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Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, et le   responsable-pays de la  Banque  africaine   de  développement (BAD),   Pascal YEMBILINE, ont procédé à la signature de trois accords de financement sous forme de prêt et de dons, d’un coût global de 9,436 milliards de F CFA, ce vendredi 1ermars 2019, à Ouagadougou. C’était en présence du ministre de l’Energie, Dr Bachir Ismaël OUEDRAOGO et du secrétaire général du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-gricoles, Alassane GUIRE.

                                                       

 

Le premier accord sous forme de prêt, d’un montant d’environ 06, 311 milliards de F CFA est destiné au financement du   Projet   d’appui   à   la   création   d’une   banque   d’agrobusiness  (PCBA)   dénommé «Banque agricole du Faso». Prévu pour durer 02 ans, ce projet est placé sous la tutelle technique du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles. Les deux autres accords sous forme de don, dont les montants s’élèvent à 02,524 milliards   de   F   CFA   et   plus   de   601   millions   672   mille   F   CFA   sont   destinés respectivement   au   financement   de   l’Initiative  «DESERT   A   l’ENERGIE»,   projet YELEEN d’électrification rurale et à l’Aide d’urgence pour lutter contre l’invasion de lachenille   légionnaire   d’automne.   En   effet, le   projet   l’Initiative  «DESERT   A l’ENERGIE»,  d’une  durée   de  05 ans,  sera  exécuté sous  la tutelle  technique  du ministère   de   l’Energie.   Quant   à   l’Aide   d’urgence   pour   la   lutte   intégrée   contre l’invasion de la chenille légionnaire d’automne, elle servira à lutter contre l’invasion de chenilles qui attaquent plus de quatre-vingt (80) espèces de plantes causant une désorganisation sociale et économique, d’importants dégâts et pertes de production pour le maïs, le sorgho et le riz; notamment un déficit céréalier qui entraine une perte de revenus estimée à plus de 50%.

Selon le responsable-pays de la BAD, les trois accords signés ont une même finalité, celle de permettre au monde rural d’avoir des conditions de travail qui lui permettent d’augmenter ses revenus. A l’entendre, son institution est fière d’être partie prenante à la recherche de solution qui permet de limiter la forte marginalisation du secteur agricole   qui   reçoit   moins   de   5%   de   financement,  alors   qu’il   emploie   3/4   de   la population active burkinabè. L’accord de financement portant sur la création d’une banque d’agrobusiness, a-t-il fait   savoir, est aussi   un appui à   l’émergence   d’une chaîne   de   valeurs   agro-industrielles,   pourvoyeuse   d’emplois   locaux.   Cet   accord permettra d’améliorer l’attractivité du secteur agricole pour le financement bancaire en impulsant la mise en œuvre d’un écosystème qui atténuera les risques du secteur agricole.   Concernant   le   projet   YELEEN   d’électrification   rurale, M.   YIMBILINE   a indiqué   qu’il   portera   sur   une   électrification   hors   réseau   et   devra   atteindre   100 localités. L’idée c’est de véritablement rechercher des ménages situés en dehors du réseau habituel de la SONABEL. La particularité du projet, a-t-il souligné, est qu’il sera fait sous forme de PPP. Pascal YIMBILINE a réitéré l’engagement de la BAD à soutenir les efforts du gouvernement burkinabè dans l’amélioration du bien-être des populations.

Pour   le   ministre   de   l’Economie,  des   Finances   et   du   Développement,   Lassané KABORE, par ailleurs, Gouverneur de la Banque africaine de développement pour le compte du Burkina Faso, la signature des trois conventions de financement vient consolider   l’excellence   des   rapports   entre   le   Burkina   Faso   et   cette   institution, notamment dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). A cet effet, il a salué la qualité de la coopération avec la Banque africaine de développement, qui estime-t-il est «fructueuse».

                                                        

 

Le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël OUEDRAOGO a, au nom du gouvernement et du peuple burkinabè, remercié la Banque africaine de développement pour ces financements.  Pour  lui, les  trois  conventions signées  visent   la   même  finalité.   La Banque agricole permettra   aux   paysans   d’avoir   accès à des   financements   et   de pouvoir investir   au   niveau   du   monde   rural.  Aussi, le projet   YELEEN, qui  a  pour ambition   d’aller   vers   une   énergie   productive,   permettra   d’accompagner   la transformation et aidera à ce que les paysans puissent conserver leurs productions en milieu rural. De son avis, avec 150 villages qui vont bénéficier de l’électrification rurale   par   le   biais   de   ces   financements, c’est   un   bon   significatif   et   qualitatif   qui permettra aux paysans de vivre de l’agriculture. «Cela permettra d’aider le monde rural à aller vers un développement soutenu», a-t-il confié. Dans le projet YELEEN, a poursuivi le ministre de l’Energie,100 000 ménages vont bénéficier de 100 000 kits solaires. Par ailleurs, 100 mini-centrales solaires seront installées dans des localités rurales sur l’ensemble des 13 régions du Burkina Faso.