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Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), à travers la Direction générale du Budget, organise quatre sessions de formation de trois jours chacune, du 27 mai au 14 juin 2019 à Ouagadougou, au profit des responsables de programme budgétaire des ministères et institutions. L’ouverture de ces sessions de formation a eu lieu, ce lundi 27 mai, à l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) sous la présidence du ministre délégué chargé du Budget, Edith Clémence YAKA, représentée par le secrétaire général du MINEFID, Dr Seglaro Abel SOME. Placées sous le thème: «Les responsabilités des responsables de programme dans le nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA», ces séries de formation visent, selon le représentant du ministre délégué chargé du Budget, à permettre aux responsables des programmes de cerner davantage leur rôle et leurs responsabilités dans la conduite des différentes politiques publiques. En effet, depuis l’année 2017, a-t-il expliqué, le budget de l’Etat est voté en mode programme, exécuté par programme et sa comptabilité tenue par programme. Selon Dr SOME, si le Burkina  Faso tire de meilleurs motifs de satisfaction dans l’exécution du budget de l’Etat en mode programme, au regard des multiples voyages d’échange d’expériences qu’il reçoit de différents pays africains, force est de noter qu’il lui reste encore des progrès à réaliser dans certains domaines, notamment celui de la prise en charge effective des programmes par les responsables des programmes.

                                          

A l’ouverture des travaux de formation, il a laissé entendre que les responsables des programmes n’ont pas encore le plein contrôle de leurs programmes. Les raisons de cet état de fait sont, entre autres, la faible appropriation du rôle du responsable de programme et la non adaptation des organigrammes des ministères à l’approche programme. Concernant la non adaptation des organigrammes des ministères, il a souligné que le Burkina Faso est dans une phase de transition dans le nouveau programme, et il y a une sorte de juxtaposition d’acteurs, car le responsable de programme intervient dans la chaîne alors qu’il n’est pas véritablement pris en compte dans l’organigramme.  «A l’issue des sessions de formation, il est attendu que soient connus ou maîtrisés les principes du pilotage du programme, les concepts et outils du budget-programme, les modalités d’exécution et de contrôle du budget-programme en lien avec les responsables des programmes, les exigences en matière de reddition des comptes et de la gestion en mode programme, les outils de pilotage du programme et les principales implications de la tenue de la comptabilité des matières», a-t-il indiqué.  Le représentant du ministre délégué chargé du Budget a saisi l’opportunité pour traduire la reconnaissance du gouvernement burkinabè à la Banque mondiale, à travers le projet  gouvernance économique et de participation citoyenne, grâce auquel, se tiennent ces sessions de formation.

La Directrice générale par intérim de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF), Félicité TRAORE/OUATTARA a, pour sa part, exprimé la satisfaction de l’ENAREF pour avoir été choisie pour assurer le renforcement des capacités de ces responsables sur la gestion des finances publiques. A l’entame de la formation, elle a exhorté les participants à avoir des échanges francs et fructueux avec les formateurs.

                                        

Pour la première session de trois jours, plusieurs modules seront dispensés aux participants. Il s’agit, entre autres, des outils et pilotage du programme; de l’approche managériale pour le pilotage du programme; de la réforme du contrôle des marchés publiques, notamment l’implication pour le responsable programme; et le rôle et la responsabilité du responsable de programme dans la tenue de la comptabilité matière. Ces modules sont assurés par, le Directeur général du Budget, Vieux Rachid SOULAMA et le Conseiller technique du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané OUEDRAOGO.