La Directrice Générale du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), Margueritte TRAORE, a eu une rencontre-échanges avec la presse burkinabè, le lundi 7 août 20017 à Ouagadougou. Il s’est agi pour elle de donner des informations précises sur le traitement des dossiers des candidates au Programme d’autonomisation économique des femmes. Selon la Directrice générale, ce sont environ 17 000 dossiers qui ont été reçus au plan national depuis le lancement des dépôts, en début juin 2017. A ce jour, le FAARF est à l’étape d’étude-sélection desdits dossiers.

                                                        

«Nous sommes en train de mettre tout en œuvre pour que tout se déroule bien et dans la plus grande transparence. Le gouvernement nous a demandé d’être transparents dans la gestion des dossiers des programmes pour que l’argent revienne à ceux qui doivent en bénéficier. C’est ce qu’on s’attèle à faire depuis le 26 juin 2017». C’est l’information que la Directrice générale du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), Margueritte TRAORE, a donné aux hommes de médias burkinabè, le lundi 7 août 2017, au siège du fonds, à Ouagadougou.

Selon la Directrice générale, depuis le début de la réception le 7 juin 2017 jusqu’à la clôture, ce sont environ 17 000 dossiers qui ont été reçus au FAARFau plan national pour une valeur de près de 14 milliards de F CFA. L’enveloppe initiale est de 1 milliards 500 millions de F CFA. A l’entendre, le traitement desdits dossiers est à l’étape d’étude-sélection. Les dossiers traités concernent les groupements féminins, les associations professionnelles féminines, des promotrices individuelles et des groupes solidaires. Ce qu’on entend par groupe solidaire, a expliqué Margueritte TRAORE, ce sont des gens qui se mettent à trois et mènent une activité sans un récépissé.  «Tout ce qu’on a reçu comme dossier dans les différents sites, il y a eu une saisie sur les machines. Après cette étape, on s’est rendu compte que pour pouvoir bien analyser, il fallait codifier les dossiers afin d’éviter d’avoir plusieurs dossiers qui aient un même numéro de récépissé», a fait savoir Mme TRAORE.

Par ailleurs, la Directrice générale du FAARF a indiqué que les critères d’analyse des dossiers concernent la vérification de la cible (exclusivement les femmes) dont l’âge est compris entre 16 et 60 ans; le montant sollicité inférieur ou égal à un million (1 000 000) de F CFA; la garantie proposée comparée au montant sollicité; la durée de remboursement préconisé par le postulant; le secteur d’activité, ainsi que le nombre d’emplois directs et d’emplois indirects que l’activité va générer. «Il faut que ces financements puissent créer des emplois directs ou indirects au bénéfice de la population. Ce sont des critères qu’on va mettre en œuvre pour émettre un avis et soumettre à la décision du comité de prêt», a-t-elle dit.

De l’avis de la Directrice générale du FAARF, la plus grande difficulté rencontrée dans le traitement des dossiers est liée à l’engouement que le programme a suscité auprès des femmes. «On ne pouvait pas imaginer qu’on allait atteindre autant de dossiers. Cela nous a obligé à nous réorganiser à tout moment, à nous adapter pour pouvoir prendre en charge les dossiers déjà à la réception et au niveau du traitement. J’ai parlé tantôt de codification, c’est au moment des saisies qu’on s’est rendu compte qu’il y avait des difficultés. On a marqué une pause pour mieux clarifier les dossiers et avoir un ordre indiscutable dans nos  saisies avant de procéder à l’analyse véritable et soumettre à la sélection du comité de prêt».

Répondant à une question des journalistes sur le délai de publication de la liste, Margueritte TRAORE a soutenu que le traitement des dossiers avance bien et a souhaité que cela puisse se faire en début septembre 2017: «Déjà c’était le 12 août. On a dû décaler compte tenu de l’engouement. Le 1er septembre, c’est ce qui a été donné comme consigne entre nous pour qu’on avance. Si on n’a pas un délai, on va croire qu’on a le temps devant nous».