Mme Edith Clémence YAKA, ministre délégué chargé du Budget a échangé, dans la soirée du jeudi 15 Mars 2018, avec des hommes d’affaires Franco-Burkinabè au cours d’un diner-débats. Les échanges ont porté sur la problématique de la dette intérieure, qui represente la dette contractée par l’Etat, les collectivés territoriales, les sociétés d’Etat auprès d’agents économiques résidents. Pour mieux répondre aux préoccupations des acteurs économiques, Mme Edith Clémence YAKA était accompagné de Vieux Abdoul Rachid SOULAMA, directeur général du budget, de Adama BADOLO, directeur général des impôts, Abraham KY, directeur général du contrôle des marchés publics et des engagements financiers et d’un représentant de la direction général du trésor et de la comptabilité publique.

 

 Au cours des échanges, Mme Edith Clémence YAKA a fait le point de la situation de la dette intérieure au Burkina. Elle a indiqué  que  depuis  un certain temps, plusieurs actions ont été entreprises en vue de l’apurement de cette dette.  « Dès que nous sommes arrivés en 2016, un audit a été commandité par le Gouvernement et l’ASCE a réalisé ledit audit pour nous permettre d’avoir une idée du stock de dette qui est en souffrance dans les différents ministères. L’audit de l’ASCE a évalué ces dettes à 75 milliards de F CFA et les a classés en deux catégories notamment la dette régulière et celle irrégulière » a expliqué le ministre délégué chargé du Budget. Spécifiant ces deux catégories, Edith clémence YAKA a précisé que la dette régulière concerne les prestations d’entreprises ayant respectés les procédures et celle irrégulière regroupe les prestations d’entreprises qui ont manqué de  suivre ou de respecter les démarches réglementaires.

 

Malgré cela, poursuit madame le ministre, le Gouvernement a consentis des efforts en vue du respect de ses engagements vis-à-vis des prestataires. « En 2016, nous avons apuré la dette régulière au cours d’une loi de finances rectificative, qui nous a permis  d’ouvrir et de positionner des crédits au niveau de chaque département ministériel pour lui permettre de liquider ses dossiers. En 2017, nous avons évolué dans l’appurement de  la dette irrégulière dans l’objectif d’accompagner le secteur privé et de permettre une relance de l’économie. Il s’agissait juste pour les entreprises de présenter une facture certifiée et d’attester du service fait  », a-t-elle souligné. Pour 2018, le ministre délégué chargé du Budget a informé les hommes d’affaires Français et Burkinabè que le Gouvernement a décidé de s’acquitter de ses arriérés de paiement auprès de certains sociétés d’Etat tels la CARFO, la CNSS, La SONAPOSTE, à hauteur de 17 milliards de F CFA.

S’exprimant à la suite de Madame le ministre, les participants ont soulevé leurs préoccupations qui principalement étaient relatives à la loi de finances 2018, au nouveau code des impôts, aux procédures de contrôles douanières et des marchés publiques, aux chèques impayés etc. A toutes ces interrogations, Mme Edith Clémence YAKA et ses collaborateurs ont apporté des réponses appropriés qui de l’avis du président du Club des hommes d’affaires Franco-Burkinabè, Philipe Prudent, étaient satisfaites. « C’est un sujet d’actualité et madame la ministre nous a rassuré que d’énormes efforts sont fait pour apurer la dette et nous sommes satisfaits et rassurés sur l’engagement et la motivation du gouvernement à traiter ce sujet-là. » a-t-il laissé entendre.