La première session du comité national de pilotage du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) s’est tenue, le jeudi 6 juillet 2017 à Dori (région du Sahel), sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI. Cette session, qui a connu l’adoption des orientations stratégiques du programme et la signature de conventions avec les agences chargé de l’exécution du programme, marque le début  la phase de mise en œuvre des activités du PADEL. Les premiers résultats dudit programme sont annoncés pour courant septembre 2017.

Le comité national de pilotage du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) a tenu sa première session, le jeudi 6 juillet 2017, à Dori. Présidée par le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, présidente du comité national de pilotage du PADEL, cette session, qui intervient après le lancement dudit programme, le 18 novembre 2016, par le président du Faso, Son Excellence, Roch Marc Christian KABORE marque le démarrage effectif des activités du PADEL. La session a été marquée par l’adoption des orientations stratégiques du PADEL et la signature de conventions entre le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement et des agences chargées sa mise en œuvre du programme. Au cours de la session, les participants se sont penchés notamment sur le projet de programme de travail annuel et budgétaire 2017 élaboré sur la base des besoins exprimés par les collectivités territoriales au cours des ateliers provinciaux de planification tenus en avril 2017. «Le PADEL prend son envol dans le Sahel, mais progressivement, il s’étendra à toutes les régions du pays d’ici à 2020. A terme, ce sont plus de trois cent quatre-vingt-seize(396) milliards de francs CFA qui seront injectés dans les quatre coins du Burkina Faso», a fait savoir Mme COULIBALY/SORI. En effet, ce programme comporte au total quatre composantes que sont respectivement le développement des filières économiques porteuses et transformation des unités de production informelles avec pour agence d’exécution le Programme de transformation et de modernisation des entreprises informelles (PTMEI); le développement des services énergétiques modernes et d’infrastructures socioéconomiques de base dont la mise en œuvre sera faite par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD); la protection sociale et l’inclusion des ménages vulnérables dans le circuit économique mise en œuvre par le Programme filets sociaux; et la promotion de l’inclusion financière et sociale des populations mise en œuvre par le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF).

Pour la mise en œuvre de ces composantes le comité national de pilotage a choisi de s’appuyer sur quatre agences au regard de leurs expériences. Il s’agit du Programme plateformes multifonctionnelles dont la mise en œuvre a permis à des centaines de femmes de sortir de la pauvreté; du programme filets sociaux, qui, à travers des transferts monétaires sans contrepartie, a permis à des milliers de femmes d’être réintégrées dans la sphère économique; du  programme de transformation et de modernisation des entreprises informelles; et du fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes qui à près de 25 ans d’expérience. De l’avis du ministre en charge de l’Economie et des Finances, la mise en œuvre du PADEL se fait dans un contexte doublement spécifique marqué par la cristallisation des attentes au lendemain de l’insurrection populaire d’où émerge une légitime impatience des populations, mais aussi des défis sécuritaires importants pour le pays en général et plus spécifiquement le Sahel. Ce contexte, marqué par l’urgence commande, selon elle, d’engager des actions à résultats rapides.

A l’entendre, le PADEL constitue alors une réponse aux nombreuses attentes des populations. Sa finalité est de mieux lutter contre la pauvreté à travers la réalisation d’infrastructures socioéconomiques et énergétiques en vue d’asseoir les bases de l’émergence d’une économie locale dynamique, résiliente et inclusive qui crée des richesses pour les populations notamment les plus vulnérables. «Le PADEL vise à travers une approche intégrée à lever les contraintes au développement socioéconomique à travers la mise en place  d’un kit minimum pour le développement local», a indiqué Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI. Sa philosophie, a-t-elle expliqué,  repose sur des principes directeurs qui sont, entre autres, la célérité dans les interventions et l’orientation vers les résultats; la responsabilisation des collectivités territoriales en matière de pilotage et de gestion du développement local, ainsi que la participation, l’inclusion et l’appropriation par les acteurs locaux.

Par ailleurs, elle a saisi l’occasion pour remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers grâce auxquels le PADEL a vu le jour, notamment le Programme des Nations unies pour le développement, les ambassades du Japon, de la Belgique, du Royaume du Danemark et la Banque mondiale. 

Le maire de Dori, Ahmed Aziz DIALLO, dont la commune a accueilli  la première session du PADEL, s’est réjoui du caractère novateur du programme. En outre, il a salué la pertinence de la démarche de responsabilisation des collectivités territoriales dans le choix des investissements à réaliser. «Cette approche participative procède   du renforcement du rôle des collectivités territoriales dans la promotion du développement d’une part et de la réponse aux besoins réels des communautés», a dit le maire de Dori. A cet effet, il  a traduit la reconnaissance des populations du Sahel aux plus hautes autorités du Burkina Faso. Dans le cadre de la mise en œuvre du PADEL, il a formulé le vœu de voir offrir des enveloppes consistantes aux communes afin de permettre à la région du Sahel d’atteindre le seuil minimal d’équipement pour le décollage, en attendant la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS).

Au terme de  cette première session du PADEL, le comité national de pilotage a donné des orientations pour la mise en œuvre du programme. Le comité a insisté sur la nécessité d’inscrire au titre des  réalisations, la construction  d’un marché couvert dans chaque commune. Le comité national de pilotage a insisté, entre autres, sur la nécessité d’aller vite à l’action en impliquant les unités de gestion des composantes, à exploiter l’ensemble de la documentation et des informations disponibles pour aller rapidement à la mise en œuvre des activités et éviter de traîner dans des études en longueur. Sur le choix des sites pour les réalisations, le comité a instruit qu’il se fasse de manière consensuelle avec l’ensemble des populations. Il a demandé de veiller à ce que les actions qui seront menées puissent avoir un impact sur la mobilisation des ressources en prenant en compte dans les indicateurs, le montant des impôts payés par les entreprises qui ont été retenues.