La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en collaboration avec la Direction générale du développement territorial du Burkina Faso tient, ce mercredi 28 mars 2018 à Ouagadougou, un atelier d’examen  du Schéma  de développement de l’espace régional (SDER). Cet atelier, qui réunit des experts venus de plusieurs institutions et de la société civile, vise à examiner et valider le rapport diagnostic phase 3 du SDER. L’ouverture des travaux a été présidée par la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE. 

Dans son allocution d’ouverture, elle a, au nom du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, exprimé sa satisfaction  de voir le Burkina Faso devenir, à travers l’atelier, le centre d’échanges pour la mise en place du territoire communautaire. Selon Pauline ZOURE, les résultats mitigés obtenus par les Etats dans le cadre des politiques d’aménagement de territoires, depuis leur accession aux indépendances, imposent de repenser le développement dans un cadre communautaire plus cohérent avec des objectifs communs. D’où l’élaboration de la politique d’aménagement du territoire communautaire de l’UEMOA adopté en janvier 2004 par les chefs d’Etats et de gouvernements de l’union, qui s’appuie sur quatre axes principaux, à savoir la promotion de l’aménagement du territoire communautaire dans les politiques publiques des Etats; l’accélération de la réalisation concertée des grandes infrastructures et équipements communautaires, ainsi que la définition d’une armature urbaine de développement; l’orientation spatiale de la mise en valeur des potentialités de l’union pour renforcer la complémentarité, la compétitivité pour une meilleure insertion des pays membres dans l’économie régionale et mondiale; le développement de la solidarité communautaire et le renforcement de la cohésion sociale. Par cette politique, a expliqué la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, les Etats se sont engagés, entre autres, à mettre en cohérence les politiques sectorielles nationales et communautaire; à renforcer l’intégration physique et économique de l’union; à consolider les différentes politiques sectorielles d’intégration régionale et à équilibrer le développement régional.

Concernant le Burkina Faso, Pauline ZOURE a souligné que le renouveau de l’aménagement du territoire impulsé par la Commission de l’UEMOA s’est traduit par la volonté du gouvernement d’entreprendre en tant que politique de planification spatiale, l’élaboration et l’adoption du Schéma national d’aménagement du territoire qui vise à assurer un développement harmonieux de l’espace national par une meilleure répartition des populations et des activités. Pour concrétiser ces orientations, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement conduit actuellement, avec les régions, le processus d’élaboration des Schémas régionaux d’aménagement et du développement durable du territoire. «Il ne fait aucun doute que ces différents documents de planification seront fortement mûris par le futur schéma que sommes en train de construire», a-t-elle déclaré avant d’ajouter que la garantie de la cohérence d’ensemble passe par là, ainsi que le développement équitable et durable. Ainsi, elle a, au nom du gouvernement burkinabè, salué l’initiative et la démarche participative de l’UEMOA qui implique l’ensemble des parties prenantes.                                                               

 

Le commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports, Paul KOFFI KOFFI, représentant le  président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah BOUREIMA, a, quant à lui, exprimé sa gratitude aux experts présents pour l’ appui apporté à l’union dans sa mission d’harmonisation des outils d’intégration de l’espace communautaire conformément aux objectifs fixés dans le cadre de sa politique d’aménagement du territoire. Selon Paul KOFFI KOFFI, la Commission de l’UEMOA appuyée par un comité scientifique a démarré depuis octobre 2015, l’élaboration du Schéma de développement de l’espace régional (SDER) à travers un processus participatif entre tous les acteurs des différents niveaux communautaires. Le SDER, à l’entendre, a pour objectif de contribuer, entre autres, à harmoniser les politiques nationales d’aménagement du territoire, de fournir aux différents pays des orientations nécessaires pour la coordination et l’animation du développement régional et d’établir les principes directeurs qui doivent régir la localisation des grandes infrastructures et équipements communautaires.