé du Budget. Spécifiant ces deux catégories, Edith clémence YAKA a précisé que la dette régulière concerne les prestations d’entreprises ayant respectés les procédures et celle irrégulière regroupe les prestations d’entreprises qui ont manqué de  suivre ou de respecter les démarches réglementaires.

 

Malgré cela, poursuit madame le ministre, le Gouvernement a consentis des efforts en vue du respect de ses engagements vis-à-vis des prestataires. « En 2016, nous avons apuré la dette régulière au cours d’une loi de finances rectificative, qui nous a permis  d’ouvrir et de positionner des crédits au niveau de chaque département ministériel pour lui permettre de liquider ses dossiers. En 2017, nous avons évolué dans l’appurement de  la dette irrégulière dans l’objectif d’accompagner le secteur privé et de permettre une relance de l’économie. Il s’agissait juste pour les entreprises de présenter une facture certifiée et d’attester du service fait  », a-t-elle souligné. Pour 2018, le ministre délégué chargé du Budget a informé les hommes d’affaires Français et Burkinabè que le Gouvernement a décidé de s’acquitter de ses arriérés de paiement auprès de certains sociétés d’Etat tels la CARFO, la CNSS, La SONAPOSTE, à hauteur de 17 milliards de F CFA.

S’exprimant à la suite de Madame le ministre, les participants ont soulevé leurs préoccupations qui principalement étaient relatives à la loi de finances 2018, au nouveau code des impôts, aux procédures de contrôles douanières et des marchés publiques, aux chèques impayés etc. A toutes ces interrogations, Mme Edith Clémence YAKA et ses collaborateurs ont apporté des réponses appropriés qui de l’avis du président du Club des hommes d’affaires Franco-Burkinabè, Philipe Prudent, étaient satisfaites. « C’est un sujet d’actualité et madame la ministre nous a rassuré que d’énormes efforts sont fait pour apurer la dette et nous sommes satisfaits et rassurés sur l’engagement et la motivation du gouvernement à traiter ce sujet-là. » a-t-il laissé entendre.

Première session ordinaire 2018 du Cadre sectoriel de dialogue «gouvernance économique»: Les partenaires techniques et financiers renouvellent leur confiance au Burkina Faso par la signature d’un protocole du cadre général d’organisation des appuis budgét
Première session du Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence du Sahel: Un bilan à mi-chemin de la mise en œuvre des actions jugé satisfait