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Le Cadre sectoriel de dialogue «gouvernance économique» a tenu sa première session ordinaire de l’année 2018, consacrée à l’examen et à l’adoption du rapport de performance 2017 et de la programmation 2018-2020 du Burkina Faso. A l’occasion, le   ministre   de   l’Economie,   des   Finances   et   du Développement, Hadizatou   Rosine   COULIBALY/SORI, et les ambassadeurs de l’Union européenne au Burkina Faso, de la République fédérale d’Allemagne, du Royaume du Danemark, de la République française, ainsi que les représentants résidents de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et le chef du Bureau de la coopération suisse ont procédé, ce mardi 27 février 2018 à Ouagadougou, à la signature d’un protocole du Cadre général d’organisation des appuis budgétaires (CGAB) révisé.

                                   

Selon le ministre en charge de   l’Economie,   des   Finances   et   du Développement ce protocole permettra, entre autres, d’améliorer l’alignement des engagements des partenaires techniques et financiers sur les politiques nationales; d’améliorer la prévisibilité des appuis budgétaires à court et moyen termes et d’assurer un décaissement en cohérence avec le calendrier budgétaire et de faciliter la participation de nouveaux partenaires techniques et financiers au CGBA.

A l’ouverture de la session, elle a indiqué que l’année 2017 a connu de bonnes performances en matière de mobilisation des ressources intérieures avec une mobilisation de recettes d’environ 1 397,63 milliards de francs CFA contre 1 231,98 milliards en 2016, soit une progression de 13,45% (+ 165,65 milliards de F CFA). «Ces bonnes performances sont le résultats de nombreux efforts, notamment la mise en œuvre de la facture normalisée ainsi que le contrôle de son utilisation, les différents contrôles de la facturation du système de la TVA et l’interconnexion des systèmes d’informations des douanes du Burkina Faso avec celles des administrations douanières de la Côte d’Ivoire et du Togo», a-t-elle souligné avant d’ajouter que dans le domaine de la gestion budgétaire, d’importants acquis ont été engrangés, notamment l’adaptation des dépenses de personnel à l’approche budget-programme, la mise à jour de la mercuriale des prix et l’alignement des projections des dépenses d’investissement sur les plafonds pluriannuels du CBMT.

 A entendre le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, environ 174 milliards de F CFA sont attendus cette année comme appuis budgétaires des PTF au Burkina Faso.

Pour l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne (UE), Jean LAMY, par ailleurs, président de la Troïka des partenaires techniques et financiers, cette aide budgétaire accordée au Burkina Faso est une marque de confiance, car, dit-il, tous les pays n’en bénéficient pas. «Les partenaires techniques et financiers accordent l’aide budgétaire seulement aux pays qui ont un dispositif de gouvernance économique et de gouvernance générale. C’est  une aide directe au Trésor public burkinabè pour lui permettre de mettre en place ses politiques», a-t-il confié. Selon le président de la Troïka des PTF, entre 2000 et 2017, au total 4 milliards d’euros, soit  environ 2 400 milliards de F CFA ont été octroyés au Burkina Faso par les différents partenaires techniques et financiers qui pratiquent l’appui budgétaire. Pour lui, plusieurs facteurs de référence expliquent cet appui budgétaire, notamment un cadre de stabilité  macroéconomique qui correspond à des objectifs de bonne gestion des finances publiques; des objectifs en lien avec le Fonds monétaire international; un cadre général des valeurs fondamentales qui fondent le respect de l’Etat de droit  et le respect des droits de l’Homme, ainsi que la nécessité d’avoir un dialogue permanent avec les ministères sectoriels sur la base des indicateurs liés au PNDES et aux politiques publiques du Burkina Faso.  

                                                                    

Selon l’ambassadeur de la France au Burkina Faso, Son Excellence Xavier LAPEYRE DE CABANES, son pays a décidé d’accorder une aide budgétaire de 10 millions d’euros, soit environ 7 milliards de F CFA en 2018, décaissables tout au plus, courant premier semestre et non en fin d’année comme il était de coutume. A l’entendre, un lobbying est fait au sein des ambassadeurs en vue d’agrandir le cercle des appuis budgétaires pour le Burkina Faso. C’est le cas de la Suède qui souhaite s’y mettre.