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La pré-revue du PAP-CSLP et du CGAB-CSLP

Conformément au dispositif de suivi-évaluation du CSLP, la pré-revue s’est tenue le 12 avril 2011 dans la salle de conférences du Ministère des Affaires Etrangères.

Cette rencontre qui a un caractère technique, s’est tenue en prélude à la revue annuelle. Ses conclusions sont soumises au Comité de pilotage de la mise en œuvre du CSLP. Présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances, elle a regroupé les Secrétaires Généraux sectoriels, les Partenaires Technique Financiers, le Secteur privé, les Organisations de la Société Civile et les Collectivités locales. Les travaux se sont tenus en plénière en une demie journée et ont porté sur :

  • les conclusions des réunions techniques matérialisées par un rapport de synthèse ;
  • les points de préoccupations majeures à soumettre au Comité national de pilotage.

   Le Burkina Faso a opté depuis 1995, d’orienter sa stratégie de développement vers la recherche de résultats en matière de développement humain. A cet effet, il s’est doté d’un Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) en 2000. Cadre fédérateur des actions de développement et de mobilisation des ressources, le CSLP focalise la gestion du développement sur la réduction de la pauvreté. Pour rendre le CSLP plus opérationnel, un programme d’actions prioritaires (PAP) qui arrime les orientations et objectifs du CSLP aux actions prioritaires des politiques sectorielles a été mis en place. Depuis 2006 des revues annuelles du PAP/CSLP ont été instaurées, permettant à l’Etat de mesurer les progrès accomplis et d’approfondir le dialogue avec le secteur privé, les Organisations de la société civile (OSC) et les partenaires techniques et financiers (PTF), surtout avec ceux qui pratiquent les appuis budgétaires. Ces revues sont aussi un cadre pour mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide. Le PAP/CSLP 2010, adopté en avril 2010 a fait l’objet d’une évaluation à mi-parcours en octobre passé. Cette revue a permis de mesurer le chemin parcouru et de formuler des recommandations pour lever les blocages afin d’assurer une exécution efficiente du plan. Au terme de la mise en œuvre, il convient de faire le bilan global des actions de sorte à en tirer les leçons pour la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) qui prend le relais du CSLP à compter de 2011. En effet, après dix ans de mise en œuvre du CSLP et tenant compte du principe de sa révision, des réflexions ont permis de définir de nouvelles orientations afin de consolider les acquis et de corriger les insuffisances. C’est dans cette optique que la SCADD a été adoptée le 29 décembre 2010 en Conseil des ministres. Elle vise l’accélération de la croissance et la promotion d’un développement durable, et surtout l’édification d’une société moderne et solidaire et donne les grandes priorités de développement pour les prochaines années. Il s’agit à présent de passer à son opérationnalisation. La revue annuelle 2011 du PAP/CSLP et du CGAB/CSLP est l’occasion d’assurer la transition entre le CSLP et la SCADD. La tenue de cette revue annuelle conjointe du PAP-CSLP et CGAB-CSLP, marque la fin du processus CSLP et lance la mise en œuvre du processus SCADD.

Un référentiel pour une approche de développement avisée

Le MEF dispose à présent de sa politique sectorielle. La validation dudit document qui se veut un cadre d’orientation de l’action du Gouvernement dans le secteur Economie et Finances pour les dix prochaines années, est intervenue le 06 décembre 2010 à Ouagadougou à l’issue d’un atelier national.

L’atelier a regroupé outre les premières autorités du département et leurs proches collaborateurs, les représentants des Partenaires Techniques et Financiers, les représentants d’institutions nationales et sous-régionales ainsi que les représentants des ministères sectoriels, des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile. Le document de politique sectorielle a été soumis à leur appréciation afin de recueillir leurs contributions en vue de le finaliser et avant de procéder à sa validation.

La formulation d’une politique sectorielle constitue une obligation pour tout département ministériel et s’impose plus que jamais avec l’évolution vers le budget programme. C’est pour répondre à cette exigence que la présente politique sectorielle du Ministère de l’économie et des finances a été élaborée. Ainsi, la quête permanente de performance de l’action publique dans le contexte de fusion des départements des finances et du budget et celui de l’économie et du développement a été au cœur du pilotage de la présente politique sectorielle.

De l’enquête de satisfaction à la formulation de la politique sectorielle

Dans une démarche pragmatique et participative, l’élaboration de la politique sectorielle du MEF assorti d’un plan stratégique institutionnel de mise en œuvre, a été marquée par plusieurs étapes dont la conduite d’un diagnostic stratégique sectoriel après le lancement du processus par les premiers responsables du département. Cette étape est partie de la délimitation du secteur en vue de définir son contenu, d’identifier et de catégoriser ses acteurs.

Après analyse de l’environnement dudit secteur qui peut être circonscrit aux domaines d’activités stratégiques tels que définis dans le décret fixant les attributions des membres du Gouvernement, le document fait ressortir les attentes des différents acteurs mises à nu à l’issue d’une enquête de satisfaction conduite en août 2009.

Selon les conclusions de cette enquête, la proportion des usagers et partenaires se disant satisfaits ou très satisfaits atteint 33% contre 67% qui se disent pas ou peu satisfaits des prestations et services du ministère. Les causes de cette situation de non satisfaction sont relatives à la mise à disposition des ressources financières, la reddition des comptes par rapport à l’utilisation des ressources publiques, l’appui à la société civile, la gestion de la fiscalité individuelle, la gestion du système des marchés publics, l’appui au renforcement des capacités et le règlement de la dette. Il a été également relevé que la communication entre le ministère et ses partenaires doit être améliorée.

Au niveau interne, le personnel est globalement peu satisfait avec des variations selon le genre et la catégorie professionnelle, et la localisation au niveau central ou au niveau déconcentré. Les acteurs du secteur privé tout comme les particuliers n’ont pas une bonne image du ministère qu’ils assimilent souvent aux impôts ou à la douane dont ils ne retiennent que le caractère répressif.

La formulation des choix stratégiques découle du diagnostic établi du secteur de l’économie et des finances ayant mis en évidence la nature et l’importance des défis à relever. Ces défis portent sur :

  • une croissance robuste dans le respect des principes du développement durable ;
  • une gouvernance économique et financière, moderne et performante ;
  • une gestion efficace du partenariat et des relations extérieures ;
  • la gestion du patrimoine, du contentieux et du portefeuille de l’Etat;
  • le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles.

Bien entendu, cela est tributaire de la capacité du ministère à conduire les réformes à même d’insuffler le changement attendu.

C’est ainsi que dans la présente politique sectorielle, le MEF entend organiser les choix du Gouvernement en matière d’économie, de finances et de planification stratégique autour de programmes qui seront opérationnalisés à travers un plan d’action triennal et le plan stratégique institutionnel. En vue de réaliser efficacement cette mission, le ministère se fonde sur une vision vers laquelle doivent tendre tous ses efforts, à savoir : « en 2020, le Burkina dispose d’un secteur de l’économie et des finances dynamique et efficace, de plus en plus compétitif et performant, bien intégré dans la sous région et ouvert au monde » .

Cela traduit les ambitions de développement que le pays s’est fixé pour le long terme et que le Gouvernement a présentées sous le concept de « pays émergent » .

Le respect d’un certain nombre de principes directeurs importants est un préalable à la conduite efficace de la politique sectorielle en collaboration avec les autres acteurs du secteur