La revue conjointe entre le gouvernement burkinabè et trois partenaires techniques et financiers que sont la Banque africaine de développement(BAD),   la   Banque   mondiale   (BM)   et   le   Fonds   international   pour   le développement   agricole   (FIDA),   s’est   tenue, ce   mardi   14   novembre 2017, à Ouagadougou, sous le thème: «Quelle synergie d’actions entre le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers pour une mise   en   œuvre   effective   et   efficiente   des   projets   et   programmes?».L’ouverture de cette revue conjointe a été présidée par le ministre de l’Economie,   des   Finances   et   du   Développement,   Hadizatou   Rosine COULIBALY/SORI.  

L’objectif,   selon   le   ministre,   était   d’évaluer   la performance   globale   du   portefeuille   des   opérations   de   la   Banque mondiale,  de  la   BAD   et   du  FIDA. A  cet   effet,  l’état  des   lieux   dressé indique qu’au 31 octobre 2017, le portefeuille actif de financement des 3partenaires totalise 1 295, 867 milliards de FCFA contre 894,33 milliards de F CFA en mars 2016, pour 45 projets dont 36 projets nationaux et 9 projets régionaux.   Selon   Hadizatou   Rosine   COULIBALY/SORI,   la   BAD,   le   FIDA   et   la Banque mondiale enregistrent un taux de  32, 42 % de l’ensemble des décaissements des ressources extérieurs au Burkina Faso en 2016.   A l’entendre, des avancées   notables  ont été   enregistrées  en  termes de performances physiques et financières des projets financés par   les 3partenaires. «Nous avions noté que les portefeuilles se rajeunissent de plus en plus marquant ainsi un effort d’assainissement. Les processus de décaissement ne présentent plus d’énormes difficultés et le code des marchés présente des innovations», a relevé le ministre en charge de l’Economie, des Finances et du Développement qui a, par ailleurs, félicité les 3 partenaires pour leur soutien constant.  Toutefois, elle a indiqué qu’en dépit de ces avancées positives en termes de performances, des difficultés persistent et nécessitent des efforts de  part et d’autre.  Le ministre a  cité,  entre autres,   la   lourdeur   des   procédures,   la   longueur   du   processus   de ratification, le long délai dans la délivrance des avis de non objection par les bailleurs de fonds, la non maîtrise de tous les primes de financement extérieurs par les structures en charge de la gestion des financements, la mise à disposition tardive de la contrepartie nationale des projets liée à la non inscription de celle-ci au budget de l’Etat à temps. Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement,  le thème de cette revue conjointe est révélateur de la volonté affichée par le   gouvernement   du   Burkina   Faso   et   ses   partenaires   à   travailler étroitement   pour   la   réussite   du   PNDES.   «C’est   une   revue   qui   est révélatrice   des   défis  que   nous  devons   relever.  Elle  a  montré   que   le gouvernement   a   fait   des   efforts   en   ce   qui   concerne   la   commande publique, l’existant d’un fonds pour amorcer les études de faisabilité des différents projets, la qualité du portefeuille qui s’est rajeuni»,  a confié Mme  Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI,  avant   d’inviter   l’ensemble   des   partenaires techniques et financiers (PTF) à aligner leurs efforts et leurs procédures pour rendre plus efficient leur soutien au gouvernement du Burkina Faso. Selon le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso,  Cheick F. KANTE, par ailleurs porte-parole des trois PTF, l’augmentation en volume   du   portefeuille   est   liée   aux   engagements   pris   lors   de   la conférence de Paris pour le financement du PNDES. Cheick F. KANTE s’est notamment réjoui des progrès constatés. «Nous notons une entière satisfaction en termes d’avancées par rapport à la revue passée. Il y a des   avancées   notoires   dans   les   domaines   où   des   blocages   étaient constatés, la mise en œuvre, la passation des marchés, les fonds de contrepartie. Aussi, le gouvernement s’engage avec nous à progresser dans cette même direction», a-t-il déclaré. A la question de savoir si les projets seront bouclés au terme des mandats, le représentant des PTF a laissé   entendre   que   les   projets   de   développement   s’étalent   dans   le temps.   Toutefois,   il   a   rassuré   que   les   3   partenaires   sont   en   parfait alignement avec le timing du PNDES. A    entendre   Cheick   F.   KANTE,   en   choisissant   de   focaliser   la   revue conjointe   sur   six   centres   d’intérêt   (la   passation   des   marchés   publics l’application   de   la   règlementation   des   projets   et   programmes   de développement;   la   mise   en   vigueur   des   accords   de   financement; l’utilisation des fonds de préparation des projets et programmes; le suivi-évaluation des projets et programmes; la clôture des projets et programmes) les trois partenaires techniques ont attiré l’attention du gouvernement burkinabè, et plus particulièrement, celle du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement sur la nécessité d’avoir une feuille de route pour le suivi permanent des responsabilités et des recommandations.