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Le Comité conjoint d’orientation du portefeuille de consolidation de la paix au Burkina Faso a tenu, ce vendredi 22 mars 2019, sa première session sous la co-présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE représenté par le ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire, Pauline ZOURE, et la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies, Metsi MAKHETHA. Ladite session fait suite à l’éligibilité du Burkina Faso au Fonds des Nations unies pour la  consolidation de la paix avec un portefeuille de 8 millions de dollars US au profit des régions du Sahel et du Nord du pays. La signature des documents de référence du Comité conjoint d’orientation du portefeuille est intervenue, à l’ouverture de la session, entre le ministre Pauline ZOURE et la coordonnatrice du Système des Nations unies.

                             

Pour faire face aux attaques armées et aux incidents  sécuritaires qui affaiblissent les équilibres socioéconomiques et remettent en cause le vivre-ensemble et la paix au Burkina Faso, le Gouvernement burkinabè a initié trois projets financés par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix à hauteur de 8 millions de dollars US. Il s’agit de l’Appui à la gestion pacifique des conflits locaux dans les régions du Sahel et du Nord; de l’Appui à l’amélioration de la confiance entre l’administration, les forces de défense et de sécurité et les populations dans le Nord et le Sahel du Burkina Faso; et de la Promotion de la culture de la paix et de la cohésion sociale dans les régions du Sahel et du Nord.

Selon la coordonnatrice du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA, cet accompagnement des Nations unies en faveur du Gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’Initiative pour la paix durable au Burkina Faso. De son avis, les raisons qui ont milité au financement de ces projets par le système des Nations Unies sont relatives à l’engagement du Gouvernement et les efforts déployés par les acteurs de terrain. «Nous sommes conscientes des fortes attentes des populations et de l’urgence que connaissent les zones touchées par l’insécurité», a déclaré Metsi MAKHETHA avant de rassurer de l’engagement des agences des Nations unies dans chaque axe prioritaire des projets.

                                

A l’ouverture de cette première session du comité, le ministre délégué chargé de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE, a indiqué que les trois projets financés par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix visent à faire la promotion des valeurs du vivre-ensemble au sein des communautés; à raffermir la confiance entre les populations, l’administration et les forces de défense et de sécurité; et à renforcer les mécanismes de prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation.A cet effet, elle a invité les participants à faire des propositions pertinentes, dont la mise en œuvre permettra de renforcer le processus démocratique et l’établissement d’un Etat de droit au Burkina Faso. Pour elle, ce financement marque le couronnement d’un effort et d’un plaidoyer soutenus du président du Faso auprès du secrétaire général des Nations unies afin de permettre au Burkina Faso de bénéficier de l’éligibilité du Fonds de consolidation de la paix. Une éligibilité qui, dit-elle, était très serrée, car c’est un fonds destiné aux pays qui ont fait l’objet de conflits violents. Le Burkina Faso n’a pas encore connu cette situation, mais au regard du diagnostic fait sur les causes de sa vulnérabilité, le plaidoyer du président du Faso auprès des Nations unies a trouvé une oreille attentive. «C’est un motif de satisfaction. Ces trois projets viendront répondre au diagnostic qui a été établi en vue de reconstruire le processus du vivre-ensemble mis en mal, de reconstituer le levier de la cohésion sociale, et d’accompagner les forces de défense et de sécurité sur le terrain et améliorer leur coexistence pacifique avec les populations »,a déclaré le ministre délégué chargé de l’aménagement du territoire avant d’ajouter que les défis et les enjeux de la mise en œuvre de ces projets sont considérables. La mise en œuvre de ces projets, a fait savoir Pauline ZOURE, relève de la responsabilité du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) élaboré par le Gouvernement burkinabè pour contribuer à la sécurisation des personnes et des biens dans la région du Sahel et une partie de la région du Nord.

                               

Au cours de la session, les missions du Comité conjoint d’orientation du portefeuille de consolidation de la paix au Burkina Faso ont été présentées aux participants par monsieur Boulaye SANOGO, de l’Unité de coordination du fonds de consolidation de la paix. Selon M. SANOGO, ledit comité a pour responsabilités, entre autres, d’assurer la cohérence et la qualité des projets et programmes approuvés; d’assurer l’orientation stratégique dans les projets et programmes à venir et dans la mise en œuvre des projets déjà approuvés de façon à tenir compte de l’alignement avec le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) et des autres interventions en cours ou prévues en matière de prévention et de consolidation de la paix au Burkina Faso.