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La Direction générale des impôts (DGI) tient du 20 au 25 août 2018, à Ouagadougou, un atelier national sur la répression de la fraude fiscale. L’ouverture des travaux a eu lieu ce lundi 20 août sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, le parrainage du ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, Réné BAGORO, en compagnie du représentant du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Konan Djaha BENOIT, et du contrôleur général d’Etat, Luc Marius IBRIGA. 

                       

Placé sous le thème: «Elaboration d’une stratégie de synergie d’action entre l’administration fiscale et les acteurs de la chaîne pénale en matière de lutte et de répression de la fraude fiscale», cet atelier vise à définir une stratégie efficace de collaboration entre l’administration fiscale et les acteurs de la justice dans la lutte et la répression des actes de fraude en général et de la fraude fiscale en particulier au Burkina Faso. Durant cinq jours, les participants composés d’agents de l’administration fiscale et douanière, de magistrats du Siège et du Parquet intervenant dans la répression des infractions économiques et financières, d’officiers de police judiciaire et d’inspecteurs généraux des finances dresseront un état des lieux de la collaboration entre les acteurs dans la répression de la fraude fiscale et définiront   une stratégie commune de répression de la fraude fiscale, du faux et du blanchiment de capitaux en vue d’optimiser les performances de la Direction générale des impôts. 

Selon le Directeur général des impôts, Adama BADOLO, la fraude fiscale au Burkina Faso se pratique et se manifeste sous plusieurs formes. Il a cité, entre autres, le faux et l’usage du faux qui consistent en la fabrication et à l’utilisation de faux documents en apparence authentiques alors qu’aucune autorité administrative ne les a délivrés (attestations de situation fiscale, cachets); les abus des régimes fiscaux dérogatoires destinés à accorder aux investisseurs des avantages fiscaux en raison de l’importance des investissements à réaliser; l’émission de fausses factures par des entreprises existantes ou celles qui n’ont aucune existence réelle; la manipulation des prix des transactions par les multinationales et les sociétés d’un même groupe résidant dans des Etats différents. A l’entendre, en 2018, la DGI a procédé à la désactivation du numéro IFU de plus de 400 importateurs n’ayant jamais effectué une déclaration. «Parmi les grands obstacles à la mobilisation des recettes fiscales,  la fraude fiscale se révèle comme un défi primordial», a-t-il déclaré avant de faire remarquer qu’il existe des insuffisances dans la répression de la fraude fiscale. Suivant les orientations très claires de madame le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, a poursuivi le Directeur général des impôts, son institution s’est résolument engagée dans la lutte contre la fraude fiscale dans son volet répression. Et les interactions  avec l’institution judiciaire ont renforcé la collaboration. Cette collaboration a permis, selon M. BADOLO, de donner une suite judiciaire à  13 dossiers de fraudes fiscales de 2016 à 2018. 

De l’avis du ministre en charge de l’Economie, des Finances et du Développement,  Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, la collaboration entre les structures présente l’avantage de réduire les lourdeurs administratives, de favoriser le partage d’informations et d’expériences, la mutualisation des compétences et d’instaurer un climat de confiance entre les acteurs pour une meilleure efficacité de la lutte contre la fraude fiscale. Evoquant les formes de fraudes fiscales, elle a laissé entendre qu’elles portent un préjudice incalculable aux finances publiques du pays à tout point de vue.

                                               

Quant au représentant du Directeur général du GIABA, Konan Djaha BENOIT, il a soutenu également que la fraude fiscale porte une atteinte aux économies locales. Et, pour lui, face à la faiblesse de l’appui des partenaires au développement, il importe de faire en sorte qu’il y ait une mobilisation interne des ressources. Cette mobilisation interne des ressources passe par la lutte contre la fraude. D’où l’intérêt de l’atelier qui, selon lui, va permettre de reformuler des recommandations afin de lutter efficacement contre cette fraude fiscale à travers l’implication de la justice et les autres acteurs œuvrant dans ce domaine.