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La clôture des travaux de la 6e édition des Journées nationales de concertation (JNC) Etat-Organisations non gouvernementales et Associations de développement (ONG/AD) est intervenue dans l’après-midi de ce vendredi 29 juin 2018, à Ouagadougou. «Diversification de l’économie burkinabè: rôle des ONG/AD dans la promotion de la transformation et la commercialisation des produits», tel est le thème sur lequel les travaux ont porté.

                                    

A l’occasion de leur clôture, le représentant du Premier ministre, Simon COMPAORE, par ailleurs, ministre d’Etat auprès de la Présidence du Faso, a visité les stands d’exposition sur des savoirs, savoir-faire et bonnes pratiques des ONG et associations de développement œuvrant au Burkina Faso. Au terme de cette visite des stands, il a eu un face à face avec les ONG/AD au cours duquel elles ont exposés les difficultés qui entravent la bonne marche de la transformation et la commercialisation des produits locaux du Burkina Faso. Lesquelles difficultés affectent l’atteinte des objectifs de l’axe 3 du PNDES qui est de «dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois».

Selon la présidente du Conseil d’administration du Secrétariat permanent des ONG (SPONG), Juliette T. COMPAORE, ces difficultés sont liées au manque d’équipements mécanisés adaptés aux besoins des acteurs et actrices engagés dans la transformation et la commercialisation des produits locaux; au difficile accès au financement/crédits; à la faiblesse des rendements agricoles, et au manque de soutien à la commercialisation, la vulgarisation et la  promotion de leurs produits. De l’avis de Mme COMPAORE, la transformation reste un maillon important, sinon indispensable pour la liaison de la production au marché. De ce point de vue, a-t-elle insisté, la modernisation du secteur de la transformation et l’organisation de la commercialisation sont les points importants pour une véritable chaîne de valeur. 

Par ailleurs, la présidente du Conseil d’administration du SPONG a souligné que l’agriculture burkinabè est extensive avec un accroissement moyen de 2,8% par an. Si cette tendance se poursuit, tire-t-elle la sonnette d’alarme, elle épuisera les terres cultivables à l’horizon 2030. D’où la nécessité de trouver des moyens d’accroître les rendements tout en inscrivant la production dans la durabilité. «Nous notons avec impuissance que le niveau des superficies de production croît, mais le niveau des rendements  est resté quasiment constant depuis  les années 80, autour de 860 kg/ha (INSD, 2007)», a fait savoir Juliette T. COMPAORE. 

Eu égard aux préoccupations sus mentionnées, les ONG et associations de développement, au cours de la JNC 2018, ont fait des recommandations au gouvernement. Il s’agit, entre autres, pour le gouvernement, de définir une politique industrielle claire qui permettrait de mettre en place des appuis cohérents concernant le secteur de la transformation des produits agricoles; restructurer les unités de transformation afin d’avoir des unités unifiées, plus modernes; garantir l’accès des transformateurs et transformatrices au marché national au profit de certaines institutions (cantines scolaires, les casernes, les hôpitaux) à travers des contrats; sécuriser les produits agricoles à travers des mécanismes variés en vue de booster la production; protéger les produits agricoles par la mise en place des barrières non tarifaires (définition des normes de conservation, de transport, de conditionnement, etc.); revoir les attributions de la SONAGESS pour prendre en compte le besoin de stabilisation des prix sur le marché par le jeu de stockage et du déstockage.

Environ 343 milliards de FCFA investis par les ONG/AD entre 2012 et 2016  

Dans son allocution de clôture, le représentant du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA a traduit la gratitude du gouvernement, des collectivités territoriales et de la nation toute entière, à l’ensemble des ONG et associations de développement qui s’investissent perpétuellement pour le développement au Burkina Faso.

                                       

Selon Simon COMPAORE, les ONG et associations de développement contribuent fortement à l’augmentation des richesses du pays. Il en veut pour preuves, pour la période 2012 à 2016, la mobilisation et l’investissement de plus de 343 milliards de FCFA par les ONG/AD pour l’exécution des projets et programmes couvrant presque tous les secteurs. A l’entendre, ces ressources ont permis, entre autres, la réalisation de plus de 110 établissements scolaires, 497 salles de classes, 41 centres de santé, 3 989 points d’eau, 81 234 latrines, l’aménagement de 22 000 hectares de terres agricoles, la prise en charge sanitaire de près de 4 millions de personnes, des prises en charges multiples de plus de 1,6 millions de nécessiteux, en termes de protection sociale.

Sur le plan du renforcement des capacités, a ajouté le représentant du Chef du gouvernement burkinabè, plus de 148 500 producteurs et 2 000 groupements ont bénéficié de formations en activités génératrices de revenus (AGR) et en transformation de produits. De même, plus de 114 000 producteurs et 1 300 groupements ont bénéficiés de micro-crédits pour la réalisation d’AGR et près de 13 000 producteurs ont bénéficié d’appuis dans le cadre de la commercialisation de leurs produits. «Avec un tel apport, l’Etat ne peut pas ne pas être à l’écoute des ONG et associations de développement pour voir comment il pourra les accompagner utilement afin qu’il décuple leurs apports en vue d’enrichir davantage toute la communauté. Nous sommes très attentifs, parce que ces ONG et associations contribuent fortement à la production nationale», a soutenu le ministre d'Etat Simon COMPAORE qui pense que leur action contribuera, sans doute, à une bonne implémentation des projets du PNDES. Se prononçant sur les problématiques soulevées à cette 6e édition des JNC Etat-ONG et AD, il a rassuré que le rapport qui en sortira ne sera pas rangé dans des tiroirs: «Il sera exploité à bon escient par le gouvernement».