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Les membres du Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) ont tenu leur première session ordinaire 2018, le jeudi 12 avril à Ouagadougou. Au cours de cette session, ils ont examiné et d’adopté les documents statutaires du FAARF, notamment le rapport d’activités 2017, les états financiers 2017, ainsi que le projet de budget révisé 2018. En plus de ces documents, Selon le président du Conseil d’administration du FAARF, Sidwayan Eric Alphonse KOMPAORE, les échanges ont porté sur deux nouveaux programmes dont la mise en œuvre est confiée au FAARF. Il s’agit du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) et au Programme d’autonomisation économique des jeunes et des femmes (PAEJF). «Ces deux programmes ont fait l’objet d’un examen pour voir comment ils sont mis en œuvre et quelles sont les recommandations qui peuvent être faites par les administrateurs pour permettre au FAARF d’atteindre les objectifs qui lui ont été assignés», a confié M. KOMPAORE.

                                                                    

Selon la Directrice générale du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes, Margueritte TRAORE/DAMIBA, la plupart des activités en 2017 ont été réalisées à plus de 100%. Un bilan qui lui donne des motifs de satisfaction. «Je pense, à mon humble avis, qu’il y a une satisfaction à tirer, parce qu’on a pu réaliser pas mal d’activités à 100%, sauf une. La seule qui n’a pas pu être réalisée à 100% et qui se situe à 86%, c’est le contrôle interne», a-t-elle déclaré. La directrice générale du FAARF explique ce taux de moins de 100% par le fait que deux programmes leur ont été confiés en cours d’années, alors que leur programme d’activités 2017 était déjà arrêté. «Ce sont les mêmes acteurs qui ont mené de front ces programmes. Pour cela, vers la fin de l’année, nous avons priorisé   le déblocage des crédits concernant les programmes qui ont été confiés au FAARF, au détriment des sorties terrain», a-t-elle fait savoir.  

A l’entendre, le FAARF devait placer un peu moins de 9 400 000 000 F CFA en 2017, il a légèrement dépassé ce montant et a fait une réalisation de 106% en termes de crédits prévus pour le financement des activités rémunératrices des femmes dans toutes les régions du Burkina Faso. Le nombre total de bénéficiaires pour cette même année est passé à 137 900 répartis dans 42 provinces du pays.

Les secteurs d’activités financés en 2017 sont essentiellement l’élevage, le commerce, la transformation agroalimentaire, l’agriculture et l’artisanat. Selon le rapport d’exécution du programme d’activités, il ressort que l’élevage et le commerce ont absorbé plus de la moitié des financements, soit 68,42% des montants accordés (38,17% pour l’élevage et 30,25% pour le commerce).

En ce qui concerne la situation du recouvrement et des impayés des bénéficiaires du fonds, le rapport indique que le taux de recouvrement est passé de 96, 85% en 2016 à 96,53% en 2017. De même, le taux des impayés est passé de 3,15% en 2016 à 3,47% en 2017. Pour la Directrice générale du FAARF, cet état de fait est dû à un décalage des échéances de  recouvrement qui sera rattrapé. «Le fait d’avoir exécuté les programmes du PADEL et du PAEJF n’est pas une mauvaise chose en soi pour nous, mais cela a décalé certaines échéances qui vont être rattrapées. Ce sont les mêmes acteurs qui recouvrent, qui placent et qui travaillent aussi pour les deux programmes», a soutenu Margueritte TRAORE/DAMIBA.

Evoquant les perspectives, Mme TRAORE, a laissé entendre qu’elles sont nombreuses. Mais la principale, c’est celle souhaitée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement qui souhaite une mutation du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes. Ce fonds existe depuis 1991. Le ministre en charge de l’Economie et des Finances dit qu’il est temps de marquer un arrêt et d’aller vers une mutation institutionnelle qui puisse prendre en compte non seulement l’entreprenariat féminin, mais également les jeunes promoteurs qui sont intéressés par le financement de ce fonds. La réflexion, a indiqué la Directrice générale du FAARF, est en train d’être menée. La requête a été envoyée à des banques partenaires qui veulent bien accompagner le ministère dans cette mutation.