Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF), en collaboration avec l’UNICEF et la coopération allemande GIZ, organise une série de formations au profit du personnel de l’administration publique burkinabè. L’ouverture de ces sessions de formations a eu lieu, ce lundi 11 septembre 2017 à Ouagadougou sous la présidence du Directeur général de l’ENAREF, Nebila Amadou YARO.

 

 

 

L’Ecole nationale des régies financières (ENAREF) a débuté une série de 4 formations, ce lundi 11 septembre 2017. Il s’agit des formations consacrées à la «budgétisation sensible au genre, aux droits des enfants et des jeunes»; au «programme international de formation sur l’évaluation du développement (PIFED); au «budget-programme» et à «un master en marchés publics». Selon le Directeur général de l’ENAREF, NebilaHamado YARO, ces formations entrent dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’activités de son institution. A l’entendre, elles visent à renforcer les capacités des bénéficiaires en matière de finances publiques; à leur donner des outils nécessaires pour tenir compte du genre, des enfants et des jeunes dans l’élaboration et l’exécution des budgets alloués; à les outiller sur l’évaluation des politiques publiques et sur la règlementation en matière de marchés publics; et à leur permettre de s’approprier le budget-programme. «Les formateurs sont des personnes expérimentées venues de l’ENAC du Canada, du GIZ (Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit, Ndrl),  et de l’ENAREF», a confié M. YARO.

Les organisateurs ont choisi comme module introductif à cette série de formations,«la budgétisation sensible au genre, aux droits des enfants et des jeunes», qui regroupera au total 60 personnes issues de 12 ministères. A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la formation sur la budgétisation sensible au genre, aux droits des enfants et des jeunes,  le Directeur général de l’ENAREF a traduit sa reconnaissance à l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’Enfance) et le GIZ, dont l’appui a permis de mettre à disposition des participants ledit module. Il a, en outre, invité les participants à en tirer de meilleurs profits. «Nous souhaitons que ces formations impactent de manière très précise et assez rapidement sur ce que vous allez faire sur le terrain», a indiqué Nebila Amadou YARO.

Selon la représentante adjointe de l’UNICEF au Burkina Faso, Kinoshita RINKO, qui a cité l’enquête multisectorielle continue de 2014, 42,1% des populations burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire. Cette pauvreté qui se féminise davantage, a noté Mme RINKO, est particulièrement accentuée chez les enfants. Pour elle, cela est dû à une allocation familiale faiblement ciblée qui amplifie des disparités importantes et handicape la réalisation des droits des enfants. A l’entendre, la première série de formations sur la «budgétisation sensible au genre, qui a eu lieu à Koudougou, a connu la participation des députés de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale. La présente concerne les techniciens de la commission budgétaire des administrations et ministères techniques. «La présente formation revêt une œuvre importante au regard de la dynamique actuelle caractérisée par la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) et l’adoption par le gouvernement du budget-programme pour accompagner les objectifs de développement durable à l’horizon 2030», a relevé Kinoshita RINKO. Dans cette perspective, a-t-elle poursuivi, l’UNICEF exprime sa satisfaction et invite ses partenaires à prendre en compte, à partir des lois de finances 2018, les besoins spécifiques des enfants et des femmes dans l’élaboration du budget-programme.

Quant à la représentante de la coopération allemande GIZ, Angelika FRIEDRICH, elle a également exprimé sa satisfaction sur la mobilisation des participants à cette session de formation. Pour elle, cette mobilisation est un gage de leur engagement et détermination à œuvrer pour la promotion des droits des enfants, la réduction des inégalités du genre et de faire contribuer pleinement chaque acteur au développement du pays. «Un vrai changement peut seulement arriver si les compétences sont utilisées par tous pour atteindre un développement durable. La mise en œuvre des droits des enfants et la promotion de l’égalité entre les sexes constituent un principe fondamental et un thèmetransversal pour le Burkina Faso et la coopération allemande», a soutenu Angelika FRIEDRICH. De l’avis de la représentante de la coopération allemande, la budgétisation sensible au genre, aux droits des enfants et des jeunes s’avère indispensable du fait qu’elle prend en compte les inégalités de genre, la protection des enfants et des jeunes, permettant ainsi à l’Etat burkinabè, non seulement de respecter les engagements pris sur le plan national et international, mais aussi d’améliorer sa gouvernance globale pour plus d’efficacité, d’efficience et d’équité dans les politiques de développement. Selon Angelika FRIEDRICH, la coopération allemande envisage accompagner le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et celui de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille dans l’élaboration d’un guide en vue de faciliter le processus d’intégration du genre et des droits des enfants dans le budget; ce qui permettra au Burkina Faso d’appliquer le budget sensible au genre et aux droits des enfants dès avril 2018. Une autre initiative du budget sensible au genre et aux droits des enfants sera élargie au niveau des collectivités  territoriales à partir de 2018-2019.