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Le Comité de  pilotage  du  Cadre  sectoriel  de   dialogue   (CSD)   gouvernance économique a tenu sa revue à mi-parcours, le mardi 31 juillet 2018 à Ouagadougou. Il s’est agi de faire l’état de mise en œuvre des activités réalisées dans le secteur de planification "gouvernance économique "  en vue de dégager les insuffisances et d’y apporter des solutions. La cérémonie   a   été   présidée   par   le   Vice-président   du   comité   de   pilotage,   Smaïla OUEDRAOGO, par ailleurs, ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle, en présence du ministre délégué chargé du Budget, Edith Clémence YAKA, du chef de la coopération de l’Union européenne représentant les partenaires techniques   et   financiers,   Thierry   BARBE,   du   secrétaire   général   du   ministère   de l’Economie, des Finances et du Développement, Seglaro Abel SOME et du Directeur général des études  et des statistiques sectorielles , Souleymane NABOLE. En effet, le Cadre sectoriel de dialogue gouvernance économique est composé de cinq   ministères   que   sont   le   ministère   de   l’Economie,   des   Finances   et   du Développement,   le    ministère   de   la   Jeunesse,   de   la   Formation   et   de   l’Insertion professionnelle,   le    ministère   des   Affaires   étrangères   et   de   la   Coopération,   le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale.

                                      

A   l’ouverture   des   travaux,   le   Vice-président   du   comité   de   pilotage,   Smaïla OUEDRAOGO,  a indiqué qu’à la date de fin juin 2018, le CSD a enregistré un taux  d’exécution physique de ses activités de 46%, avec une consommation budgétaire d’environ 29%, malgré le contexte difficile du pays dans lequel celles-ci s’exécutent. Ce taux d’exécution de 46% est relatif à la programmation annuelle des activités, selon le Directeur général des études et des statistiques sectorielles, Souleymane NABOLE. Selon le Vice-président, il y a des motifs de satisfaction à en tirer au regard des mouvements   sociaux   qu’a   connu   le   département   en   charge   de   l’Economie,   des Finances et du Développement et au regard du contexte général du pays. Il en veut pour preuves, l’adoption de la loi à l’Assemblée nationale relative à la planification et à la gestion du développement; la création de la banque pour le financement de l’agriculture; les  référentiels pris  dans le  cadre de  l’amélioration  de la  gestion  du patrimoine d’Etat; la  nomination et l'installation  de 36 comptables-matières sur 39 ;l’adoption de   textes  et   la  réalisation   d’audits  dans  le  cadre   de  la  lutte  contre  la corruption, la fraude et le faux; 351 marchés publics audités  et 7 établissements publics  audités.  Le   Vice-président  du comité  de pilotage   a  saisi  l’occasion  pour

féliciter l’ensemble des cadres des cinq ministères qui composent ledit comité, ainsi que les partenaires techniques et financiers. De son avis, pour être au rendez-vous en décembre 2018, le CSD devra améliorer le contexte de mobilisation des ressources financières. Le Vice-président note déjà des perspectives avec la facture  normalisée   qui   est en cours,   la  télédéclaration  et le télépaiement, l’interconnexion du système informatique du Burkina Faso et du Togo et des perspectives d’ouverture vers la Côte d’Ivoire. «Tout cet environnement et la lutte   contre   le   blanchiment   d’argent   et   de   financement   du   terrorisme   doivent permettre d’assainir le monde économique et permettre au Burkina Faso d’avancer sereinement vers le développement», a-t-confié. Selon   le   chef   de   la   coopération   de   l’Union   européenne,   Thierry   BARBE,   les partenaires techniques et financiers (PTF) sont particulièrement attentifs à ce que fait le gouvernement burkinabè, notamment en matière de lutte contre la corruption de mise en œuvre de la facilitation du contrôle interne. Toutefois, ceux-ci émettent des inquiétudes sur l’augmentation des dépenses en personnels qui affectent la capacité du   gouvernement   à   faire   des  investissements.   Des   investissements   dont   le  taux continue de faire l’objet de forte régulation, selon M. BARBE, comme en témoigne le faible taux d’engagement en fin juin 2018, 67%. «C’est le principal sujet sur lequel les   partenaires   techniques   et   financiers   essaient   d’appuyer   le   gouvernement burkinabè   afin   de   l’aider   à   maîtriser   cette   dépense   en   personnel  pour   pouvoir assurer le développement», a confié le représentant des PTF. En matière de gestion budgétaire, a-t-il poursuivi, les PTF réitèrent leurs inquiétudes au niveau de la masse salariale et  au niveau  du déficit budgétaire.

                                   

De l’avis de Thierry BARBE, le bilan à mi-parcours interpelle l’ensemble des acteurs et des partenaires sur les défis à relever au cours du second semestre de l’année 2018. Il a cité, entre autres, la relecture du cadre juridique des PPP, la diffusion du PSGE adopté en Conseil des ministres du 14 février 2018, la mise à disposition du Plan   d’actions   intégré   du   ministère   de   l’Economie,   des   Finances   et   du Développement, la maîtrise de la masse salariale et du déficit budgétaire. Par ailleurs, les partenaires techniques et financiers, par la voix de leur représentant, ont  exprimé   des   préoccupations  auxquelles   le   comité   de   pilotage   a   apporté  des éléments de réponses. Ces préoccupations sont relatives au faible  taux de transfert des ressources aux collectivités territoriales qui se situerait à environ 3% en2016 et 2017 contre 10% prévus en 2018; l’audit des marchés publics, etc. En ce qui concerne la baisse  des   investissements sur ressources propres soulevée par les PTF, le ministre délégué chargé du Budget, Edith Clémence YAKA, a laissé entendre que cette baisse  est  liée   à   l’évolution de la masse salariale et  de   celle des dépenses de sécurité et de la défense. «Nous travaillons à ce que le contexte puisse s’améliorer pour   que   nous   puissions   aller   dans   le   sens   que   le   gouvernement   et   les   PTF souhaitent», a-t-elle indiqué.