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Le comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC) a tenu sa première session ordinaire de l’année 2018, le vendredi 21 septembre 2018 à Ouagadougou, sous le thème: «Accélérer la préparation des nouveaux pôles de croissance et de compétitivité pour une contribution efficace à la transformation structurelle de l’économie nationale». Présidée par le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, ladite session a permis au comité d’examiner les résultats de la mise en œuvre des résolutions et recommandations de la session de 2017, de faire le bilan de la mise en œuvre du pôle de croissance de Bagré en vue de préparer la mise en place de nouveaux pôles de croissance à Samendeni, au Sahel et dans le Sourou. 

                                           

 Pour le chef du gouvernement burkinabè, le thème de la session de 2018 revêt une grande importance, car, dit-il, il invite à accélérer la politique de développement du pays qui doit tenir compte des avantages comparatifs des régions et la promotion  des chaînes de valeur. De son avis, seule une approche de développement intégrée est à mesure de garantir une transformation structurelle de l’économie burkinabè. «C’est l’absence de liens étroits entre les activités promues dans les pôles de croissance et les secteurs de transformation qui explique, en grande partie, la non transformation de notre économie», a-t-il relevé. Selon Paul Kaba THIEBA le bilan de la  mise en œuvre des résolutions et recommandations de la session de 2017 est satisfaisant.

En ce qui concerne l’approche pôle de croissance au Burkina Faso, il a laissé entendre que le chemin parcouru est fort appréciable. A l’entendre, le pôle de croissance de Bagré, qui constitue la phase pilote de la politique de promotion des pôles de croissance, a permis aujourd’hui de créer directement et indirectement 244 unités économiques, soit environ 12, 425 milliards de F CFA d’investissement.

 S’agissant de la mise en place de nouveaux pôles de croissance à Samendeni, au Sahel et dans le Sourou, le Premier ministre a confié que le processus de préparation est à un état très avancé. Selon Paul Kaba THIEBA, d’autres projets sont en cours, à savoir la création d’un pôle de croissance dans la région de l’Est. Au cours des travaux, un document de cadrage pour le lancement du processus de préparation de ce pôle de croissance a été adopté. Selon le rapport présenté par le Directeur général du développement territorial du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Wilfried Martial BASSOLE, la création et la mise en œuvre des pôles de croissance au Burkina Faso présentent de nombreux avantages, mais aussi des difficultés liées, entre autres, à la problématique de financement, à celle du foncier, à la défaillance des consultants et à la faible qualité des rapports d’études, au faible intérêt des partenaires techniques et financiers pour les pôles de croissance en raison de la longue durée des projets, et à une absence de synergie d’actions entre les acteurs.

                                 

Pour cette session de l’année 2018, le comité national de pilotage des pôles de croissance a pris de nouvelles résolutions pour accélérer la mise en place de nouveaux pôles de croissance au Burkina Faso. Par ailleurs, des recommandations ont été faites, dans le cadre de la création des zones économiques spéciales (ZES) à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, afin de favoriser l’industrialisation. «A Ouagadougou, nous avons choisi un site à Tensoaba dans la commune rurale de Tanghin-Dassouri sous réserve de l’approbation du Conseil des ministres. A Bobo-Dioulasso, nous prévoyons de mettre en place une zone économique spéciale pour soutenir l’activité industrielle. Nous envisageons cela sur la zone d’activités diverses située sur la route nationale N°1 à Yéguéresso», a précisé le Premier ministre avant d’ajouter que de multiples projets sont en état d’étude. Il a cité, en l’occurrence,  la grappe huilerie de Bobo-Dioulasso, le technopôle de TIC à Ouagadougou et l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou. 

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, il importe actuellement d’avoir un éclairage des experts sur la question de la spécialisation des pôles de croissance. L’intérêt est de savoir si Samendeni, Bagré, Sourou, etc., doivent produire les mêmes spéculations ou si chaque pôle de croissance doit se spécialiser dans un domaine de production donné en vue d’éviter la concurrence.

 

En rappel, les pôles de croissance ont pour rôle de valoriser les potentialités économiques dans les différentes régions du Burkina Faso.