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La Commission nationale d’aménagement et de développement durable du territoire (CNADDT), en collaboration avec l’Agence de l’eau du Nakanbé, a tenu sa deuxième session extraordinaire, le mardi 12 mars 2019 à Ouagadougou, sous la présidence du ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire, Pauline ZOURE, représentée par son conseiller technique, Norbert Souanko KOHOUN. Au cours de cette session, la commission a examiné le projet du Schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE) élaboré par l’Agence de l’eau du Nakanbé. Il s’est agi, pour les participants, de vérifier que les orientations du SDAGE sont conformes à celles du Schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire (SNADDT), horizon 2040; d’apprécier la cohérence de ces orientations avec l’évolution actuelle des différents secteurs de développement; de faire une analyse rigoureuse de l’étude d’impact environnementale et des mesures atténuantes envisagées; et de formuler des recommandations visant à une amélioration dudit schéma et son opérationnalisation.

                                                  

A l’ouverture des travaux, le représentant du ministre délégué chargé de l’aménagement du territoire, Norbert Souanko KOHOUN a indiqué que le SDAGE fait partie des instruments prévus par le Schéma national d’aménagement et du développement durable du territoire. Il a laissé entendre que le SDAGE soumis pour examen et validation permettra une meilleure maîtrise et une meilleure gestion de l’eau dans l’espace de compétence de l’Agence de l’eau du Nakanbé. «Dans le Schéma national d’aménagement et du développement durable du territoire, horizon 2040, il est ressorti que le Burkina Faso dispose d’un potentiel hydraulique très important. Mais le problème qui se pose, c’est la maîtrise de ce potentiel hydraulique et également la maîtrise de la technique d’irrigation. Le SDAGE que nous allons examiner ce matin fait partie d’un ensemble d’instruments qui permettent une meilleure gestion et une meilleure coordination de l’eau », a-t-il souligné.

Selon M. KOHOUN, la petite hydraulique représente un potentiel de développement de plusieurs centaines de milliers d’hectares à hauts rendements au Burkina Faso. Cependant, la difficulté majeure demeure la non maîtrise de cette technique, notamment celle de l’irrigation et de l’utilisation rationnelle de l’eau. A l’entendre, la problématique liée à l’irrigation et à l’utilisation de l’eau présente des conséquences, à savoir l’insécurité alimentaire marquée par une faible couverture des besoins céréaliers de la population dans certaines localités; et la faible capacité d’apport de solutions viables aux phénomènes climatiques. Cette situation, selon l’analyse des politiques de développement menées au Burkina Faso, s’explique en grande partie par l’insuffisante prise en compte des grandes problématiques territoriales dans la conception et la mise en œuvre des politiques.

                                                  

Pour le Directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé, Ghislain Anselme W. KABORE, le Schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau est un document-guide très fondamental qui va conduire les actions de l’agence jusqu’à l’horizon 2035, dans la gestion des ressources en eau dans l’espace de l’agence de l’eau du Nakanbé qui couvre sept régions, vingt-trois provinces et 183 communes. Il donne onze grandes orientations qui vont permettre de gérer convenablement la ressource en eau dans l’espace du Nakanbé. Selon M. KABORE, après avoir fait l’état des lieux des ressources en eau, le document indique que les agriculteurs ne peuvent plus continuer à exploiter les modes d’irrigation actuels au risque de ne pas atteindre la sécurité alimentaire dans un court terme. «Le document recommande, par exemple, d’aller vers des modes d’irrigation plus économes tels que l’aspersion et la micro-irrigation. Il a également identifié un certain nombre de secteurs qui sont porteurs de fortes valeurs ajoutées sur les ressources en eau; des secteurs qui sont créateurs d’emplois. Il a aussi donné comme orientation de consolider la gouvernance de l’eau et de renforcer les capacités de toutes les parties prenantes qui interviennent dans la gestion des ressources en eau», a-t-il confié.