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Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), à travers la Direction du développement institutionnel et de l’innovation (DDII), veut améliorer et faciliter le système d’évaluation de ses structures. A cet effet, la DDII organise un atelier en deux sessions, du 13 au 17 mai et du 20 au 24 mai 2019 à Koudougou, au profit des acteurs qui suivent l’évaluation de la performance au sein du ministère. L’objectif de l’atelier, selon les responsables de la DDII, est de permettre aux acteurs de l’évaluation de s’approprier le système et de faire des propositions pour faciliter la mise en œuvre du décret n°2017-00625/PRESS/PM/MFPTPS du Gouvernement portant modalités d’évaluation des structures de l’Administration publique. Les travaux de la première session de formation ont débuté, ce lundi 13 mai à Koudougou, avec la présentation du Plan de travail annuel (PTA) et du rapport d’exécution des activités du MINEFID, ainsi que le processus d’évaluation des performances, notamment les éléments de base de l’évaluation. Selon l’un des formateurs, Alexis ZONGO, ces éléments de base sont constitués essentiellement du Plan de travail annuel et du rapport d’exécution des activités de chaque structure. Une vingtaine d’acteurs prennent part à cette première session de formation.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, et l’Ambassadeur, Chef de délégation de l’Union européenne (UE), Jean LAMY, ont procédé à la signature de deux accords de financement d’un coût global estimé à plus de 6,887 milliards de F CFA, ce jeudi 18 avril 2019, à Ouagadougou. C’était en présence du ministre de l’Energie, Dr Bachir Ismaël OUEDRAOGO, du secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Boubacar TRAORE, et celui du ministère des Ressources animales et halieutiques, Charles L. OUEDRAOGO.

                                          

Le premier accord d’un montant de plus de 2,197 milliards de F CFA est destiné au financement du Projet d’appui à la gestion de l’aide (PAGA) de l’Union européenne pour le Burkina Faso, dont plus de 1,967 milliards de F CFA sont financés par l’UE à travers le 11e Fonds européen de développement (FED) et 229, 584 millions de F CFA financés par l’Etat burkinabè. Le second accord d’un coût total de plus de 5,414 milliards de F CFA est destiné au financement du Programme pour la compétitivité en Afrique de l’Ouest, volet Burkina Faso, avec une contribution de l’UE estimée à plus de 4,919 milliards de F CFA, et 491,967 millions de F CFA financés par la Chambre de commerce et d’industrie  du Burkina Faso, partie prenante au programme. Ces accords de financement visent respectivement à renforcer la coopération entre l’Union européenne et le Burkina Faso; et à améliorer la compétitivité de trois chaînes de valeurs que sont: huileries et dérivés du coton; miel et dérivés; énergie solaire et domestique. La durée de mise en œuvre de chacun des deux projets est de 60 mois,  dont 24 mois pour la période de clôture.

Selon l’Ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne, Jean LAMY, le Programme pour la compétitivité en Afrique de l’Ouest découle de l’initiative régionale de la CEDEAO et comporte des composantes pour chacun des 15 pays membres plus la Mauritanie. Et le Burkina Faso fait partie du deuxième groupe des huit pays d’Afrique de l’Ouest à bénéficier de ce programme. Ainsi, il bénéficie d’une enveloppe-pays de 7,5 millions d’euros, soit environ 5 milliards de F CFA sur un  total de 48 millions d’euros. Pour lui, le présent appui confirme l’UE dans son rôle d’accompagnateur clé pour le développement du secteur privé au Burkina Faso. «En tant que principale donatrice de l’appui à l’économique régionale, l’Union européenne considère l’intégration régionale comme un élément clé pour améliorer l’investissement et les croissances des pays d’Afrique de l’Ouest…Notre aide au Burkina Faso s’inscrit dans ce cadre régional», a déclaré M. LAMY.

Selon  le   ministre   de   l’Economie,  des   Finances   et   du   Développement,   Lassané KABORE, la coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne se traduit, pour la période 2014-2020, par un engagement financier de l’Union européenne à hauteur de 980 millions d’euros, soit environ 643 milliards de F CFA pour soutenir les efforts de développement économique et social du Burkina Faso. A l’entendre le Projet d’appui à la gestion de l’aide de l’Union européenne s’inscrit dans le cadre du programme indicatif national du 11e FED (2014-2020). S’agissant de ce programme, a-t-il fait savoir, sur une allocation de  628 millions d’euros, 613 millions ont déjà fait l’objet de signature de convention. De son avis, la mise en œuvre du PAGA permettra, entre autres, de renforcer le dispositif de suivi-évaluation de l’aide communautaire; de doter les services d’appui à l’Ordonnateur national en ressources humaines en qualité et en quantité; et d’améliorer la visibilité et la communication sur les actions de développement de l’aide communautaire.

                                                       

Quant au Programme pour la compétitivité en Afrique de l’Ouest, il vise à renforcer la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest et à promouvoir l’intégration des pays dans le système commercial régional et international. De façon spécifique, il s’agit d’améliorer la performance, la croissance et la contribution à l’industrie, au commerce régional et aux exportations de chaîne de valeurs sélectionnées; d’améliorer le climat des affaires aux niveaux national et régional. Tout en remerciant l’Union européenne pour son soutien aux efforts de développement au Burkina Faso, Lassané KABORE a donné l’assurance et l’engagement du gouvernement à garantir une utilisation efficace et transparente des financements accordés.

Pour le secrétaire général du secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Boubacar TRAORE, la signature des deux conventions de financements est l’aboutissement d’un processus de concertation entre le gouvernement et l’Union européenne, mais également de recherche de solution aux contraintes de trois filières, notamment la graine de coton, l’énergie solaire et le miel. Pour lui, c’est un processus qui est en train de se terminer, mais qui permet d’ouvrir une nouvelle voie de coopération entre l’Union européenne et le gouvernement burkinabè dans l’appui au secteur privé.

 

 

 

Les soutenances des élèves-inspecteurs des douanes ont débuté ce mardi 26 mars 2019, à l’Ecole nationale des Douanes à Ouagadougou, sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID°, Dr Seglaro Abel SOME. Pour cette 24ème promotion, ce sont au total 6 élèves-inspecteurs des douanes, dont cinq Burkinabè et un Gabonais, qui vont soumettre le fruit de leur recherche à la sanction des  différents jurys, selon le Directeur général de l’Ecole nationale des Douanes du Burkina Faso, Casimir SAWADOGO.

                                                

Pour ces soutenances, c’est l’impétrant, Yacouba YAMEOGO qui a ouvert la marche en décryptant l’«Apport de la plateforme SYLVIE dans la performance des services douaniers». SYLVIE (Système de liaison virtuelle), selon le futur inspecteur des douanes, est un outil de collecte électronique des documents de pré-dédouanement qui s’inscrit dans le cadre global de la modernisation de l’Administration des douanes et ambitionne d’apporter une révolution aux procédures de commerce extérieur. Ainsi, après trois ans de mise en œuvre de cette plateforme douanière au Burkina Faso, M. YAMEOGO a voulu, dans son étude, savoir à quelle hauteur  celle-ci participe à l’allègement des procédures et des coûts, ainsi qu’à l’accroissement des recettes douanières. Selon Yacouba YAMEOGO, l’objectif général de l’étude est d’améliorer constamment le recouvrement des ressources propres de l’Etat dans l’administration des douanes.  

Il ressort de son étude qu’avec la plateforme SYLVIE, le délai moyen  de délivrance des documents est de 27 heures en 2018, contre 44 heures en 2017. En ce qui concerne le délai d’obtention des documents, il est passé, en moyenne, à deux jours dans la procédure électronique en 2018 contre 15 jours en moyenne en 2010 dans la procédure manuelle. Selon l’impétrant, Yacouba YAMEOGO, l’analyse comparative permet de distinguer cinq principales étapes au niveau de la procédure manuelle contre deux étapes au niveau de la procédure électronique. «De la procédure manuelle à celle électronique, nous constatons la suppression de certaines étapes et la mise à l’ écart de toutes les personnes qui ne sont pas directement impliquées dans le traitement des dossiers», a-t-il fait observer avant de conclure que la procédure électronique supprime les lourdeurs administratives ce qui permet aux importateurs et aux exportateurs d’obtenir rapidement les documents de pré-dédouanement et accélère le processus de dépôt des déclarations en douanes. De même, le temps de séjour des marchandises est passé de 17 jours en moyenne en 2010 à 4 jours en 2018.

A entendre l’impétrant, 95, 45% des commissionnaires en douanes enquêtés ont reconnu la simplicité de la procédure électronique sur 100% des administrations connectées. En termes de niveau de sécurisation des documents. «Cela a été confirmé par 39% des vérificateurs interrogés et 100% des responsables des administrations connectée», a-t-il confié. Par ailleurs, il a noté que la plateforme SYLVIE permet une mutualisation de l’information, c’est-à-dire que l’importateur ou l’exportateur transmet l’information une seule fois et en même temps à toutes les administrations impliquées dans la procédure. Ce qui concourt à la culture de la transparence et de la lutte contre la fraude. Toutefois, il a relevé que malgré ces résultats, quelques difficultés notées de part et d’autre limitent considérablement les performances du système. Il a cité, entre autres, la mauvaise qualité de la connexion internet, les délestages, l’insuffisance du matériel et la mauvaise qualité des informations inscrites lors des soumissions.

                                                   

Deux recommandations

Pour résoudre ces difficultés, l’élève-inspecteur des douanes, Yacouba YAMEOGO suggère l’instauration d’un programme d’urgence de formation des commissionnaires en douanes agréés,  à la maîtrise du module soumission pour limiter au maximum les erreurs de service et de requête en modification; et la poursuite de la sensibilisation à l’égard des importateurs pour une anticipation des formalités, mais aussi à l’égard de certaines administrations qui demeurent réticentes à délivrer certains de leurs documents dans la plateforme. De son avis, si la plateforme SYLVIE représente l’effort d’adaptation de l’administration des douanes et des autres administrations à l’évolution du commerce international, et si les résultats obtenus, en termes, de célérité et d’efficacité des procédures sont, certes, encourageants, ils demeurent nettement en deçà des attentes et des possibilités offertes par le système. Et l’espoir tant attendu se fait toujours attendre.

Au terme de la soutenance, le jury présidé par Seglaro Abel SOME,  secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a fait des observations et des suggestions que l’impétrant a promis de prendre en compte dans l’élaboration du document final. Il a, en outre, noté un effort de recherche réel dans son travail, les résultats auxquels il est parvenu, la pertinence du thème et lui a décerné la noté de 16/20.

Selon le secrétaire général du MINEFID, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des soutenances, la formation constitue un domaine auquel le département en charge de l’Economie, des Finances et du Développement accorde une attention très particulière, car elle constitue un véritable investissement dans le capital humain. Et les thèmes abordés par la 24e promotion des élèves-inspecteurs des douanes indiquent à souhait la formation de qualité et les contributions que ces derniers pourront apporter aux préoccupations nationales. Il a cité, entre autres thèmes: «L’importation des véhicules automobiles au Burkina Faso: quelles stratégies et réformes pour la mise en œuvre efficace des mesures douanières?», «Analyse  des mesures douanières pour la promotion des unités industrielles aux Burkina Faso», «Le défi de l’administration des douanes dans le contexte de rupture avec les sociétés d’inspection».

 

 

 

 

 

«Monsieur  FAYAMA Karfa, matricule 49 060 E, inspecteur du Trésor. Vous êtes nommé Directeur de Cabinet  en Conseil des ministres du mercredi 20 mars 2019. Je vous déclare installer dans les fonctions de Directeur de Cabinet avec toutes mes félicitations et tous mes encouragements». C’est par cette formule, que le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, a procédé à l’installation officielle du nouveau Directeur de Cabinet dans ses fonctions. La passation des charges entre le Directeur de Cabinet entrant, Karfa FAYAMA, et la Directrice sortante, Clarisse MERINDOL/OUOBA a eu lieu, ce jeudi 28 mars 2019, à Ouagadougou.

                                         

Au cours de la cérémonie de passation des charges, le ministre KABORE a émis le souhait de voir le nouveau Directeur de Cabinet remplir efficacement ses fonctions. Tout en lui promettant son accompagnement, il l’a invité à faire en sorte que la cordialité et le respect mutuel puissent régner au sein du département. Selon le ministre, c’est le climat et l’environnement du travail qui déterminent la productivité. «En tant qu’homme de dialogue et discret, j’ai voulu le responsabiliser à ce poste pour qu’il puisse m’accompagner, bien sûr, avec l’ensemble des collaborateurs à continuer le travail. Je ne doute pas qu’au regard de ses compétences, M. FAYAMA pourra assumer convenablement et efficacement ses fonctions», a-t-il soutenu.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, a également témoigné sa gratitude à Mme MERINDOL/OUOBA pour son accompagnement depuis sa prise de fonction. «La Directrice de Cabinet, Mme MERINDOL/OUOBA m’a accompagné depuis mon entrée en fonction, elle m’a surtout aidé à mieux connaître le département et les enjeux, mais aussi à appréhender un certain nombre de dossiers suffisamment confidentiels et souvent très urgents. Nous avons eu une très bonne collaboration», a-t-il confié avant de lui souhaiter une bonne suite de carrière.

 Karfa FAYAMA entend consolider les acquis et insuffler une nouvelle dynamique

Dans son discours de prise de fonction, le nouveau             Directeur du Cabinet du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Karfa FAYAMA, a exprimé sa gratitude au ministre KABORE, pour la confiance placée en lui. Il a, en outre, rendu un hommage mérité aux ministres délégués chargé du Budget, et de l’Aménagement du territoire, à la Directrice de Cabinet sortante, Clarisse MERINDOL/OUOBA, à  l’équipe des conseillers techniques, des chargés de mission et au personnel de soutien pour le travail déjà abattu au sein du département.

En prenant fonction ce 28 mars, M. FAYAMA dit mesurer l’ampleur de  la charge qui lui incombe désormais et l’importance des défis qui l’attendent dans un contexte quelque peu difficile. Toutefois, il dit être convaincu qu’avec l’aide de Dieu et des autorités en charge du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, il saura mener à bien la mission qui lui a été confiée. Il entend relever, avec l’ensemble de ses collaborateurs, les défis majeurs qui se posent aujourd’hui au département en insufflant une nouvelle dynamique. «Il s’agira pour moi, premièrement, de consolider les acquis déjà engrangés par mes prédécesseurs depuis la création de ce poste. En second lieu, d’insuffler au Cabinet du ministre, une nouvelle dynamique en phase avec les orientations du ministre et les défis du moment. Je voudrais engager, ici même, ma responsabilité personnelle de travailler pour mériter la confiance placée en moi. Et,  pour paraphraser le philosophe SPINOZA, apporter ma bonne humeur à la vie du Cabinet du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement afin qu’elle nous sourit tous», a-t-il déclaré. Pour Karfa FAYAMA, le succès de toute entité repose sur la qualité de l’organisation de ses hommes. A cet effet, il dit être convaincu qu’en travaillant main dans la main, des défis seront relevés. «Avec un véritable partenariat, un sens aigu de l’écoute, un travail constant et des sacrifices soutenus, nous atteindrons nos objectifs. Je ne doute point que tous et toutes ici présents, nous nous écouterons les uns les autres, nous apprendrons les uns des autres. Et par-dessus tout, nous nous ferons confiance», a-t-il confié.

                                             

Quant à la Directrice sortante, Clarisse MERINDOL/OUOBA, elle a traduit sa reconnaissance à tous ses collaborateurs pour la franche collaboration dont elle a pu bénéficier et les défis relevés ensemble. «Nous avons fait face à de multiples contraintes résultant de conjonctures particulières. Etant convaincue de la capacité de l’homme à modérer et remodeler les bases qu’il a lui-même conçues, mon optimisme est grand que la sérénité et la raison prélaveront au sein de ce département que je quitte. Je vous souhaite une bonne suite et plein succès à tous», a-t-elle relevé.

A l’endroit du nouveau Directeur de Cabinet, elle a souhaité plein succès dans les couloirs du pouvoir de décisions du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. Tout en l’invitant à rester lui-même et à l’écoute du ministre, elle lui a rassuré de sa disponibilité à l’accompagner. «Soyez libre et cohérent dans vos actions et en totale harmonie avec les lignes dictées par le ministre, votre supérieur hiérarchique direct non sans renier vos convictions profondes. Ouvrez-vous également à l’écoute de vos collaborateurs et soyez juste», a-t-elle conseillé avant d’exprimer  sa gratitude  au ministre pour le temps passé ensemble.

 

 

 

 

 

Le Comité conjoint d’orientation du portefeuille de consolidation de la paix au Burkina Faso a tenu, ce vendredi 22 mars 2019, sa première session sous la co-présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE représenté par le ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire, Pauline ZOURE, et la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies, Metsi MAKHETHA. Ladite session fait suite à l’éligibilité du Burkina Faso au Fonds des Nations unies pour la  consolidation de la paix avec un portefeuille de 8 millions de dollars US au profit des régions du Sahel et du Nord du pays. La signature des documents de référence du Comité conjoint d’orientation du portefeuille est intervenue, à l’ouverture de la session, entre le ministre Pauline ZOURE et la coordonnatrice du Système des Nations unies.

                             

Pour faire face aux attaques armées et aux incidents  sécuritaires qui affaiblissent les équilibres socioéconomiques et remettent en cause le vivre-ensemble et la paix au Burkina Faso, le Gouvernement burkinabè a initié trois projets financés par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix à hauteur de 8 millions de dollars US. Il s’agit de l’Appui à la gestion pacifique des conflits locaux dans les régions du Sahel et du Nord; de l’Appui à l’amélioration de la confiance entre l’administration, les forces de défense et de sécurité et les populations dans le Nord et le Sahel du Burkina Faso; et de la Promotion de la culture de la paix et de la cohésion sociale dans les régions du Sahel et du Nord.

Selon la coordonnatrice du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA, cet accompagnement des Nations unies en faveur du Gouvernement s’inscrit dans le cadre de l’Initiative pour la paix durable au Burkina Faso. De son avis, les raisons qui ont milité au financement de ces projets par le système des Nations Unies sont relatives à l’engagement du Gouvernement et les efforts déployés par les acteurs de terrain. «Nous sommes conscientes des fortes attentes des populations et de l’urgence que connaissent les zones touchées par l’insécurité», a déclaré Metsi MAKHETHA avant de rassurer de l’engagement des agences des Nations unies dans chaque axe prioritaire des projets.

                                

A l’ouverture de cette première session du comité, le ministre délégué chargé de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE, a indiqué que les trois projets financés par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix visent à faire la promotion des valeurs du vivre-ensemble au sein des communautés; à raffermir la confiance entre les populations, l’administration et les forces de défense et de sécurité; et à renforcer les mécanismes de prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation.A cet effet, elle a invité les participants à faire des propositions pertinentes, dont la mise en œuvre permettra de renforcer le processus démocratique et l’établissement d’un Etat de droit au Burkina Faso. Pour elle, ce financement marque le couronnement d’un effort et d’un plaidoyer soutenus du président du Faso auprès du secrétaire général des Nations unies afin de permettre au Burkina Faso de bénéficier de l’éligibilité du Fonds de consolidation de la paix. Une éligibilité qui, dit-elle, était très serrée, car c’est un fonds destiné aux pays qui ont fait l’objet de conflits violents. Le Burkina Faso n’a pas encore connu cette situation, mais au regard du diagnostic fait sur les causes de sa vulnérabilité, le plaidoyer du président du Faso auprès des Nations unies a trouvé une oreille attentive. «C’est un motif de satisfaction. Ces trois projets viendront répondre au diagnostic qui a été établi en vue de reconstruire le processus du vivre-ensemble mis en mal, de reconstituer le levier de la cohésion sociale, et d’accompagner les forces de défense et de sécurité sur le terrain et améliorer leur coexistence pacifique avec les populations »,a déclaré le ministre délégué chargé de l’aménagement du territoire avant d’ajouter que les défis et les enjeux de la mise en œuvre de ces projets sont considérables. La mise en œuvre de ces projets, a fait savoir Pauline ZOURE, relève de la responsabilité du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) élaboré par le Gouvernement burkinabè pour contribuer à la sécurisation des personnes et des biens dans la région du Sahel et une partie de la région du Nord.

                               

Au cours de la session, les missions du Comité conjoint d’orientation du portefeuille de consolidation de la paix au Burkina Faso ont été présentées aux participants par monsieur Boulaye SANOGO, de l’Unité de coordination du fonds de consolidation de la paix. Selon M. SANOGO, ledit comité a pour responsabilités, entre autres, d’assurer la cohérence et la qualité des projets et programmes approuvés; d’assurer l’orientation stratégique dans les projets et programmes à venir et dans la mise en œuvre des projets déjà approuvés de façon à tenir compte de l’alignement avec le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) et des autres interventions en cours ou prévues en matière de prévention et de consolidation de la paix au Burkina Faso.