La Première session du Conseil d’orientation stratégique du Programme d’urgence pour le Sahel (COS/PUS-BF) s’est tenue, ce vendredi 20 octobre 2017, à la Primature, sous la conduite du Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, Président dudit Conseil. Pour cette session qui intervient après le lancement du Programme d’urgence pour le Sahel, le 3 août 2017 dans la commune rurale de Tongomayel, les échanges du COS/PUS-BF ont porté sur trois point essentiels, notamment l’état de mise en œuvre du programme au 30 septembre 2017 pour identifier les difficultés, la prise de décisions en matière de financement du programme et de mesures d’accompagnement pour améliorer sa célérité et son efficacité, et les perspectives portant sur un réajustement nécessaire du programme pour les années à venir en vue de mieux l’adapter à l’évolution de la situation.

 

                         

En ce qui concerne l’état de mise en œuvre, il ressort que des activités ont pu être réalisées dans toutes les 4 composantes du programme (les composantes «socio-économique»; «gouvernance administrative et locale»; «sécurité et défense publiques»; «gestion du programme et appui  institutionnel») dans les domaines de l’éducation, la santé, l’agriculture, l’eau potable, l’élevage; même si la plupart est en cours de réalisation. Il s’agit, entre autres, de la reconstruction effective du commissariat de police de la commune de Baraboulé; la construction de quatre écoles à Dori et Sampelga, d’un dispensaire et une maternité àTitabé, un CSPS à Bangataka, de 3 forages équipés de pompe à motricité humaine à Arbinda, Djibo, Tongomayel; des aménagements de basfonds dans les communes de Kelbo et Tongomayel, d’un forage pastoral à Sebba. Quant aux difficultés de mise en œuvre du programme, elles sont, en particulier, liées à l’inaccessibilité de certains sites de chantiers du fait de la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel, les retards dans l’obtention des avis de non objection auprès de certains partenaires techniques et financiers pour les projets et programmes. Au terme de la session, les conclusions des travaux du conseil d’orientation stratégique ont été livrées par le Directeur général  du développement territorial, Wilfried Martial BASSOLET. Selon le Directeur général du développement territorial, le conseil d’orientation a instruit les ministres à prendre toutes les dispositions nécessaires pour accélérer la mise en œuvre des actions programmées et à assurer un suivi personnel en vue de faire remonter les informations pour la centralisation. Le conseil a également félicité l’ensemble des ministres pour les résultats déjà atteints et les a encouragés à redoubler d’efforts. En l’occurrence, le ministre en charge de la Communication et le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement ont été instruits de travailler avec les ministères afin de développer une communication orientée sur les résultats, à travers une programmation de l’inauguration des infrastructures réalisées tout au long de l’année 2017. En outre, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a également été invité à accentuer le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers afin de mobiliser davantage les ressources pour le financement du Programme d’urgence du Sahel. Aussi, elle a été invitée à sensibiliser les partenaires sur la nécessité d’accélérer l’adoption des avis de non objection afin d’accélérer la mise en œuvre du programme dans la célérité. Par ailleurs, le comité d’orientation stratégique du PUS a pris des décisions spécifiques. A ce titre, il a instruit l’ensemble des ministres à élaborer un programme clair sur la mise en œuvre des activités en cours et celles qui n’ont pas connu un démarrage. A entendre le Directeur général du développement territorial, ce programme doit être transmis au comité d’orientation stratégique au plus tard le 31 octobre 2017. Il a également invité les ministres à avoir, avec l’appui du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, des séances de travail avec les collectivités territoriales pour les sensibiliser sur les enjeux du programme. Aussi, il a instruit le secrétariat technique à définir une nomenclature claire pour permettre un bon suivi et une bonne compréhension des actions menées sur le terrain.