Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, à travers la Direction générale de l’Economie et de la Planification, a tenu la première revue de l’année 2018 du portefeuille des projets et programmes financés par le Système des Nations unies (SNU), le mardi 15 mai 2018, à Ouagadougou. Présidée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, cette revue a permis de présenter le niveau de performance du portefeuille des projets et programmes financés par le Système des Nations unies au Burkina Faso, d’examiner les contraintes affectant négativement leur mise en œuvre  et d’envisager un plan d’actions pour améliorer la performance. D’un coût total estimé à plus de 103, 756 milliards de F CFA au 31 mars 2018, le portefeuille global du Système des Nations unies au Burkina Faso a permis de financer 42 projets et programmes qui interviennent essentiellement dans 08 domaines, notamment la santé, l’alimentation, la gouvernance, l’environnement, la micro-finance, l’emploi et les activités génératrices de revenus, le VIH/SIDA et le renforcement des capacités.

        

A l’ouverture des travaux de la revue, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a indiqué que les projets et programmes financés par le Système des Nations unies affichent, au 31 mars 2018, une performance moyenne avec un taux de décaissement de 61,42%. Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, 13 projets sur les 42, soit 30,80% présentent des niveaux de performances satisfaisants; 09 projets, soit 21,43% présentent des taux de performance moyennement satisfaisants; tandis que 13 autres projets présentent, soit 30,80% présentent des taux de performance non satisfaisants. A l’entendre, plusieurs facteurs expliquent les taux de performance non satisfaisants. Elle a cité, entre autres, le retard dans la mise en vigueur des conventions; la satisfaction tardive des conditionnalités de premier décaissement; la mise à disposition tardive des ressources financières par les PTF et l’Etat; l’insécurité dans certaines zones d’intervention des projets, ainsi que la faible capacité de certains acteurs de mise en œuvre pour assumer les fonctions de maîtrise d’ouvrage déléguée.

De l’avis du ministre en charge de l’Economie et des Finances, pour améliorer davantage la contribution de ces projets et programmes à l’atteinte des objectifs du PNDES, il convient non seulement de résoudre ces problèmes majeurs qui affectent la bonne performance des projets, mais aussi de prendre en compte les aspirations des populations. «Au delà  des taux de décaissement, d’exécution financière et physique généralement retenus comme indicateurs de mesure de performance, la mise en œuvre des projets et programmes doit être appréciée en tenant compte des attentes des populations», a-t-elle soutenu avant d’inviter les participants à la revue de portefeuille des projets et programmes à formuler des recommandations assorties d’un plan d’actions réalistes et de mettre en place un mécanisme conjoint de suivi.

Pour la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA, la revue de portefeuille des Nations unies, pour le gouvernement burkinabè comme pour le système des Nations unies, constitue un temps d’arrêt et de réflexion pour faire l’état de la mise en œuvre des projets et programmes, d’identifier les facteurs de risques, de lever les goulots d’étranglement et surtout d’examiner des pistes de solutions pour accélérer la mise en œuvre de ces projets et programmes en vue de l’atteinte des objectifs du PNDES.

Metsi MAKHETHA a saisi l’occasion pour remercier le gouvernement burkinabè qui a organisé la revue 2017 du PNDES et rassuré les participants de la disponibilité du Système des Nations unies, à travers ses différentes agences, fonds et programmes à conjuguer le maximum d’efforts dans le suivi-évaluation basé sur des indicateurs vérifiables avec des données fiables et des mécanismes transparents. «Notre souhait est que cette revue puisse mettre à la disposition du Système des Nations unies et des agences, fonds et programmes des recommandations spécifiques; un plan d’actions pour assurer la pertinence et améliorer la qualité de nos appuis…», a-t-elle confié.