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Le ministre de l’Economie, des Finances et du développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, et le Directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique(BADEA), Dr Sidi Ould TAH ont procédé à la signature d’un accord de prêt, le samedi 20 janvier 2018, à l’Université Norbert Zongo de Kougougo                                               

D’un coût global de 19 milliards de FCFA, cet accord de prêt permettra de financer le projet de construction et d’équipement d’une Unité de formation et de recherche en science et la technologie (UFR-ST) et d’une cité universitaire au profit de ladite université. L’UFR/ST sera composée d’un bloc administratif en R+1, d’un bloc pédagogique en R+2, d’un amphithéâtre de 350 places et d’une bibliothèque et un centre multimédia.  La cité universitaire sera composée de 3 blocs d’hébergement d’étudiants en R+3 d’une capacité de 1500 lits, un restaurant d’une capacité de 800 places, d’un centre multimédia pour présidents, de blocs locaux techniques, de magasins. Outre cette signature de convention de financement, le gouvernement burkinabè et la BADEA ont signé un accord-cadre pour la protection des investissements avec le secteur privé. Cet accord est un document général qui a pour objectif de définir les relations partenariales entre la BADEA et le secteur privé.

Selon Dr TAH, la BADEA accorde une attention particulière au secteur de l’enseignement supérieur, parce que ce secteur a la charge de produire des cadres qui sont sensés gérer, transformer et développer le pays. «L’importance stratégique que revêt le secteur de l’enseignement supérieur pour un pays comme le Burkina Faso fait que les autorités burkinabè l’ont retenu comme une priorité pour la coopération bilatérale entre la BADEA et le gouvernement», a-t-il indiqué. A l’entendre, l’appui de la BADEA au Burkina Faso se manifestera sous d’autres formes dans futur proche.

Le ministre en charge de l’Economie et des Finances a salué la qualité de la coopération entre la BADEA et le Burkina Faso. La Banque arabe pour le développement économique en Afrique, a expliqué Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI,  a été créée il y a 44 ans. Elle a 43 ans de coopération avec le Burkina Faso. Pour elle, le fait que le Directeur général est tenu, lui-même, à être sur le sol du Burkina Faso est plein de sens. «C’est une grande coopération. Actuellement, le portefeuille actif est autour de 50 milliards de FCFA et nous sommes en train de formuler d’autres projets, par exemple dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable», a-t-elle confié.

                                                         

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum MAÏGA, cet acte  témoigne de l’engagement des plus hautes autorités du Burkina Faso, à travers des partenaires techniques et financiers, de bien conduire la politique de développement de l’enseignement supérieur. «Nul doute que l’ascension vers le développement économique et social, les infrastructures et l’équipement et la formation de la jeunesse occupe une place importante. L’UFR-ST qui sera construite se veut être un levier scientifique et technologique qui permettra de réaliser cet objectif», a-t-il déclaré, au cours de la signature de convention. Pr MAÏGA a saisi l’occasion pour remercier la BADEA pour la confiance placée au gouvernement burkinabè en acceptant de s’engager dans ce financement. De l’avis du délégué général des étudiants de l’UR/ST, Justin Nebié, la mise en œuvre de ce projet va servir de tremplin pour les étudiants. A l’entendre, cette initiative va réconforter et réduire les peines des étudiants à l’université.  Il a lancé un appel aux autorités afin qu’elles puissent s’engager pour améliorer davantage leurs conditions. «Nous avons des promotions de plus de 2000 étudiants qui n’ont pas de salles pour prendre les cours. Nous demandons que les infrastructures qui seront construites soient de qualité et dont la capacité d’accueil sera raisonnable, parce que les effectifs ne font que croître au fil des années», a-t-il fait savoir.

                                                                                         

Quant au président de l’Université Norbert ZONGO, Pr Niclolas BARRO, il a indiqué que son institution assurera une veille permanente afin que les infrastructures annoncées pour le grand bonheur de la communauté universitaire. Présent à la cérémonie de signature des conventions, le maire de la commune de Koudougou, Maurice Moctar ZONGO, a promis de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de rendre l’espace disponible pour la construction de ces infrastructures. Il a, par ailleurs, remercié le ministre en charge de l’Economie et des Finances pour la délocalisation de cette signature de convention.