×

Avertissement

Échec de la suppression de 26041080e036b4d62eb8260517426328.png

Échec de la suppression de bd4234043e9db62ca0da88e35b686340.js

Le processus de modernisation des procédures fiscales se poursuit à la Direction générale des Impôts (DGI). Après le lancement réussi de la plateforme de téléprocédures, eSINTAX, en avril 2018 qui portait sur la télédéclaration des impôts en ligne, elle vient de lancer  la phase 2 dénommée  ePAYEMENT pour permettre aux contribuables burkinabè de satisfaire également à leurs obligations de paiement des impôts en ligne. Le lancement de cette nouvelle plateforme en ligne a eu lieu, ce lundi 02 juillet 2018, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, en compagnie du vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B), Diakaria OUATTARA, par ailleurs, DG de Coris Banque Internationale et le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi SAVADOGO. 

                                           

Selon le Directeur général des impôts, Adama BADOLO, cette plateforme permet de passer de 15 impôts au départ à 33 impôts que les contribuables des grandes et moyennes entreprises pourront payer en ligne. «Ils peuvent désormais payer en ligne et recevoir la version PDF de leur déclaration, mais aussi la quittance en ligne», a-t-il indiqué. Avant, a expliqué M. BADOLO, les contribuables venaient déposer leurs déclarations physiques dans les guichets et les agents les saisissaient dans le système informatique. Aujourd’hui, ils ont la possibilité d’envoyer la déclaration en ligne et cette déclaration est automatiquement intégrée dans le système informatique de la Direction générale des impôts; le dossier fiscal de déclaration et de paiement est automatiquement mis à jour.  

Pour lui, le ePAYEMENT permettra à son institution de gagner en temps et de se concentrer sur les tâches qui n’étaient pas exécutées jusque-là. «On mobilisait trop d’agents pour juste recevoir des déclarations, classer des dossiers ou encaisser de l’argent. Vous comprenez que ce ne sont pas des activités à valeur ajoutée. Ce qui va se passer maintenant, c’est que ces activités administratives vont être exécutées automatiquement par la machine et le personnel va se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée qui vont nous permettre d’être plus performantes», a confié Adama BADOLO.

A l’entendre, le système du ePAYEMENT vise, pour le moment, les grandes et moyennes entreprises qui représentent 90% des impôts et taxes qui sont payés. Pour ces contribuables, le paiement spontané représente 80% des recouvrements. Si tous les contribuables adhèrent à la déclaration et au paiement des impôts en ligne, fait-il savoir, ce sont environ 80% au moins des recettes mensuelles du pays qui seront sécurisées automatiquement et qui seront encaissées sans une intervention humaine.

                                            

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, la mise en ligne du module de paiement des impôts est un pas de plus dans la modernisation de  l’administration fiscale burkinabè qui permettra, ainsi, au pays d’améliorer son indice de Doing Business et d’accroître la maîtrise des finances publiques et la sécurisation des recettes fiscales. Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a saisi l’occasion pour traduire sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers et aux banques pour leur accompagnement constant dans la mise en œuvre de ce projet.  A l’entendre, en 2 mois d’exploitation, la plateforme de téléprocédures eSINTAX lancée en avril 2018 a enregistré l’adhésion de plus de 170 contribuables. «Cette plateforme a suscité beaucoup d’intérêt auprès des contribuables qui ont trouvé en cela une opportunité de réduire les coûts liés aux démarches de déclarations et de paiements des impôts», a-t-elle confié avant d’inviter les contribuables réticents à y adhérer en vue de faciliter leur tâche. Que faire pour susciter l’adhésion de tous à la plateforme? A cette interrogation, la Direction générale des impôts envisage, comme stratégies, des communications, des sensibilisations et des démarchages.  «On ira dans les entreprises pour leur expliquer le bien-fondé de cette plateforme.», a déclaré son responsable. Elle entend également rendre la déclaration et le paiement des impôts en ligne obligatoires. Concernant la sécurisation du système, la DGI dit mettre à contribution, les experts bancaires, financiers et les experts en TIC, notamment l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina, le ministère en charge de l’Economie numérique, l’Agence de promotion des technologies de l’information et de la communication, la Direction générale des services informatiques du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et un consultant sur les questions de sécurité informatique.

Pour sa part, le vice-président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina, Diakaria OUATTARA a félicité la Direction générale des impôts et, partant, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement pour cette réforme. Selon M. OUATTARA, la contribution des établissements bancaires et financiers a été d’interconnectée leurs plateformes à celle du eSINTAX de la DGI afin de rendre les opérations de paiement en ligne possibles.  A l’écouter, leur action ne se limitera pas à cela. Ils entendent jouer leur partition dans les paiements des impôts, à travers la validation des ordres de paiement qui sont émis par les clients et en les sensibilisant également.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Mahamadi SAVADOGO a, lui aussi, félicité le département de l’Economie et des Finances, ainsi que la DGI pour les innovations qu’ils ne cessent d’apporter pour permettre au secteur privé d’aller de l’avant.