En marge de la célébration, en différé, de la Journée mondiale de la population au Burkina Faso, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement à travers la direction générale de l’Economie et de la planification, a organisé, dans l’après-midi du jeudi 27 juillet 2017, un cross populaire pour la planification familiale. Le Top de départ du cross a été donné dans l’enceinte dudit ministère par l’épouse du Premier ministre, Anne THIEBA, en présence de l’épouse du président de l’Assemblée nationale, Chantal DIALLO, toutes deux marraines, et de la secrétaire d’Etat chargée de l’Aménagement du territoire, Pauline ZOURE.

                                        

Partis du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement aux environs de 16 heures, les participants au cross populaire, composés du personnel dudit ministère, des ministères sectoriels et des jeunes ambassadeurs engagés pour la planification familiale ont rallié le rond-point des Nations unies d’où ils ont regagné leur point de départ , soit une distance de plus d’un kilomètre. Ce cross populaire organisé par le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement s’inscrit dans le cadre de la célébration, en différé, de la Journée mondiale de la population. Il a enregistré la participation des marraines Anne THIEBA, épouse du Premier ministre, et Chantal DIALLO, épouse du président de l’Assemblée nationale, ainsi que la participation de la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, Dr Edwige ADEKAMBI, et celle de la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE. De l’avis de la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, ce cross se veut un signe pour l’engagement à la promotion de la planification familiale au Burkina Faso. A travers cet engagement, a-t-elle fait savoir, nous montrons également que nous sommes débout pour accompagner la mise en œuvre du Plan national du développement économique et social dont l’un des axes principaux est le développement du capital humain. Pour ce faire, Pauline ZOURE a remercié les participants pour leur forte mobilisation. Au nom du ministre en charge de l’Economie et des Finances, elle a traduit ses remerciements aux marraines, à la représentante de l’UNFPA ainsi qu’aux représentants des ministères sectoriels pour leur soutien dans le cadre de ses actions de développement et de promotion de la planification familiale. «C’est ensemble que nous allons pouvoir atteindre la vision qui a été annoncée par les parlementaires de la CEDEAO, qui est d’atteindre d’ici à 2020, la réduction du ratio de dépendance démographique», a dit Mme ZOURE. En outre, elle a invité les jeunes ambassadeurs pour la planification familiale à jouer le rôle de relais auprès des communautés,pour le changement.

L’appel à la responsabilité parentale

De l’avis de l’épouse du Premier ministre, Anne THIEBA, ce cross populaire est un moyen de communication pour dire à la population que la planification familiale est importante. Pour elle, la planification familiale n’est pas seulement un moyen de contrôler, c’est un outil de développement. «Si nous arrivons à maîtriser la croissance démographique, cela va aider à capturer les dividendes démographiques. Ce qui veut dire qu’il y aura moins de jeunes enfants dépendants», a soutenu Mme THIEBA.

Quant à l’épouse du président de l’Assemblée nationale, Chantal DIALLO, elle a indiqué que la planification familiale est un enjeu de développement qui concerne les générations futures. A cet effet, elle a invité la population burkinabè, notamment la frange jeune, à prendre conscience de ses enjeux. «Il ne s’agit pas de s’ingérer dans la vie des familles», a-t-elle expliqué.

Pour Dr Edwige ADEKAMBI, représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, le nombre d’enfants par femme est un droit individuel et c’est un choix individuel. Cependant, derrière ce droit et ce choix individuel, estime-t-elle, il y a la responsabilité parentale qui oblige la famille à s’occuper de l’enfant qui vient au monde. «En parlant de planification familiale, on n’impose pas un choix à la famille, mais on l’appelle à travailler de sorte qu’elle respecte cette responsabilité parentale de faire des enfants pour les aider à grandir, à être des citoyens capables de contribuer au développement du pays. Et non faire des enfants pour la rue», a précisé Dr ADEKAMBI.