×

Avertissement

Échec de la suppression de 26041080e036b4d62eb8260517426328.png

Échec de la suppression de bd4234043e9db62ca0da88e35b686340.js

La Banque mondiale vient d’accorder un don de 100 millions de dollars US, soit environ 55 milliards de francs CFA au Burkina Faso. Ces fonds sont destinés à soutenir le Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes(PUFDR). Ils visent notamment à aider le gouvernement dans ses efforts d’amélioration de la sécurité alimentaire, de l’offre des services de base en matière de santé et d’éducation dans les régions touchées par la crise, notamment celles du Nord, du Sahel et de l’Est du pays. L’accord de financement a été signé, le lundi 03 décembre 2018, à Ouagadougou, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, et le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheik F. KANTE. C’était en présence du ministre de la Santé, Pr Nicolas MEDA.

                         

 Selon le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick F. KANTE, le Burkina Faso fait face à une situation d’insécurité régionale qui a diverti les ressources de l’Etat qui devraient servir à financer les investissements prioritaires que sont l’éducation, la santé des populations. Il se trouve que de plus en plus la situation d’insécurité se détériore. C’est pourquoi, la Banque mondiale a jugé nécessaire d’apporter son appui afin que ce déséquilibre soit maîtrisé. A l’entendre, c’est sous l’impulsion du Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez GHANEM, que le Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes  a été conçu pour répondre de manière holistique aux défis auxquels les régions du Nord, du Sahel et de l’Est font face afin de renforcer la résilience. Son objectif est d’aider le gouvernement burkinabè à reconstituer le stock de sécurité alimentaire de la Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS), à assurer la scolarisation continue des élèves déplacés dans les régions impactées par la crise et à appuyer la gratuité des soins pour les populations les plus vulnérables dans ces régions. Cheick F. KANTE a félicité le gouvernement burkinabè pour ses efforts de lutte contre la crise alimentaire à travers son plan d’intervention d’urgence qui prévoit des transferts de vivres et en espèces à environ 605 000 personnes. En effet, suite à la crise qui prévaut depuis un certain temps, a expliqué M. KANTE, plusieurs écoles ont fermé et l’accès aux soins devient une nécessité vitale pour des populations de plus en plus isolées et précarisées. Dans ce contexte déjà difficile, le gouvernement doit gérer les effets d’une crise alimentaire dans ces zones en difficulté avec son corollaire de flambée des prix des denrées alimentaires. Les prix des céréales ont augmenté de 40% à 50% en 2018 par rapport à 2017.

                            

 Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, ce financement de la Banque mondiale sous forme de don, constitue une bouffée d’oxygène pour le gouvernement burkinabè.  A l’entendre, la signature de cet accord de financement porte à dix, le nombre total de conventions de financement signées avec la Banque Mondiale au cours de l’année 2018, pour un coût total de financement estimé à plus de 400 milliards de F CFA. Prévu pour une durée de 3 ans, à partir de 2018, selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, le Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes comprend quatre composantes, à savoir, le paiement des dépenses courantes (i), d’un coût de plus de 42 milliards F CFA, qui aidera au paiement des dépenses de fonctionnement et des salaires de la fonction publique, exceptés ceux des forces de défense et de sécurité; le réapprovisionnement du stock de sécurité alimentaire nationale (ii) d’un coût de 12 milliards de F CFA ; l’assistance technique ciblée pour un déploiement renforcé des ressources de l’Etat; et la gestion du programme. «La particularité de ce projet d’urgence comme son nom l’indique est que 95% du don sera décaissé au plus tard d’ici le 31 décembre 2018», a-t-elle fait savoir. A l’occasion de la signature de l’accord, le ministre de l’Economie des Finances et du Développement a, au nom du gouvernement et du peuple burkinabè, salué les efforts de la Banque mondiale pour le développement du Burkina Faso.